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Charitas n°3. Les raisons de la foi
Moreau François-Régis
AD SOLEM
22,45 €
Épuisé
EAN :9791090819719
Le premier dossier de ce nouveau numéro concerne la formation sacerdotale. La formation sacerdotale comprend un part philosophique importante : dans la perspective de l'année de la foi, la deuxième rubrique s'intéresse donc à la philosophie de la religion, c'est-à-dire à ce que les philosophes, à la lumière de leur raison, exposent sur le fait religieux. La troisième rubrique de cette revue est une nouveauté : un cahier d'Ecriture sainte entièrement consacré à l'année de la foi. La quatrième rubrique est un dossier de théologie concernant la vertu de foi. La cinquième partie est également une rubrique nouvelle, consacrée à la liturgie comme expression de la foi. Le premier article concerne un sujet débattu durant le pontificat de Benoît XVI : le pape avait demandé de changer certaines traductions des paroles de l'institution prononcées par le célébrant sur le vin, versé pro vobis et pro multis. La traduction française, pour vous et pour la multitude, est très proche du texte originel latin, mais la plupart des langues européennes ont traduit par : pour vous et pour tous. Or, cette formule n'est pas sans implication théologique. L'étude de cette question est suivie d'un commentaire de la première prière eucharistique, dite canon romain. La rubrique des travaux de l'année s'ouvre par deux conférences données par le père Jean Miguel Garrigues sur le thème des anges. Enfin, un dernier cahier offre quelques conseils de lectures en philosophie, Ecriture sainte, théologie, spiritualité et histoire de l'Eglise.
Morot-Gaudry Jean-François ; Moreau François ; Pra
Intégrant les derniers acquis de la biologie cellulaire et de la génétique moléculaire, cet ouvrage en deux volumes offre un panorama de l'ensemble de la biologie végétale enseignée dans les premières années d'études supérieures (Licence, Pharmacie, classes préparatoires, IUT). Ce volume traite de la nutrition hydrominérale, de la photosynthèse et du métabolisme intermédiaire des plantes. Clair et concis, très illustré, le cours est enrichi par des encarts apportant quelques compléments techniques ou historiques. Des questions de révision en fin de chapitre, toutes corrigées, permettent de tester ses connaissances et de s'entraîner avant l'épreuve. Dans cette troisième édition, actualisée, de nouveaux encarts replacent la biologie végétale dans l'actualité (utilisation des engrais, des pesticides, photosynthèse et régulation du climat, chimie verte, etc.). Quelques compléments sont disponibles sur le site dunod. com (aquaporines, métaux lourds, rhizosphère, rubisco...).
Thomas Hobbes représente sans doute la racine secrète de toutes les conceptions modernes de l'Etat et du Droit. Ce partisan de l'absolutisme a fondé rigoureusement la réduction de l'Etat à la volonté des citoyens, l'analyse des mécanismes de pouvoir, la théorie de la guerre civile et celle du consensus. S'il a pu le faire, c'est parce qu'avant de penser la politique, il élabore une réflexion sur l'homme, au noeud de la philosophie, de la science, et de la lecture de l'Ecriture sainte. C'est parce que l'homme est un animal tout à fait particulier, un animal temporel, que naissent en lui le langage et la violence, l'aventure scientifique et la solution juridique. L'ouvrage s'attache à décrire ce soubassement (d'habitude ignoré en France) de la doctrine politique de Hobbes.
Quel est le point commun entre Adecco, Engie, le groupe G7, la Grameen bank, Michelin ou le cuisiniste Schmidt ? Leurs dirigeants, qu'ils aient créé ou transformé leur organisation, incarnent une nouvelle forme de leadership : entrepreneurs bâtisseurs de sens, magiciens du désir d'agir, et prophètes d'un avenir plus incertain que jamais... Entrepreneurs, magiciens et prophètes, pour reprendre la célèbre typologie du charisme de Max Weber, ils le sont en effet chacun à leur manière : tous les dirigeants sur lesquels nous avons enquêté (24 personnes sur 3 continents), cherchent à construire du sens à travers un grand dessein. Il s'agit de bien plus qu'un simple artefact : leur vision est la base d'un processus interactionniste qui conduit à l'émergence de la nouvelle organisation. Et, comme par magie, ils suscitent l'engagement - souvent enthousiaste - de leurs employés. L'examen approfondi de l'activité langagière de ces dirigeants permet de jeter les bases d'un nouveau modèle organisationnel à l'ère numérique qui a de nombreuses conséquences, opérationnelles autant que conceptuelles, et pas seulement pour les entreprises. " Rien n'étant plus pratique qu'une bonne théorie " , ce livre formule en conclusion les " 10 commandements" mis en oeuvre au quotidien par ces nouveaux " leaders 4. 0 " .
Caroillon de Vandeul Denis-Simon ; Moreau François
Les 127 lettres inédites adressées à ses deux parents. Abel et Angélique Caroillon de Vandeul, née Diderot, fille du philosophe, furent rédigées en Allemagne, et à Berlin pour l'essentiel, par leur fils, secrétaire à l'Ambassade de France en Prusse, entre 1800 et 1801. Diderot devient dans cette correspondance un personnage obsédant et une construction mémorielle qui en détermine largement le contenu. Reconnu par l'intelligentsia berlinoise, dont les frères Humboldt, Denis-Simon de Vandeul se sent en mission filiale dans cette Allemagne post-frédéricienne : il recueille les échos de ceux qui l'ont connu, comme le Prince Henri, frère de Frédéric II. Soucieuse alors de contrôler la publication parisienne des oeuvres de son père, Mme de Vandeul reçoit à Paris les voyageurs berlinois recommandés par son fils et poursuit avec lui un dialogue sur l'évolution des courants intellectuels contemporains. Il profite, par ailleurs, de la présence à Berlin de Louis Bonaparte pour l'accompagner à travers l'Allemagne et fournir à son père les informations économiques qui intéressent l'industriel. Cette correspondance familiale suivie témoigne de la curiosité sans vraies limites de son auteur pour un univers qu'il découvre et commente dans une période de conflits européens latents.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine