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Nous autres
Montal Jean-Pierre
PG DE ROUX
20,00 €
Épuisé
EAN :9782363713179
Un homme se retrouve à participer à l'enregistrement d'une chanson caritative et en paiera le prix. Un autre refuse de révéler à ses proches sa destination de vacances et perd ainsi leur confiance. Et que dire de cet écrivain qui sombre après avoir trouvé, chez un soldeur, son premier roman annoté par un lecteur ? Avec Nous autres, Jean-Pierre Montal trace les contours d'une étrange comédie humaine, saisie à un instant précis, quand la réalité reprend brutalement ses droits face aux chimères des hommes. Dans ces nouvelles, il reste fidèle à ses thèmes de prédilection : la transmission et l'incompréhension entre les générations, le sentiment de flottement face à la modernité déchaînée, les dérives nocturnes... On entend dans Nous autres les échos de nouvellistes américains comme John Cheever, Delmore Schwartz ou Francis Scott Fitzgerald.
1995. Pierre, 20 ans, débarque à Paris pour retrouver la trace d'Anne, son amie d'enfance disparue depuis plus d'un an. Ses recherches le conduisent Avenue Foch. Il découvre l'envers nocturne de cette luxueuse adresse : les prostituées, les "aventuriers" du Bois de Boulogne, les riverains fortunés, les fêtards égarés les policiers du Club de tir en sous-sol, les gardiens d'ambassades et même Gérard de Villiers ou le musicien Prince... Tous se croisent dans cet univers parallèle que dessinent les contre-allées, fait de recoins sombres et de secrets. Pendant les grandes grèves de 1995, Pierre fait ainsi la connaissance d'Hélène, une prostituée et de Michel Damborre, un ancien publicitaire désabusé, dandy fatigué et charismatique, installé avenue Foch depuis de longues années. Tous deux ont bien connu Anne et s'efforcent de le cacher au jeune homme. Un drame lui permettra de découvrir la vérité sur son amie et de comprendre son parcours. Celui d'une enfant perdue des années 1990, comme lui. 2020. Pierre vit désormais à New York sans aimer cette ville. Il revient avenue Foch après le décès de Michel Damborre, qu'il a toujours considéré comme un mentor lointain, énigmatique. Il découvre une avenue entièrement rénovée, avec des jardins publics, des expositions itinérantes, des hôtels et même un centre commercial Porte Dauphine. A chaque pas, son téléphone crépite sous l'effet des SMS. Le mystère et le secret des contre-allées est bel et bien mort. Dans ce nouveau paysage, il retrouve Anne et Hélène. Et se demande ce que l'on peut conserver d'une vie d'homme, quels souvenirs peuvent bien résister au temps quand les lieux eux-mêmes en sont incapables. La disparition de l'Avenue Foch est celle de sa jeunesse.
Ce livre propose une anthologie de ses articles sur le cinéma (de Bette Davis à Pasolini, de Blade Runner à Douglas Sirk, Louella Interim aborde tous les genres avec un regard unique) et la mode (Yves Saint-Laurent, Jean-Paul Gaultier, Madame Grès, Chantal Thomas... il les a tous connus et a analysé leur style). Dans une première partie, le livre évoque le parcours et la personnalité de ce dandy d'un autre siècle en donnant la parole à ceux qui l'ont connu ou qui ont travaillé avec lui. Serge Toubiana, Serge July, Jean-Paul Gaultier, Gérard Lefort, Paquita Paquin dressent un portrait drôle et touchant de leur ami. Esthète, dandy...si ces épithètes n'étaient pas aujourd'hui galvaudés, ils définiraient parfaitement la vie et l'oeuvre de Marc Raynal, qui sous plusieurs noms de plume, (Maud Molyneux, Louella Interim, Dora Forbes), a animé pendant près de dix ans les pages mode et cinéma de Libération aux côtés de Serge Daney, Michel Cressole et Gérard Lefort. La plume de Maud Molyneux est unique: fantastique écrivain de la mode, sans doute le meilleur après Proust, c'est également un cinéphile ardent, qui célèbre avec amour, loin des dérives théoriques de la critique, le grand cinéma hollywoodien dans un style au classicisme épuré. Grand critique, Maud Molyneux fut également une personnalité aussi attachante que fascinante: à la fois érudit hors-normes ("quand on ne savait pas, on téléphonait à Maud", témoignent aujourd'hui ses amis), pilier du Paris nocturne des années 70, passionné de mode et d'histoire du costume. Lire Maud Molyneux/Louella Interim aujourd'hui est une véritable redécouverte, celle de l'une des dernières grandes plumes de la presse culturelle.
Un homme rencontre une femme à la sortie d'une séance d'Elle et lui, le chef-d'oeuvre de Leo McCarey. Ils se mettent à discuter de leur passion pour ce film. C'est le point de départ d'une histoire d'amour à la fois évidente et intense. Mais elle a soixante-douze ans, et lui, quarante-huit. Peut-on ignorer un tel fossé? Est-il possible de tout recommencer ?
Né en 1971, Jean-Pierre Montal est romancier et éditeur. Cofondateur des éditions rue fromentin, il a notamment publié au sein de cette maison des auteures comme Madeline Miller (Circé, Le Chant d'Achille), J. Courtney Sullivan (Les Débutantes), Meg Wolitzer (Les Intéressants) et les premiers romans de Patrice Jean (dont L'Homme surnuméraire). Aujourd'hui, au Cherche Midi, il est l'éditeur du Kafka de Reiner Stach (Prix de l'essai Les Inrockuptibles 2023) ou encore de la biographie Oppenheimer, triomphe et tragédie d'un génie, signée Kai Bird et Martin J. Sherwin, qui a inspiré le film de Christopher Nolan. La Face nord est son cinquième roman. Il succède à La Nuit du 5-7 et Leur chamade (Prix Jean-René Huguenin 2023), tous deux également parus aux Editions Séguier. .
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.