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A JULIA DE BURGOS ANTHOLOGIE BILINGUE
MORCILLO FRANCOISE
INDIGO
21,00 €
Épuisé
EAN :9782914378451
Julia de Burgos est née à Porto Rico en 1914, et elle s'est éteinte à Harlem (New York) en 1953. Poète, journaliste, maîtresse d'école et dramaturge, elle est considérée comme étant l'une des plus grandes figures de la poésie portoricaine du XXe siècle. Femme engagée dans une société marquée par les conventions bourgeoises, elle combat les injustices sociales, défend la cause des opprimés, et déclare dans son premier recueil Poème en vingt sillons (1938) son détachement de l'ordre matériel. Sur les pas du poète frère Pablo Neruda, qui chante la terre et l'amour dans Vingt poèmes d'amour (1924), elle célèbre à son tour l'Amour et les fleuves. Au-delà de son engagement politique, elle va poursuivre dans ses vers, une quête de l'indicible vérité qui transcende l'existence. Aimer l'Autre.
Passages de l'aube est un hommage rendu au poète espagnol Miguel Veyrat pour ses quatre-vingts ans. S'il a commencé brillamment sa carrière par le journalisme et cultivé la fiction et l'essai, c'est vers la poésie qu'il a voulu très tôt se tourner. Il est entré dans l'écriture poétique comme d'autres en religion, y trouvant sa raison d'être, une morale de vie. Amant de l'Aube, il déploie une parole poétique où s'affirme avec force une pensée libre libertaire sur un riche fond de mémoires culturelle, classique ou de notre temps. Et, par la déflagration de la langue comme par les échanges lumineux avec le monde, Miguel Veyrat fait figure à bon droit de "Classiques pour demain" .
Dans ce volume, Françoise Morcillo analyse avec précision les matériaux culturels et littéraires qui ont nourri et étayé la création poétique chez Luis Antonio de Villena. Elle montre comment l'écrivain, qui a eu vingt ans en 1971, c'est-à-dire encore sous le franquisme, a vécu plusieurs types de dissidences, des rêves d'exils en France, le violent rejet de la bourgeoisie espagnole et d'un certain type de catholicisme, pour choisir librement de voyager entre les cultures étrangères, sans oublier la littérature espagnole, en particulier celle du Siècle d'Or, en écrivant de la poésie, en traduisant des poètes (Callimaque, Joachim Du Bellay), en composant des biographies d'artistes (Oscar Wilde, Constantin Cavafis), toujours liés d'une façon ou d'une autre à la poésie. L'auteur met en valeur ce que Villena avait cherché et trouvé chez ces artistes et la manière dont il en avait extrait des formes pour écrire des poèmes où il fait exister la voix des créateurs à travers sa propre voix, donc dans une langue résolument contemporaine. On identifie un vaste tissage intertextuel, aussi riche que contrasté, parfois même vertigineux. L'on voit comment se forge un "humanisme contemporain", comment un vers de Fray Luis de Leon amène à devenir un "aristocrate du verbe", comment la lecture de Cavafis conduit à l'éloge du paganisme, à la présence de la rue en poésie et à la célébration amoureuse des corps masculins, comment Oscar Wilde, le libertin élégant, joue ici un rôle éthique plus que formel. Une analyse particulière est accordée au détournement des règles dans les sonnets "dissidents" de Villena, traducteur des sonnets de Du Bellay et de Michel-Ange. Une réception de l'oeuvre de Villena transmise dans une relation privilégiée au lecteur, célébrant le grain de voix barthien.
Ce livre engage le défi créateur de dialoguer avec le mystère dans l'uvre et la pensée d'Antonio Colinas, poète espagnol, écrivain, traducteur, récompensé en 2016 par le prestigieux prix Reina Sofía. Le dialogue qui s'engage entre poète et lecteur conjugue deux parcours. C'est d'abord la rencontre avec une certaine "interculturalité" , les nombreuses lectures du poète et les références à diverses traditions littéraires : italienne, avec Dante et Leopardi, ce dernier traduit par Colinas ; espagnole, avec sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix, Juan Ramón Jiménez et María Zambrano ; les romantiques allemands et anglais (Novalis, Hölderlin, Keats) et Rainer Maria Rilke pour compléter un ensemble européen. C'est aussi l'approche d'une uvre qui compose une étonnante "cartographie" poétique, pour reprendre le mot du poète et ami Jaime Siles. A partir de cette intuition féconde, est proposée la notion de "médiance" appliquée aux lieux, différents et successifs, qu'arpentent de concert poète et lecteur. Un itinéraire se dessine à l'horizon d'ultimes lectures, portées par le Souffle du Tao, unificateur dans le cas du Vide médian, en ce qu'il dépasse le principe duel du Yin et du Yang, et qui rejoint à l'évidence le pneuma grec et le spiritus latin et chrétien. Un livre à l'écoute de La mystérieuse musique des lieux de l'âme en Poèmes.
Dans cette anthologie sont réunis 118 écrivains femmes d'Amérique latine qui ont vécu ou vivent en France. Les seize nationalités représentées dans cette anthologie, illustrent la fascination qu'exerce la France sur les intellectuels latino-américains depuis le début du XIXème siècle. La France devient la patrie de ces femmes contraintes d'abandonner leur pays face à l'intolérance, l'exclusion sociale, le sexisme et la persécution politique. L'écrivaine mexicaine Elena Garro (1917-1998), auteure du récit Andamos huyendo Lola (1980), s'exile en France comme toute une génération de créatrices qui arrivent à Paris en pleine euphorie de la révolution culturelle de mai 68, où l'on lit Le deuxième sexe dans lequel Simone de Beauvoir examine la condition féminine selon les perspectives biologique et sociale et esquisse les voies qui mènent à la libération des femmes.
Beaucoup des observations de géographie humaine d'Elisée Reclus constituent de véritables approches ethnologiques. Il avait établi un triangle de base pour expliquer la réalité d'une nation : la relation étroite entre l'histoire, la sociologie et l'anthropologie. L'intérêt qu'il manifeste pour autrui n'est pas très loin de celui de l'anarchiste pour son compagnon et sa situation : il faut bien comprendre la complexité du problème avant d'agir.
Senderos míticos de Nicaragua compendía los personajes del imaginario popular no tan solo del país de Rubén Darío, sino que de alguna manera corresponden a los de la memoria colectiva del subcontinente, dado su proceso sociohistórico similar. Con lo cual aporta la identificación de dichos personajes, como también las líneas básicas del análisis que permite desentrañar la lógica y la dinárnica de las categorías del pensmiento popular mágico? religioso, "en cuyo imaginario viven, luchan, mueren y resucitan una multitud de personajes fantásticos" que hacen referencia al sentido de su dramática realidad. La preocupacion por la identidad cultural latinoamericana se expresa en la creciente necesidad de estudiar, investigar e interpretar la cultura popular en sus distintas y ricas manifestaciones. En este horizonte se ubica la autora con sus ya conocidas investigaciones socioantropolígicas, entre las cuales figura la presente. En ellas se destaca la forma de conjugar el rigor en la compilacion de los mitos, las leyendas, los relatos con la criticidad interpretativa, así como con la sugestividad y amenidad, dentro de un estilo ágil y poético.
Equatoriale comme son jumeau Hallali fut écrit dans le Paris de 1917 et publié à Madrid le 18 dans le contexte de la Grand-Guerre et de la Révolution russe, toutes deux contemporaines de la révolution esthétique des avants-gardes ; scénario tragique, mort de l'homme anonyme dans la boue récitant une tirade qui ne signifient rien. L'artiste, et Huidobro l'est au suprême degré, synthétise l'époque dans ces poèmes splendides : à la cinétique du texte correspond la commotion du contexte. Les critiques appellent devenir historique (topos académique) cette genèse du Mal. Le texte comme transfiguration témoigne du paradoxe de l'Etre-pour-la mort heideggerien qui manifeste, pathétique, la passion de fin-de-monde ; vorace tourbillon, carrefour et abyme. Dans la boue des tranchées le nihilisme de la technique et l'industrialisation de la mort confirment la sombre prédiction de Spengler. Occident entre dans le crépuscule. Equatoriale prend donc sa perspective contextuelle comme drame. Ecoutons Cedomil Goic pionnier de la critique huidobrienne : "A l'intérieur de ce merveilleux déploiement des images cinétiques, double et multiple de la variété des motifs enchaînés autour du thème central du temps, reste néanmoins dans ces livres un certain désespoir et angoisse évidents chez Huidobro du premier conflit mondial de la culture européenne. Ce sentiment obscur de décadence annoncé par Spengler devenu évident sujet de polémique primordial dans la culture occidentale deviendra manifeste profond et désespéré dans ces livres suivants, porteurs de la crise de notre époque selon Pitrim Sorokin ; expérience vitale tragique, agonique que Huidobro vit au coeur de lui-même"