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Journal de guerre. Tome 1, Londres - Paris - Vichy 1939-1943
Morand Paul ; Vergez-Chaignon Bénédicte
GALLIMARD
27,00 €
Épuisé
EAN :9782070785964
Le Journal de guerre de Paul Morand était un objet mythique dont l'existence même était sujette à caution. Au vrai, l'écrivain avait bien conservé ses notes prises durant la guerre et avait même commencé à en préparer la publication. Il en avait déposé le manuscrit à la Bibliothèque nationale, parmi un vaste ensemble de papiers personnels. Ce journal paraît pour la première fois, sans retouches ni coupes, et même complété des ajouts et des annexes prévus par Paul Morand lui-même et de quelques textes contemporains de sa rédaction. On se rappelle peut-être que Paul Morand, diplomate, était en mission à Londres le 18 juin 1940 et qu'il fut nommé ambassadeur en Roumanie en 1943. On découvre au fil des pages que, à défaut de s'être rallié en Angleterre au général de Gaulle, il choisit de se présenter à Vichy à l'été 1940, où il est mis d'office en retraite. Il décide alors de s'installer dans Paris occupé avant de rejoindre au printemps 1942 Vichy et le Cabinet de Pierre Laval, chef du gouvernement, en qualité de chargé de mission, poste qu'il occupera seize mois durant. A Londres, à Paris et à Vichy, de la déclaration de guerre de septembre 1939 à août 1943, Paul Morand a tenu son journal sans filtre ni censure, prenant note de ce qu'il voyait, de ce qu'on lui disait et de ce qu'il comprenait. Cest l'oeuvre d'un témoin conscient d'être placé aux premières loges de l'Histoire, observateur privilégié des réalités de la collaboration d'Etat et de la participation française à la mise en oeuvre de la Solution finale. Ce Journal de guerre est un document exceptionnel pour l'Histoire.
Résumé : La maison de campagne de Pierre Le Grand se nommait Monplaisir. Ce livre s'ouvre, comme elle, sur des jardins. Ceux de la littérature. L'auteur n'oublie pas que l'heure présente est soit celle de la joie, notion aristocratique et nietzschéenne, soit celle du bonheur, idéal socialiste. Et que le plaisir n'a plus que "l'odeur d'un flacon débouché" ; il sait aussi que ces maraudes dans les bibliothèques, ces notes de lecture, ces souvenirs, ces préfaces n'offrent ni unité de lieu, ni singularité dans le temps. Elles ont cependant contribué à l'ameublement d'un cerveau... qui finirait par ressembler à la boutique de l'antiquaire de La Peau de chagrin, ou à l'Old Curiosity Shop, si l'imprimerie n'y mettait bon ordre. Suivront un Monplaisir en histoire, et un autre en géographie.
Résumé : De Marcel Proust qui préfaça Tendres Stocks (1921) à Céline : "C'est un satané authentique orfèvre de la langue. Je le reconnais comme mon maître", l'unanimité s'est faite autour de Paul Morand pour saluer en lui l'un des rares et tout premiers nouvellistes de ce siècle. L'anthologie composée par Paul Morand lui-même embrasse cinquante années d'une vie électivement dédiée à la plus concise des formes littéraires et où s'expriment à la perfection l'humeur et le tempérament de l'auteur. Depuis les jeux brillants d'Ouvert la Nuit jusqu'aux pages hallucinantes d'Hécate et ses chiens, il nous est ainsi donné de parcourir toutes les étapes d'un art qui, s'il a le premier "jazzé la langue française" (Céline), n'a cependant cessé de tendre vers la rigueur, la brièveté et la fermeté classiques. Dans le premier recueil, c'est le coeur qui parle et dans un désordre savant, voulu par l'auteur. Le second volume (Nouvelles des yeux) est placé sous le signe du regard, de cette vision lucide et colorée qui percevait déjà ce monde qui allait devenir le nôtre.
Résumé : C'est un oeil, dit de Paul Morand Pierre Brisson, et Chardonne ajoute : un oeil de rapace qui perçoit de très haut un menu poisson dans la mer. La vision du monde n'en sort pas grandie, mais l'oeil n'a rien laissé passer. Ricaneur et courroucé, il explore les restes d'un antique univers, adorable et idiot, ébranlé par la violence de la première des deux guerres civiles où l'Europe s'est perdue ; il enregistre tout : la disparition d'hommes et de femmes nés sous Louis-Philippe ou sous le Second Empire, ainsi que la naissance d'une génération qui aurait voulu refuser un héritage maudit, mais qui était bien forcée de l'accepter. Rien n'échappe à la cruauté de son rayon visuel, ni le fléchissement des assises sociales, ni les signes annonciateurs du Jugement dernier, ni le resserrement du noeud coulant autour du cou des derniers hommes libres, ni la prochaine installation, sur son trône policier, de la Raison d'Etat, ni les fleurs, fanées comme des couronnes mortuaires, des dernières fêtes individuelles, tôt emportées par un raz-de-marée de naissances et de faim. Le champ de ce livre est vaste et le compas y est ouvert jusqu'au grand écart.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.