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A l'oeil. Des interférences textes/images en littérature, avec 1 DVD
Montier Jean-Pierre
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753505285
A l'?il : reprenant le motif d'une affiche célèbre de Jean-Alexis Rouchon (1794-1878), cet ouvrage se propose d'étudier un corpus littéraire de textes illustrés, et plus largement d'ouvrir un champ de recherche englobant les genres et modes scripturaires pour lesquels se pose la question du potentiel imageant des textes, celle aussi du caractère " polémique " des rapports entre les images et la matière écrite. Il comporte une vingtaine d'études, allant de la littérature médiévale à des auteurs contemporains, distribuées en quatre chapitres intitulés : " Illustrer ", " Interactions Littérature / Photographie ", " De l'ekphrasis à l'?il du texte ", " Picturalité / Textualité ". L'ouvrage est accompagné d'un film numérique (70') dans lequel Philippe Hamon expose ses récentes analyses sur " L'imagerie et la littérature au XIXe siècle ". Le DVD, produit par le CREA de l'université Rennes 2, inclut les illustrations se rapportant aux articles contenus dans cet ouvrage.
Résumé : Fictographies est un point de convergence entre plusieurs disciplines permettant d'évoquer la pertinence d'une vieille notion qui, loin d'être morte, est en devenir : le "pays" . La Bretagne a été choisie au motif qu'elle se donne à la croisée de deux configurations morphologiques et humaines, l'île et l'archipel, qui sont elles-mêmes des figures de l'identité. "Nous avons besoin des histoires que le roman nous raconte pour ne plus nous raconter d'histoires" , écrit Alain Finkielkraut dans L'après littérature : contre la tyrannie des prétendus éveillés ("woke"), cet ouvrage est ainsi un éloge de la fiction, du pas-de-côté, de la mise à distance, de la modélisation, du littéraire contre le littéral. Fictographies propose d'approcher le "pays" de Bretagne par deux côtés : celui de la construction des représentations fictives déclarées, telles que les disposent des romanciers, des cinéastes, des photographes ; et celui des modèles heuristiques tels que les élaborent des historiens, des sociologues, des géographes, sachant que toutes ces constructions, esthétiques ou savantes, ont en commun la "graphie" , l'écriture.
Longtemps la critique littéraire a ignoré superbement la photographie et le rôle qu'elle a eu en relation avec le discours ou l'esthétique littéraires, au point que des ouvrages universitaires sur le naturalisme ne mentionnent même pas cette invention! Les récents travaux de quelques chercheurs ont au contraire démontré combien littérature et photographie avaient connu des interactions problématiques sans doute mais fécondes, voire "révolutionnaires". Cette avancée dans la recherche, il était important de la concrétiser et l'amplifier en un lieu lui-même symbolique de la critique moderne. Le présent ouvrage constitue les actes du colloque qui s'est tenu en juillet 2007 au Centre international de Cerisy-la-Salle. Il a rassemblé plus de trente chercheurs internationaux, dont les travaux portent sur l'histoire de la photographie, l'art contemporain, l'esthétique, les littératures française, anglaise, américaine essentiellement. Les chapitres qui le scandent n'ont d'autre ambition que de procéder à un état des lieux, examinant la nature des convergences, comment le photographique est à l'œuvre, comment entrent en dialogue l'espace du livre et l'espace du moi, ce que sont les territoires du lisible et du visible. Autant qu'être une référence, l'ouvrage ambitionne d'impulser l'essor d'un nouveau champ de recherche.
Lorsque deux artistes accomplis tels que Colette et Mathurin Méheut, conjuguent leurs talents pour apprendre aux enfants à regarder, cela donne un ouvrage rare à tous égards : Regarde. Cet album consacré aux animaux de la mer et destiné à des yeux d'enfants va permettre à Colette et Mathurin Méheut de concentrer leur expérience et leur créativité respectives en une parfaite synthèse. Les lettres qu'ils adressent l'un et l'autre à leurs correspondants viendront éclairer non seulement la genèse du projet mais sa signification humaine et artistique...
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour