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TEMPS DE TRAVAIL ET TRAVAIL DU TEMPS
MONCHATRE
PUB SORBONNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782859447960
Comment cerner la portée du travail dans nos existences ? La notion de temps peut-elle nous aider à saisir l?influence du travail sur la vie ? S?il est courant d?aborder cette question d?un point de vue quantitatif, et notamment de suivre l?évolution du grand partage entre temps travaillé et temps libre, le parti-pris de cet ouvrage est d?interroger le temps d?un point de vue plus qualitatif. Le travail met en rapport des temporalités plurielles, polarisées entre les temps des travailleurs et ceux du travail. Il importe de redonner leur place aux durées respectives de ces temps sociaux, pour interroger les modalités de leur synchronisation, qui sont plus souvent prescrites que questionnées. C?est pourquoi l?ouvrage appréhende la synchronisation de ces temporalités sociales hétérogènes comme le fruit d?agencements précaires, qui sont explorés à trois niveaux. La première partie propose d?analyser le "travail du temps" sur un plan conceptuel et littéraire, et interroge, notamment, les vertus de la notion de rythme. La deuxième partie aborde les durées et temporalités qui contribuent à transformer les individus en travailleurs et participent à la construction de l?expérience, en revisitant la question de la qualification. La troisième partie aborde les conflits et recompositions de temporalités qui divisent, unissent et affectent les travailleurs jusque dans la sphère privée.
Monchatre Sylvie ; Muller Laurent ; Watier Patrick
Après une carrière débutée à Berlin, Georg Simmel (1858-1918) a vécu et enseigné à Strasbourg, où il a été nommé en 1914. Souvent réduite à une psychologie sociale aux dimensions étriquées, sa pensée gagne à être revisitée pour en apprécier à leur juste mesure la profondeur, la pertinence, et la fécondité. Le présent ouvrage rend compte de la pluralité des lectures que son oeuvre a suscitées, en France et en Allemagne, et invite à de nouvelles appropriations. Il rassemble des écrits originaux de Georg Simmel ainsi que des contributions restituant sa place dans les théorisations du social, mais également les lignes de clivages théoriques et historiques sur lesquelles il se situe. La position de Simmel pendant le premier conflit mondial, ses textes de guerre ainsi que ses cours de pédagogie sont mis en perspective. L'ouvrage rend également compte des éclairages que peut apporter la pensée de Simmel aux recherches empiriques. Il donne ainsi à voir la diversité de ses usages possibles, au-delà des objets qu'il a classiquement investis et thématisés, notamment pour la sociologie du travail et du militantismee.
Le travail salarié concerne 88% des actifs de la société française. Pourtant, dans un contexte de la promotion de l'auto-entrepreneuriat, des voix s'élèvent pour suggérer que le salariat serait un modèle dépassé. L'ouvrage s'attache à l'analyser dans ses différentes conditions d'exercice, en tenant compte des caractéristiques des travailleurs salariés et de leur évolution. Il questionne les conditions dans lesquelles le travail est mobilisé au service de l'économie, et fait le point sur les débats sur l'avenir du salariat, à la lumière des formes d'hybridation qui s'observent entre travail salarié et indépendant. Traiter conjointement des évolutions du travail et de l'emploi permet également d'aborder les transformations juridiques et conventionnelles qui encadrent le travail salarié en lien avec le renouvellement des formes d'action revendicative ainsi que les nouvelles formes de conflictualité qui s'y observe.
Résumé : Plus de deux cent mille serveurs dans la société française. plus de cinq cent mille employés et ouvriers du secteur de l'hôtellerie-restauration s'affairent à nous servir. mais que savons-nous d'eux? Cet ouvrage aborde leur univers par la petite porte: celle des salariés d'exécution. issus de milieux populaires. Comment ont-ils été enrôlés dans ces emplois? Dans quelles conditions pratiquent-ils leur activité? Comment se présentent leurs parcours de vie?
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.