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Etudiant(e)s du monde en mouvement. Migrations, cosmopolitisme et internationales étudiantes
Morder Robi ; Rolland-Diamond Caroline
SYLLEPSE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782849503485
Ce livre nous offre un double panorama, celui des migrations étudiantes et celui de l'organisation des étudiants, et permet de comprendre les interactions entre ces deux processus. Franchissant les frontières pour parfaire leur formation ou pour fuir les crises, les oppressions et la répression, les étudiants émigrent d'un pays à l'autre. Nouant des relations avec les mouvements étudiants des pays d'accueil, ces étudiants "migrants" construisent ainsi un internationalisme bien particulier fait du brassage des idées et des expériences. Des internationales étudiantes voient le jour, politiques, confessionnelles, culturelles, corporatives et syndicales: Corda Fratres, Confédération internationale des étudiants... En 1945, au sortir de la guerre, l'Union internationale des étudiants porte les espoirs de la Libération. Si au début du siècle précédent, les autorités françaises encouragent la venue des étudiants étrangers et s'enorgueillissent alors de leur nombre, la xénophobie et l'antisémitisme s'installent dans les universités de France avec la crise des années 1930. C'est cette université française que ce livre nous restitue dans toute sa complexité. Cependant, ce protectionnisme xénophobe et raciste appartient-il tout à fait à l'histoire ? En effet, au-delà de la somme d'études de cas explorant des réalités diverses, tant du point de vue géographique que chronologique, l'ambition de cet ouvrage est aussi de rappeler que ces retours sur le passé sont aussi l'occasion d'enrichir notre réflexion contemporaine sur un mouvement social et sur des enjeux qui restent au coeur de là construction et de l'avenir des sociétés d'aujourd'hui.
Le 10 mai 1968, les étudiants ne sont pas seuls. Par milliers, les lycéens les ont rejoints dans la "nuit des barricades". Ils créent la surprise et l'on découvre les Comités d'action lycéens. Dans les 300 lycées occupés, ces jeunes qui n'ont pas encore le droit de vote s'organisent en assemblées, commissions, comités, rédigent des cahiers de revendications, élaborent des projets de réforme tout en participant à la révolution de Mai. L'un des leurs, Gilles Tautin, y perdra la vie. Au cours des "années 68", le mouvement lycéen est à chaque fois plus massif, dans la rue et dans la grève. En 1971, les lycéens inventent "la coordination" et obtiennent la libération de Gilles Guiot. En 1973, contre la réforme des sursis militaires, ils fédèrent étudiants, collégiens et élèves du technique par centaines de milliers. On les retrouvera nombreux dans les comités de soldats et sur le Larzac. Ils symbolisent le "péril jeune" qui effraie tant les conservateurs. Quand viennent la crise économique et le chômage, les revendications antiautoritaires laissent place à des préoccupations plus syndicales. Les réformes scolaires - celles des ministres Fontanet en 1974 et Haby en 1975 et 1976 - sont au coeur des luttes. L'esprit de Mai 68 s'éloigne : la spontanéité et l'inventivité demeurent mais l'insouciance n'est plus. C'est un autre type de mouvement lycéen qui adviendra. Quand les lycéens prenaient la parole est une contribution à l'histoire de cette décennie qui a transformé l'enseignement secondaire. Les auteurs, qui ont vécu ces mouvements de l'intérieur, donnent des repères pour mieux comprendre le climat des années 68 et illustrent leurs propos de nombreux documents d'époque : photos, tracts, dessins. journaux.
Démocratie et pouvoir étudiant ? : la période «charnière», voire «refondatrice», des «années 1968» est passée au crible. La citoyenneté étudiante d’aujourd’hui est examinée dans cet ouvrage, non seulement en France mais aussi dans d’autres pays. Dans cet ouvrage collectif, les auteurs explorent divers aspects de la citoyenneté institutionnelle (les élus dans divers conseils) et de la citoyenneté en mouvements (assemblées générales, coordinations). Question sans cesse renouvelée, que ce soit avant 1968 ou après, les réformes accordant, ou restreignant, la participation étudiante ? : la démocratie représentative et la démocratie directe sont-elles concurrentes, opposées ou complémentaires ? ? Plusieurs thématiques font l’objet d’une attention particulière, avec, en France, la gestion et la cogestion étudiantes, les élections universitaires, le pouvoir étudiant en Sorbonne, à Vincennes autour de 1968, le mouvement contre le CPE. L’ouvrage affiche aussi une volonté de comparaison européenne et internationale. On y questionne la différence de statut des universités entre les sociétés démocratiques et les sociétés autoritaires. Ce livre est l’aboutissement d’un programme de recherche mené par la Cité des mémoires étudiantes et le Centre d’histoire sociale du 20e siècle (Paris 1), avec le concours du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants (Germe) et le soutien de la région Ile-de-France.
Dans ce livre, Michael Marder décortique les espèces végétales et en extrait les sucs qui ont alimenté le discours philosophique pendant des siècles. En choisissant douze espèces botaniques qui correspondent à douze philosophes significatifs, il retrace une histoire de la philosophie à travers l'évolution des relations entre humains et végétaux. A l'aide d'images et de métaphores végétales, ce livre nous ouvre une voie à travers le dense sous-bois et les racines enchevêtrées de la philosophie. Du platane de Platon aux nénuphar de Luce Irigary, des poires de Saint Augustin aux pommiers de Heiddegger, des tulipes de Kant aux tournesols de Deridda, il nous invite à un cheminement accessible à tout lecteur.
Réédition en collection "Libretto" du plus fameux roman picaresque oriental, dû à un Anglais voyageur du siècle passé, James Morier... qui n'avait pas les yeux dans sa poche. Sous le manteau coloré d'un conte à la Gil Blas, la mise à nu de l'Iran d'hier - déjà gouverné en douce par une coalition des tartuffes et des canailles. On rit beaucoup, et l'on finirait presque par se le reprocher : les choses ont décidément bien du mal à changer...
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.