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Les maisons d'éducation de la légion d'honneur. Deux siècles d'apport à l'instruction et à l'éducati
Moreau Richard ; Kelche Jean-Pierre
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782296023680
Mystérieuses car mal connues et installées dans des lieux historiques entourés de hauts murs, réglées par des traditions désormais bicentenaires mais sans cesse actualisées, les Maisons d'éducation de la Légion d'honneur sont pourtant, même si elles présentent quelques particularités, des établissements publics d'enseignement secondaire. Pourquoi, malgré l'uniforme, l'internat, la non-mixité et une discipline certaine, ont-elles toujours été très recherchées et rencontrent-elles encore pareil engouement ? Comment chaque " Demoiselle de France " comme on les appelle, quelles que soient ses origines et ses aptitudes, parvient-elle à aller au bout de son talent ? Le colloque organisé en avril 2006 a permis de répondre en partie à ces questions et ses actes devraient passionner de nombreux lecteurs : les anciennes élèves, bien sûr, qui revivront leurs souvenirs, et ceux qui s'intéressent aux problèmes d'instruction et d'éducation car ils y trouveront peut-être des recettes permettant de faire acquérir et partager des savoirs, des savoir-faire et surtout un véritable savoir-être. Le colloque a été organisé par la grande chancellerie de la Légion d' honneur à l'intérieur de l'une des Maisons actuelles, Saint-Denis
Le début de ce siècle a encore exhalé quelques relents d'anticléricalisme et tenté de réveiller le vieil antagonisme entre Dieu et la science. En témoignent quelques livres comme le Traité d'athéologie de Michel Onfray ou quelques couvertures de choc comme celle récente du Point qui vient de reprendre le titre provocateur de Claude Allègre Dieu face à la science. Ce livre veut briser ces vieux démons et faire entrer résolument dans le siècle de spiritualité prévu par André Malraux en faisant découvrir Dieu grâce à la science. Beaucoup mieux que d'hypothétiques révélations sur le Graal, l'auteur montre que la Science peut fournir une preuve indirecte de l'existence du Dieu des chrétiens, de sa bonté et de la mission qu'il nous a confiée, de parfaire sa création en gage de son amour et du respect de notre liberté. C'est en examinant à travers la science la survie de longue durée en l'absence totale de nourriture (inédie), fait constaté sur de nombreux stigmatisés et en particulier sur notre contemporaine Marthe Robin, que l'on est conduit à l'alternative suivante : admettre l'existence de ce Dieu, ou conclure que la science pourra un jour permettre de créer de la matière à partir de rien ce qui est absurde. Il y a donc là une preuve indirecte ou une démonstration par l'absurde de cette existence qui mériterait d'être davantage mise en avant par nos guides spirituels. A l'issue de ce livre, la science qui est aussi apte à sortir les peuples de leur obscurantisme, apparaîtra comme un point de contact privilégié, le point alpha, entre tous les hommes, entre tous les croyants, entre toutes les religions, et son association avec Dieu comme la double garantie du développement d'un véritable humanisme.
Deux marmottes érudites ont mis par écrit de très anciennes racontottes, des souvenirs du temps jadis en Franche-Comté que l'on narrait à la veillée durant les soirs d'hiver, qui étaient longs dans le Haut-Doubs, par temps de grande neige. On y croise des femmes pauvres mais charitables, des chasseurs plus ou moins patentés, des curés, des instituteurs, des douaniers, des contrebandiers, quelques mendiants, un ou deux papes, et une grande foule de braves paysans comtois. Ces histoires sont (presque) toutes "vé-ri-di-ques" , foi de marmotte. Mais surtout, elles sont une évocation tendre et volontiers humoristique de la vie de "nos gens" d'autrefois.
Avec l'Alsace, les Vosges et la Savoie, le Comté de Bourgogne et ses gens ont été attirés depuis longtemps par la Vierge Noire d'Einsiedeln et par d'autres sanctuaires petits ou grands, proche ou lointains. Aussi avons-nous tenu à consacrer un livre de mémoire à une ardeur religieuse que notre génération est l'une des dernières à avoir connue. Nous avons limitée notre synthèse, à la Franche-Comté et à ses régions voisines.
Vie d'un héros solitaire : c'est ainsi que l'on présente souvent la carrière de Pasteur en faisant l'impasse sur son entourage, sa vie de tous les jours, sa préhistoire enfin, c'est-à-dire sur la cohorte de ses ancêtres dont il est impossible que la manière d'être et de penser ait été sans conséquence sur lui : " Nous portons notre passé en nous ", a dit Jung. Et Pasteur écrivit lui-même à propos du chimiste d'origine jurassienne Auguste Lamy : " De telles vertus ont des racines profondes dans l'hérédité ". Auparavant, en 1876, il avait invoqué les " artisans de nos montagnes, les pâtres de nos vallées ", en retraçant la vie du sculpteur jurassien Jean-Joseph Perraud. Pasteur ne fut pas un mutant dans le monde de la Science. " Notre province l'avait préparé durant des siècles, a écrit Victor Bérard en 1923. Pour donner à ses ancêtres toutes les qualités diverses et parfois contraire qu'elle inculque aux enfants de ses divers finages, elle les avait conduits, étape par étape, sur cette route coutumière qui, des forêts et des granges de là-haut, amena toujours nos rudes " montagnons " vers la douceur et vers les villes du bon pays ". On trouvera ici leur histoire en contrepoint de celle de leur descendant le plus illustre. " Involontairement l'homme s'empreint des couleurs du pays qu'il habite. Les figures humaines sont mélancoliques dans un pays triste, graves dans un pays sévère, malheureuses et souffrantes dans un pays désolé, animées et gaies dans un pays riant, insignifiantes dans un pays insignifiant ", disait le philosophe Théodore Jouffroy. Pasteur fut à l'image de sa Franche-Comté qu'il aimait avec passion. Retrouvons-le au milieu de ses ancêtres.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.