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Leiris & Co
Monod-Fontaine Isabelle ; Hubert Etienne-Alain ; H
GALLIMARD
49,00 €
Épuisé
EAN :9782070147724
Art, littérature, ethnographie... Entrecroisant ces trois disciplines, l'ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition "Leiris et Co.", présentée au Centre Pompidou-Metz, retrace la vie et l'oeuvre de Michel Leiris (1901-1990). Ecrivain, poète, ethnologue, ami des grands artistes de son temps : Masson, Picasso, Miro, Giacometti, Lam, Bacon, Michel Leiris se situe à la périphérie des grands courants du siècle et annonce de façon visionnaire les enjeux contemporains issus de la mondialisation et des études postcoloniales. Plus qu'un portrait de l'homme aux multiples facettes, il s'agit ici d'une autre lecture de la modernité qui va de Raymond Roussel à Picasso, en passant par l'Afrique (la mission Dakar-Djibouti en 1931) le jazz, la tauromachie, l'opéra. En marge du surréalisme, il rencontre Max Jacob, puis Georges Bataille, avec lequel il partage non seulement l'aventure de la revue Documents, mais aussi l'intérêt pour le sacré, l'érotisme et la mort. Pendant la guerre il se lie avec Jean-Paul Sartre puis avec Aimé Césaire, qui lui fait découvrir le syncrétisme des Antilles. Son engagement révolutionnaire va le conduire également en Chine et à Cuba. Son oeuvre littéraire (L'Âge d'homme, L'Afrique fantôme, La Règle du jeu) est une vaste quête autobiographique, dans laquelle il souhaite "introduire ne fût-ce que l'ombre d'une corne de taureau". Conçu comme un journal, le livre déroule année par année une chronologie de Michel Leiris, dialoguant avec une cinquantaine d'essais de nombreux auteurs. Largement illustré d'oeuvres, de documents, et de manuscrits, il constitue l'ouvrage le plus complet sur le parcours de cet écrivain singulier dont l'oeuvre a une résonance particulière sur l'art de notre temps.
Comment décrire au mieux la richesse des dons et des échanges d'une société indigène d'Amazonie ? Et de là, comment les analyser systématiquement en révélant le cheminement concret et dynamique qui relie les idées et les pratiques qui les sous-tendent ? La démarche de l'auteur est ici de miser sur deux concepts clés, la parole et les règles, et de construire une nouvelle méthodologie, d'emblée pluridisciplinaire, en s'appuyant à la fois sur l'anthropologie, la sociologie, l'économie, la linguistique, la sémiotique, la pragmatique et la philosophie du langage. Le résultat séduira sans aucun doute les lecteurs d'horizons les plus divers : qu'ils cherchent à tester leurs hypothèses au sein d'une société indigène, qu'ils aient la curiosité de comprendre les conversations et les institutions des Indiens yucuna dans leurs propres contextes, ou qu'ils souhaitent étudier systématiquement l'extraordinaire complexité des échanges de nos sociétés contemporaines.
Résumé : La vie de Marguerite Matisse (1894-1982), fille aînée d'Henri Matisse, est aussi méconnue du grand public que son père est célèbre. Pourtant, elle a joué un rôle essentiel auprès du peintre, autant dans l'élaboration de son esthétique que dans la diffusion de son oeuvre. Tour à tour modèle, confidente, secrétaire, conseillère et ambassadrice de son travail, elle a été une source d'inspiration et un soutien indéfectible. Avec Marguerite Matisse, la jeune fille au ruban, Isabelle Monod-Fontaine et Hélène de Talhouët signent la première biographie de "Margot" et rendent à cette femme de l'ombre toute la lumière qui lui est due. Née en 1894, Marguerite voit sa jeunesse marquée par la souffrance et la maladie : à l'âge de sept ans, elle subit une première trachéotomie, dont elle dissimulera longtemps la cicatrice sous un ruban noir. Privée d'une scolarité normale en raison de sa santé fragile, elle devient une "gosse d'atelier" , témoin quotidien du travail de son père. Elle grandit dans et à travers sa peinture, se donne tout entière à elle. Moderne et avant-gardiste, Marguerite entretient des relations avec les plus grands artistes et collectionneurs de son temps (André Derain, Braque, Juan Gris, Picasso, Renoir, Bonnard, Miró, André Masson, l'américaine Gertrude Stein et ses frères, les russes Chtchoukine et Morosov). Résistante pendant la Seconde Guerre mondiale elle sera emprisonnée, puis torturée. Un destin hors du commun sous le regard enveloppant d'un grand créateur. En racontant la vie de Marguerite, les autrices éclairent d'un jour nouveau Henri Matisse et restitue l'homme derrière le peintre, le père derrière le génie. Une biographie remarquable qui nous plonge dans l'intimité d'une famille d'artistes. Une exposition inédite " Matisse et Marguerite : Le regard d'un père " ouvrira ses portes en avril 2025 au Musée d'Art Moderne de Paris, dont Isabelle Monod-Fontaine et Hélène de Talhouët sont les co-commissaires.
Kropmanns Peter ; Monod-Fontaine Isabelle ; Pulvén
De nombreux chefs-d'oeuvre d'Henri Matisse font aujourd'hui partie de collections réparties dans le monde entier. Eloignés les uns des autres, ils sont découverts séparément. Le musée Matisse de Nice, lieu de connaissance et de mémoire de l'oeuvre (lu peintre, propose de réunir à nouveau, dans une nouvelle conception d'expositions temporaires, certains de ces chefs-d'oeuvre. Cette fois, c'est autour de Nature morte aux grenades' et de Intérieur rouge, nature morte sur table bleu', peintures réalisées à Vence en 1947, que se décline la représentation des intérieurs de la période de Vence (1943-1948), avec leurs fleurs, leurs fruits - en particulier les grenades -, leurs fenêtres ouvertes sur un jardin aux essences méditerranéennes. C'est une occasion rare de se rapprocher de la genèse d'une oeuvre, du secret de l'univers du peintre
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.