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Relever les défis électoraux en Afrique
Mongo Dzon Cyriaque Magloire
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782296106598
La politique en Afrique est jusque-là restée l'apanage d'une élite rompue aux calculs politiciens et à la poursuite des intérêts égoïstes. La fonction politique des campagnes électorales a été réduite à sa plus formelle expression sans idées contradictoires ni exécution de projets évaluables. L'ouverture démocratique n'a pu permettre une lutte plus participative contre la pauvreté faute d'une redéfinition de l'activité citoyenne. Or les Africains sont arrivés à bout. L'impératif de survie les oblige à trouver des solutions, à faire représenter des intérêts réels, à rompre avec l'analphabétisme électoral, à parfaire les délibérations électorales, à instaurer l'exigence des comptes rendus et des évaluations de la prétendue bonne volonté, etc. Le vote libre et intelligent sous-tendra la reconstruction d'un nouveau rapport politique entre les citoyens et les dirigeants, de vraies souverainetés populaires et des institutions légitimes. Ce livre est une tentative de mettre la qualité de la démocratie africaine sur la table.
Le pouvoir en Afrique paraît comme le but de la politique. Il occupe trop de place par rapport aux enjeux sociaux, économiques, culturels, etc. Etre au pouvoir est au centre des batailles politiques et surtout politiciennes qui ont relégué ce que l'on est censé y faire dans l'ordre des accessoires. Nulle part en Afrique, on ne voit des gens qui vont jusqu'à faire la guerre pour revendiquer ou arracher l'application des idées, des schémas ou des projets politiques sur la base des intérêts réels des Africains. On fait la guerre en Afrique pour être au pouvoir, reproduire des gloires mythiques, réaliser des fantasmes ou quelquefois faire la même chose ou pire que celui qui s'y trouve. Cette façon de faire la politique est en train d'atteindre ses limites. Les crises économiques, financières, sociales, alimentaires, de l'énergie, de l'eau, etc. remettent à la surface les besoins de solutions qui vont avec la nécessité d'ouvrir un nouveau champ aux idées, à la compétence, au mérite. Ne pas ramener ces questions au centre des débats et des luttes politiques est un risque d'implosion qu'il ne faut surtout pas continuer à prendre. Le développement de l'Afrique sera le résultat d'une nouvelle culture politique africaine ou ne sera pas.
Témoigner pour le passé et prendre position pour le redressement du Congo-Brazzaville qui a connu et connaît de continuelles dérives, tel est le double souci de cet ouvrage. Ouvrage d'une vie, d'une époque, d'un long parcours de services rendus à la nation, de l'officier de gendarmerie au chef des services spéciaux. Cet ouvrage est aussi un livre qui ouvre des perspectives. Celle de la nécessité d'un sursaut national qui interpelle aussi bien le premier que le dernier des citoyens congolais. Le général Emmanuel Ngouélondélé Mongo, dans un entretien à bâtons rompus, sans tabou ni faux fuyant, a songé pour la première fois à tout évoquer. Des péripéties de sa jeunesse à son expérience d'homme d'Etat puis d'homme politique. La vraie nature de sa passion pour l'ordre, la nation et la République. Ce qu'il a vécu comme aide de camp et officier d'ordonnance du président Marien Ngouabi. Comment, sous le président Joachim Yhombi Opango et son successeur Dénis Sassou Nguesso, il a organisé et tenu la Direction générale de la sécurité d'Etat pendant douze ans, jusqu'à la dissolution de cette institution. Chef d'état-major particulier sous Pascal Lissouba, pourquoi démissionne-t-il et comment à partir de sa lettre d'août 2003 au président Dénis Sassou Nguesso, entre-t-il en résistance puis dans l'opposition. Ses espoirs et ses déceptions au sein du Front des partis politiques de l'opposition congolaise.
«On voit beaucoup l'Afrique à la télévision. Le sida, les massacres, les guerres tribales, les misères... Mais, en fait, on ne voit pas l'Afrique. Elle est invisible.» É. Glissant.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.