Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vivre et construire le droit à la ville : expériences au Sud. La dimension politique des pratiques c
Morange Marianne ; Spire Amandine
PARIS OUEST
17,00 €
Épuisé
EAN :9782840163572
Cet ouvrage propose une perspective originale sur le droit à la ville, à la fois objet de recherche, étendard des luttes contre le néolibéralisme, et instrument de gouvernement. Dans la perspective du tournant sudiste (Southern turn) en études urbaines, il donne à voir la démultiplication des appropriations de la notion de droit à la ville par des chercheurs spécialistes des questions urbaines au Sud. Il ressort que le droit à la ville rime aujourd'hui fortement avec une demande d'inclusion économique, sociale et spatiale dans la société urbaine, voire une demande de droit à "être gouverné" . Dans le prolongement des travaux inspirés par la notion de citadinité, le droit à la ville est donc exploré ici en tant que programme critique pour interroger la dimension politique d'expériences citadines. Ecrits par des auteurs issus des pays du Nord ou du Sud, en anglais ou en français, les textes rassemblés offrent des analyses portant sur douze villes du Sud et sur trois continents, mettant ainsi en lumière la grande diversité des demandes de droits formulés en rapport avec la condition urbaine. Chaque contribution repose sur des études empiriques qui permettent d'ancrer la réflexion dans l'observation des pratiques concrètes des citadins et des modalités de leurs rapports à l'Etat. En reliant expériences quotidiennes, attentes ou demandes de reconnaissance des citadins par l'Etat et rationalités de gouvernement, cet ouvrage souhaite ainsi contribuer à renforcer la portée analytique du droit à la ville, au Sud comme au Nord, dans une perspective à la fois émancipatrice et concrète.
Morange Marianne ; Schmoll Camille ; Toureille Eti
Résumé : Cet ouvrage décrit l'ensemble des méthodes et outils nécessaires pour mener à bien des études qualitatives en géographie : quelle posture adopter sur le terrain ? Quel type d'observation choisir ? Comment mener une enquête et conduire un entretien ? Comment interpréter les données collectées et rédiger un compte-rendu ? Assorti de très nombreux exemples, présentant les travaux les plus récents, d'illustrations concrètes et d'exercices d'application en fin de chaque chapitre, ce manuel sans équivalent constitue un véritable guide pratique à l'attention de tout apprenti chercheur, chargé d'étude ou enquêteur. Tous les corrigés et des exercices complémentaires sont disponibles en ligne sur le site armandcolin.
Tous les lieux de stage en moins de 600 pages ! Cet ouvrage présente tous les services où les étudiants en IFSI sont susceptibles d'effectuer leurs stages : les services obligatoires (santé mentale-psychiatrie, gériatrie, etc.) et les services de médecine incontournables comme la chirurgie, les urgences ou encore la pédiatrie. Cette compilation propose donc : - pour chaque service : une présentation générale du service, des fiches synthétiques avec tous les savoirs théoriques à maîtriser dont les pathologies fréquemment rencontrées ; - l'essentiel de la pharmacologie à connaître (antibiotiques, psychotropes, insulines, etc.) ; - des fiches repères de soins illustrées, mettant en valeur le rôle spécifique de l'infirmier. Muni de toutes ces informations essentielles, l'étudiant infirmier pourra préparer sereinement ses 60 semaines de stages et les valider. Offert : Pour chaque service, encore plus de pathologies à découvrir en accès numérique !
Cet ouvrage décrit l'ensemble des méthodes et outils nécessaires pour mener à bien une enquête qualitative en géographie : quelle posture adopter sur le terrain ? Quelles techniques retenir ? Quel type d'observation choisir ? Comment mener une enquête et conduire un entretien ? Comment interpréter les données collectées et rédiger un compte-rendu ? Assorti de très nombreux exemples, issus de travaux récents, d'illustrations concrètes et d'exercices d'application en fin de chapitre, ce manuel constitue un véritable guide pratiqueà l'attention de tout apprenti chercheur, chargé d'étude ou enquêteur qui s'intéresse à la compréhension des faits sociaux-spatiaux.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.
La première partie de l'ourvage : La contribution de philosophie politique de Stéphane Haber met en discussion la trilogie que Schmitt considère comme fondatrice des sociétés politiques : prendre/partager/exploiter, pour en proposer une alternative : donner/posséder et gérer en commun/préserver, en s'appuyant notamment sur l'anthropologie du don et la théorie des communs. Sa conclusion vise néanmoins à mettre en garde contre toute tentative de réduction du réel à un modèle théorique pur. Le chapitre écrit par Pierre Crétois considérant la philosophie du droit de propriété, critique l'approche courante selon laquelle le droit de propriété comme contrôle absolu de l'individu sur son bien est un élément essentiel d'une théorie de la justice. Il montre que les différentes formes d'appropriation expriment et régulent des relations sociales quant aux ressources. Maxime Desmarais-Tremblay, proposant une étude de philosophie de l'économie, analyse, dans sa contribution, les prolongements qu'a connus un des concepts dû à Richard A. Musgrave, ayant fait l'objet d'une forte polémique parmi les économistes, à savoir celui de "bien méritoire" . En particulier, il vise à clarifier les différents arguments ayant été mobilisés jusqu'à aujourd'hui pour justifier la non-appropriation privative de ce type de biens. Martin Deleixhe, se plaçant sur le terrain de la théorie politique, met en lumière l'intérêt des tenants de la démocratie radicale pour les biens communs, pour autant que ces derniers sont associés à une autogestion durable de la production, réinstituant les parties prenantes en maîtres de leur propre destin. L'autogestion des biens communs apparaît alors comme la forme de référence du renouvellement des pratiques démocratiques. La deuxième partie de l'ouvrage : Tout d'abord, Léa Eynaud, entend revenir sur le problème de la fondation politique de la catégorie de biens communs. Plus précisément, son article vise, au travers d'une approche de sociologie pragmatiste, à étudier les pratiques d'acteurs qui s'engagent à contre-sens de la privatisation des ressources, notamment avec les cas d'une coopérative de fourniture d'énergie renouvelable (Enercoop) et d'une ressourcerie. Rémi Schweizer, quant à lui, se propose de revenir aux expériences historiques des communs en les explorant sous l'angle des dynamiques d'appropriation qu'elles impliquent. L'enjeu consiste à repartir du terrain pour en tirer certains enseignements pour les communs modernes. Le cas des Alpes suisses est pour ce faire mobilisé : à travers l'exemple des Bisses Valaisans, c'est-à-dire d'un réseau d'eau entretenu et utilisé au sein d'une communauté agricole. Loin d'échapper aux logiques d'appropriation et d'exclusion, l'enchevêtrement de droits qui accompagnent l'exploitation des bisses ne repose ni sur une négation de la propriété, ni sur une subversion qui romprait avec une tradition exclusiviste. Les bisses se rapprochent au contraire, à certains égards, de biens clubs au sein et à la marge desquels les relations de pouvoir et les inégalités doivent être interrogées. Le texte de la politiste, Eleonora Gentilucci, présente les arguments des opposants à la "biopiraterie" , cette appropriation privée de semences qui sont considérées comme un bien commun de l'humanité. Un panorama des actions menées face à cette menace pour la biodiversité entend montrer l'efficacité de cette action quand elle est d'abord menée au niveau local. Natalia Frozel Barros, enfin, fait une analyse politique l'évolution du principe juridique de patrimoine commun de l'humanité gérant les ressources minières des fonds marins. D'abord élaboré dans un souci de communalisation de ces fonds, qui visait à empêcher une appropriation par les Etats, à réduire les inégalités internationales, et même à promouvoir la paix mondiale, celui-ci s'est orienté vers la possibilité d'une marchandisation et d'une appropriation étatique qui ne dit pas son nom. L'auteur mène cette étude en analysant les discours des négociateurs, qui disent vouloir s'adapter à la conjoncture internationale alors que ce sont eux qui participent de cette évolution libérale.