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La traductologie et bien au-delà. Mélanges offerts à Claude Bocquet
Monjean-Decaudin Sylvie
PU ARTOIS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782848322339
Fort d'une vingtaine d'études ? parmi lesquelles un article posthume de Michel Ballard ? offertes en hommage à Claude Bocquet, un chercheur pour qui l'interdisciplinarité n'est pas un vain mot, cet ouvrage permet au lecteur curieux d'arpenter cette discipline de réflexion qu'est la traductologie en allant de la traduction à la traductologie, du droit à la traduction juridique, puis de la traductologie à l'épistémologie, et enfin de l'histoire à l'histoire de la traduction. Au fil des pages, on pourra non seulement faire plus ample connaissance avec le dédicataire en lisant un entretien qu'il a accordé à l'éditeur scientifique du présent volume, mais encore partager ses curiosités intellectuelles, parmi lesquelles figurent en bonne place l'histoire (de l'Antiquité égyptienne au XXe siècle, en passant par l'évocation de Jérôme ? le saint patron des traducteurs?et d'Etienne Dolet?le martyr de sa profession), la science juridique (représentée notamment par des contributions sur la terminologie juridique) et bien entendu la traductologie, illustrée ici par des problématiques tantôt littéraires (comme le traducteur personnage de fiction), tantôt plus pragmatiques (comme l'explicitation et les décalages engendrés par le processus traductif), tantôt plus épistémologiques : l'éthique professionnelle du traducteur, le statut de la non-traduction, la question du "parler scientifique" et celle de l'origine épistémologique de la discipline traductologique.
La juritraductologie est un nouveau champ d'étude interdisciplinaire fondé sur les sciences juridiques et les sciences du langage. Elle offre une grille de lecture innovante des vulnérabilités des personnes et des traductions dans un contexte de mondialisation. Toute personne, dès lors qu'elle se trouve dans un pays dont elle ne comprend, ni ne parle la langue, s'expose à des risques linguistiques pouvant avoir des répercussions juridiques. Toute traduction, dès lors qu'elle est apportée en justice, s'expose à ce que les critères retenus par le juge pour en apprécier la qualité ne coïncident pas avec ceux posés en traductologie. En croisant les approches juridique et traductologique, cet ouvrage poursuit deux objectifs principaux. Le premier est épistémologique : il démontre que la traduction du droit n'existe pas sans le droit de la traduction. Le second est méthodologique : il fournit des formulaires pour guider, pas à pas le processus de traduction de concepts juridiques complexes.
Résumé : "Dans ledit champ de recherche, on trouve beaucoup à méditer et outre, l'état très complet des règles de droit des langues régissant la traduction, ainsi que de très claires réflexions sur les fonctions de la traduction du droit dans la procédure judiciaire, Mme Monjean-Decaudin fait opportunément porter son analyse sur les modes de traduction du droit dans la procédure judiciaire. Le très classique dilemme traduction/trahison, qui oblige à s'interroger sur la corrélation, nullement évidente, entre littéralité et fidélité de la traduction, aboutit à un constat inconfortable : il y a plusieurs façons d'être fidèles ! De ce chef des exigences déontologiques ou éthiques sont souhaitables, mais l'équivalence entre la traduction juridique et le texte original, enjeu crucial, soulève des difficultés spéciales en raison de l'impossibilité, souvent vérifiée en pratique, de parvenir à l'équivalence stricte, à la correspondance exacte, faute d'identité parfaite entre les termes juridiques censément équivalents dans les langues du texte original et de la traduction. Le "juritraductologue", à la lumière du droit comparé, cherche des équivalents fonctionnels fiables entre les termes des deux langues, ce qui amène à insérer la comparaison des droits dans le processus et la méthodologie de la traduction, à coupler le processus traductif et le processus comparatif, Mme Monjean-Decaudin montrant comment le couplage fonctionne, quitte à reconnaître parfois que la traduction est impossible et à conserver le terme étranger tel quel, en l'accompagnant d'explications, ou encore à fabriquer un vocable dans la langue de la traduction. Ce dernier procédé aboutit, soit à "réactiver" un mot rare puisé dans un dictionnaire mais peu ou pas du tout usité, soit à inventer un néologisme. Quoi qu'il en soit, l'étude menée à bien par Mme Monjean-Decaudin, en analysant tout à la fois le droit de la traduction et la traduction du droit, fait oeuvre utile dans un domaine qui mérite d'être exploré".
Pensé dans une perspective eschatologique, le mariage chrétien selon saint François de Sales, comme fondement sacramentel et juridique de l'union matrimoniale qui trouvera son épanouissement parfaitement amoureux après cette vie, n'a rien perdu de son actualité. " Le mariage est un certain ordre où il faut faire la profession devant le noviciat ; et s'il y avait un an de probation comme dans les cloîtres, il y aurait peu de profès " : cette courte réflexion de saint François de Sales dévoile l'angle eschatologique d'une théologie du mariage qui n'a rien perdu de sa pertinence depuis le XVIIe siècle. Le mariage chrétien est le fondement sacramentel et juridique de l'union matrimoniale qui trouvera son épanouissement parfaitement amoureux après cette vie ; l'amour conjugal naturel et rendu parfait dans la grâce est - au présent - une voie fort exigeante de sanctifi cation mutuelle des époux puis - dans l'éternité bienheureuse - l'accroissement de la charité. Les amants du foyer chrétien, dont la mort aura dissous le lien sacramentel, se recevront néanmoins comme de très fi dèles amis, enfi n réunis autour de la Croix glorieuse ; cette Croix, signe de l'amour sponsal entre le Créateur et son oeuvre, est au fondement de toute communauté familiale : plongés " dans le sang de l'Agneau ", les époux trouvent au pied de l'Arbre sacré les ressources de la sainteté conjugale, la juste et tendre expression de leur amour, et construisent la " pépinière des Bienheureux " en vue des noces éternelles.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.