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Les leçons du vertige
Montal Jean-Pierre
PG DE ROUX
20,90 €
Épuisé
EAN :9782363712110
Saint-Etienne, 1985. Pierre Varlin, seize ans, passe plusieurs jours sous la surveillance et l'influence de son oncle Jean-Jacques, dit Jeanji, noctambule incontrôlable, jamais avare de conseils déraisonnables. Avec lui, il pousse la porte du Vertige, la boîte de nuit-QG de Jeanji et sa bande : Bob, le DJ et gourou ; Vlad, un ancien chanteur de variétés ; Jean-François Santos, une ex-gloire du football et l'intrigante Michèle... Un aréopage brinquebalant à l'image de cette ville dévastée par la crise. Trente ans plus tard, Pierre Varlin mesure l'onde de choc propagée par ces souvenirs en partant à la recherche de Gilberte, l'épouse de Jeanji. Dérivant entre 1985 et aujourd'hui, entre Saint-Etienne et un étrange repaire parisien, il s'efforce, malgré tout, de renouer les fils rompus. Avec une plume précise, sensible, et l'humour lucide des petits matins, Jean-Pierre Montal signe une ode aux night-clubs disparus et aux mondes engloutis. Les Leçons du Vertige est aussi un roman sur les secrets et les faux-semblants qui encombrent - protègent ? - chaque vie. Comme le dit Jeanji, "votre lycée, mon travail, vos parents, les réunions de famille... C'est un décor. Et tout décor a ses coulisses".
1995. Pierre, 20 ans, débarque à Paris pour retrouver la trace d'Anne, son amie d'enfance disparue. Ses recherches le mènent avenue Foch. Il découvre l'envers nocturne de cette luxueuse adresse ; des prostituées au club des gardiens d'ambassades et même Gérard de Villiers ou le musicien Prince... Tous se croisent dans cet univers parallèle fait de contre-allées, de recoins sombres et de secrets. Un drame lui permettra de découvrir la vérité sur son amie et de comprendre son parcours, celui d'une enfant perdue des années 1990, comme lui.
Mourir, Maurice Ronet (1927-1983) ne parut jamais s'en lasser. Tous les moyens furent bons pour l'inoubliable interprète du Feu follet. Mais Alain Delon eut beau le poignarder dans Plein soleil, le noyer dans La Piscine, Ronet eut tout de même le temps de crever l'écran. De Becker à Chabrol en passant par Louis Malle, Astruc et Lautner, Maurice Ronet ne cessera de cultiver un style unique, subtil alliage d'angoisse, de séduction et d'élégance. Que pouvait bien dissimuler ce visage inquiet? Et cette voix blanche, lessivée?... Jean-Pierre Montai a interrogé les complices et les proches. Ce portrait-enquête d'un prodige du cinéma français des Trente Glorieuses dévoile, sur fond de flashes-back et de dialogues à bâtons rompus avec les survivants, une oeuvre au noir inédite, habitée par la mémoire, le goût de l'étrange et l'esprit d'aventure.
Un homme se retrouve à participer à l'enregistrement d'une chanson caritative et en paiera le prix. Un autre refuse de révéler à ses proches sa destination de vacances et perd ainsi leur confiance. Et que dire de cet écrivain qui sombre après avoir trouvé, chez un soldeur, son premier roman annoté par un lecteur ? Avec Nous autres, Jean-Pierre Montal trace les contours d'une étrange comédie humaine, saisie à un instant précis, quand la réalité reprend brutalement ses droits face aux chimères des hommes. Dans ces nouvelles, il reste fidèle à ses thèmes de prédilection : la transmission et l'incompréhension entre les générations, le sentiment de flottement face à la modernité déchaînée, les dérives nocturnes... On entend dans Nous autres les échos de nouvellistes américains comme John Cheever, Delmore Schwartz ou Francis Scott Fitzgerald.
Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1970, en Isère, 146 jeunes gens meurent brûlés vifs dans l'incendie du 5-7, un dancing où ils assistaient à un concert de rock. Tous, ou presque, avaient moins de vingt-cinq ans. Le groupe, sur scène, aura joué jusqu'au dernier instant - on découvrira les corps des musiciens au petit matin dans les décombres, figés sur leurs instruments. Ce drame connaît un retentissement mondial jusqu'à ce que la mort du général de Gaulle, huit jours plus tard, éteigne définitivement les cendres de l'incendie. Michel Mancielli, un jeune musicien qui devait se trouver au 5-7 ce soir-là, a réchappé de justesse à la catastrophe. Mais comment continuer à vivre avec la culpabilité lancinante du rescapé et les ombres des disparus ? Et puis il y a ce désir de justice, ou de vengeance, qui le prend aux tripes. D'autant qu'un peu partout dans le pays court cette rumeur selon laquelle le SAC, bras armé du gaullisme, serait impliqué dans l'incendie de discothèques ; la jeunesse et le rock se trouveraient dans le viseur du pouvoir. A partir d'un fait divers parmi les plus dramatiques de l'histoire récente, Jean-Pierre Montal imagine un roman tour à tour nerveux et mélancolique pour raconter cette France de l'après-1968 qui a vu se consumer, dans un même brasier, sa jeunesse et ses rêves de révolution. Né en 1971, Jean-Pierre Montal est éditeur et écrivain. Il est notamment l'auteur d'un roman paru en 2017 aux Editions Pierre-Guillaume de Roux, Les Leçons du vertige, et, avec Jean-Christophe Napias, de 100 courts chefs-d'oeuvre (La Table ronde, 2018).
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...