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Lire la poésie de langue espagnole en dialogue
Morcillo Françoise
L'HARMATTAN
51,00 €
Épuisé
EAN :9782336514369
Ce livre présente des lectures-écoutes des oeuvres poétiques de Vicente Aleixandre, Jaime Siles, Guillermo Carnero, Antonio Colinas, Luis Antonio de Villena, Pere Gimferrer, Luis Cernuda, Jenaro Talens, Miguel Veyrat, Manuel Alvarez Ortega, Luis Alberto de Cuenca, León Felipe, Tomás Segovia, Juan Gelmán, Julia de Burgos, Juan Ramón Jiménez et Pureza Canelo. Ces auteur(e)s ont marqué la tradition contemporaine en langue espagnole du dialogue des cultures dans leurs écrits. Le présent volume s'accorde à lire la singularité de leur inspiration livrée dans ce qu'Antoine Berman a nommé L'épreuve de l'étranger. L'univers de l'autre culture s'ouvre à soi pour édifier l'étrangeté d'être une voix poétique dans les traversées de chaque vie de poète : voix républicaines, voix d'exilés, voix de poètes traducteurs, voix de passeurs des cultures européennes et chinoise s'avancent progressivement vers le décentrement crépusculaire du retrait. Au centre de ces voix, le lecteur dialogue avec toutes ces oeuvres se plaçant à l'écoute de ces o oralisations intérieures ", inventant une posture réceptive de lecteur privilégié.
Ce livre engage le défi créateur de dialoguer avec le mystère dans l'uvre et la pensée d'Antonio Colinas, poète espagnol, écrivain, traducteur, récompensé en 2016 par le prestigieux prix Reina Sofía. Le dialogue qui s'engage entre poète et lecteur conjugue deux parcours. C'est d'abord la rencontre avec une certaine "interculturalité" , les nombreuses lectures du poète et les références à diverses traditions littéraires : italienne, avec Dante et Leopardi, ce dernier traduit par Colinas ; espagnole, avec sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix, Juan Ramón Jiménez et María Zambrano ; les romantiques allemands et anglais (Novalis, Hölderlin, Keats) et Rainer Maria Rilke pour compléter un ensemble européen. C'est aussi l'approche d'une uvre qui compose une étonnante "cartographie" poétique, pour reprendre le mot du poète et ami Jaime Siles. A partir de cette intuition féconde, est proposée la notion de "médiance" appliquée aux lieux, différents et successifs, qu'arpentent de concert poète et lecteur. Un itinéraire se dessine à l'horizon d'ultimes lectures, portées par le Souffle du Tao, unificateur dans le cas du Vide médian, en ce qu'il dépasse le principe duel du Yin et du Yang, et qui rejoint à l'évidence le pneuma grec et le spiritus latin et chrétien. Un livre à l'écoute de La mystérieuse musique des lieux de l'âme en Poèmes.
Le poète espagnol Guillermo Carnero, né en 1947 à Valence (Espagne), publie ses premiers poèmes dans l'Espagne du franquisme tardif et se fait connaître du grand public par son oeuvre phare Dibujo de la muerte (1967). Figure majeure des poètes dits novísimos - parce que leur poésie se veut tout à la fois neuve et nouvelle -, il est l'auteur de onze recueils de poèmes et c'est en 2018 que paraît Carta florentin, longue correspondance élégiaque en dialogue avec la culture renaissante. Spécialiste d'un siècle mal connu et mal aimé en Espagne - le XVIIIe -, ce professeur honoraire de l'université de Valence et membre de l'Institut d'Etudes Médiévales et de la Renaissance de l'université de Salamanque est reconnu pour son grand talent d'essayiste. Son oeuvre, récompensée de nombreux prix, fait vivre le dialogue européen des cultures à travers la passion de ce poète pour les cultures française et italienne. Dans le présent ouvrage, Catherine Guillaume interroge le cheminement du "devenir lecteur" de cette poésie - réputée difficile -, en parcourant l'ensemble de l'oeuvre (poésie, essais, ouvrages autocritiques). On y découvre les errances culturelles du poète érudit prendre corps chez son lecteur. Dans l'élaboration de cette relation de lecture l'on assiste à la naissance d'une médiation humaniste, d'une réception bouleversée et bouleversante. Ce plaisir de lecture est célébré dans une dernière partie en forme d'anthologie, qui offre par ses traductions une relecture de l'oeuvre. Bien loin d'être une glose critique, elles proposent de mettre en évidence la profondeur de la parole poétique permettant aussi que des lecteurs non hispanophones aient accès à cette oeuvre tout aussi magistrale que passionnante.
Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de Master enseignement 1er degré préparant le concours de recrutement de professeur des écoles.Il propose aux candidats une préparation complète à l'épreuve "Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable" en fournissant tous les outils nécessaires pour réussir cet oral:la présentation et la méthodologie de l'épreuve;les fiches connaissances sur le système éducatif, organisées en fonction du référentiel paru au bulletin officiel;des conseils pratiques pour bien se préparer et réussir l'épreuve;Des sujets corrigés et analysés du concours 2011.
Julia de Burgos est née à Porto Rico en 1914, et elle s'est éteinte à Harlem (New York) en 1953. Poète, journaliste, maîtresse d'école et dramaturge, elle est considérée comme étant l'une des plus grandes figures de la poésie portoricaine du XXe siècle. Femme engagée dans une société marquée par les conventions bourgeoises, elle combat les injustices sociales, défend la cause des opprimés, et déclare dans son premier recueil Poème en vingt sillons (1938) son détachement de l'ordre matériel. Sur les pas du poète frère Pablo Neruda, qui chante la terre et l'amour dans Vingt poèmes d'amour (1924), elle célèbre à son tour l'Amour et les fleuves. Au-delà de son engagement politique, elle va poursuivre dans ses vers, une quête de l'indicible vérité qui transcende l'existence. Aimer l'Autre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.