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La mode et ses enjeux
Monneyron Frédéric
KLINCKSIECK
12,20 €
Épuisé
EAN :9782252035337
Si l'on a cherché parfois à s'interroger sur les modes en général, on a le plus souvent rechigné à s'attarder sur celle qui, pourtant, semble les résumer toutes : la mode vestimentaire. Cet ouvrage retrace son histoire et celle des quelques interprétations auxquelles elle a donné lieu, avec pour objectif de transformer notre point de vue et de la prendre enfin au sérieux. Il s'agit donc de proposer une brève histoire de la mode qui, concept et phénomène social occidentaux, ne naît vraiment qu'au XIXe siècle et qui aboutit aujourd'hui à une remise en question des différences entre les classes sociales et entre les sexes. Ensuite, l'ouvrage fait le bilan des principales interprétations sociologiques que vêtement et mode ont pu susciter. Enfin, l'auteur, reprenant certaines des études réalisées dans ses propres travaux, s'emploie à effectuer ce changement de point de vue qui permet de placer la mode au centre même de l'interrogation sociologique.
Si l'on a cherché parfois à s'interroger sur les modes en général, on a le plus souvent rechigné à s'attarder sur celle qui, pourtant, semble les résumer toutes : la mode vestimentaire. Cet ouvrage retrace son histoire et celle des quelques interprétations auxquelles elle a donné lieu, avec pour objectif de transformer notre point de vue et de la prendre enfin au sérieux. Il s'agit donc de proposer une brève histoire de la mode qui, concept et phénomène social occidentaux, ne naît vraiment qu'au XIXe siècle et qui aboutit aujourd'hui à une remise en question des différences entre les classes sociales et entre les sexes. Ensuite, l'ouvrage fait le bilan des principales interprétations sociologiques que vêtement et mode ont pu susciter. Enfin, l'auteur, reprenant certaines des études réalisées dans ses propres travaux, s'emploie à effectuer ce changement de point de vue qui permet de placer la mode au centre même de l'interrogation sociologique.
Essai philosophique et sociologique qui renchérit sur un précédent ouvrage de lauteur, La frivolité essentielle, publié dans la même collection « Perspectives critiques » en 2001 et repris en poche en 2008. Il se propose tout dabord de montrer comment la photographie en général et la photographie de mode en particulier ont eu bien des difficultés au cours des décennies à passer du statut dart mineur à celui dart à part entière. Dans un second temps, puisque la photographie de mode est devenu aujourdhui art, il sinterroge sur ses fonctions esthétiques, analysant successivement ses relations au vêtement quelle est censée présenter, au mannequin qui porte celui-ci et au contexte général dans lequel lun et lautre sinscrivent. Dans un dernier temps, cest limaginaire de la photographie de mode qui devient lobjet de lenquête. Il est étudié dans sa dimension sociologique, comme un moyen de pénétrer sous la surface sociale, dans les aspirations et les craintes des sociétés, puis, en confrontant limaginaire photographique dune période et celui de certains des photographes de mode les plus représentatifs, il permet de comprendre le succès ou linsuccès des seconds.
Résumé : Recherche de l'élégance, conformité au goût du jour, gaspillage ostentatoire, manifestation d'une transgression ? Depuis le XIXe siècle, la manière de se vêtir est soumise à la mode. Ce phénomène social, dont la naissance coïncide avec l'émergence d'une société des individus, a intéressé la littérature comme les sciences humaines, et en particulier la sociologie. De la figure du dandy jusqu'à l'explosion du prêt-à-porter et la multiplication des collections, cet ouvrage présente les approches sociales de la mode. Il montre comment, loin de s'exclure, la volonté de distinction et la recherche d'un conformisme social sont intimement liées dans nos choix vestimentaires. Il révèle combien la mode imprègne notre imaginaire collectif.
La mode, en tant que concept et phénomène social, est une création occidentale ; elle est, en outre, intimement liée à l'avènement, exclusivement occidental lui aussi, de sociétés fondées sur l'individu, qui se substituent progressivement aux sociétés traditionnelles, fondées elles sur le groupe ou la société tout entière. A partir de ce constat, Frédéric Monneyron propose une double réflexion, et d'une belle profondeur. D'abord sur les évolutions de la mode : il examine minutieusement ses origines socio-culturelles et son devenir jusqu'à nos jours, explore les divers contextes dans lesquels elle s'épanouit, analyse ses rapports avec les aspirations populaires, bref, dévoile l'ensemble des processus complexes qui gouvernent la pluralité des modes. Ensuite sur les évaluations de la mode : en effet, il en vient à étudier le discours qui cherche à évaluer les caractéristiques essentielles de la mode, en interroge le sens et la fonction. C'est ainsi que l'on découvre la philosophie du vêtement de Balzac, les réflexions sur l'élégance de Barbey d'Aurevilly, les analyses de Baudelaire sur l'art ou l'artifice de la mode. Sans oublier les sociologues (Tarde, Durkheim, König, Bourdieu), les économistes (Veblen), les sémiologues (Barthes), et la perspective des femmes sur la mode (Hollander, Steele). Mais ne nous y trompons pas : cet essai n'a rien d'une compilation ; il participe d'une réflexion fondamentale sur la sociologie de la mode et suppose un renversement de perspective lequel implique de "poser le vêtement non plus comme élément second, accessoire, mais comme élément premier, fondateur, déterminant les comportements individuels comme les structures sociales ; puis de considérer, position encore plus iconoclaste, que non seulement il ne suit pas l'histoire mais qu'il la précède et que c'est peut-être même en parlant chiffon que commence tout changement social d'importance".