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Trafalgar
Monaque Rémi
TALLANDIER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782847342369
Nous n'avions plus à bord que quelques canons qui fussent en état de servir; à peine 150 boulets encore dans le puits, le gouvernail coupé... Enfin, nous étions fermement persuadés que le vaisseau coulerait sous peu d'heures et, néanmoins, le feu continuait avec la plus grande vivacité, aux cris de "Vive l'Empereur! " Plutôt la mort que la prison! " La mort fut souvent au rendez-vous pour les équipages français engagés dans ce terrible affrontement naval dont le nom prend une sinistre résonance: Trafalgar. Pour les Anglais c'est une apothéose, pour les Français, une humiliation. Faisant appel à de nombreux documents et témoignages inédits, l'amiral Monaque, en homme de mer et en historien chevronné, nous replonge au c?ur de la terrible tragédie maritime survenue le 21 octobre 1805. Il met en lumière la responsabilité de Napoléon et plus généralement la qualité de sa pensée et de son action dans le domaine maritime, il revient sur les conditions de vie à bord des navires, dresse le portrait des principaux acteurs du drame et rend intelligible, à l'aide de nombreux schémas et plans, les techniques de navigation et de combat de la marine à voile. On découvrira enfin que Trafalgar n'a produit, à court terme, que des effets stratégiques mineurs. Bien avant qu'elle ne se déroulât, Napoléon avait en effet renoncé à son grand dessein d'invasion de l'Angleterre et dirigé sa Grande Armée vers l'Europe centrale et le futur "soleil d'Austerlitz" du 2 décembre 1805.
Résumé : En France, nation foncièrement terrienne, la marine a souvent été perçue comme une institution un peu insolite, voire marginale, que l'on délaisse dès que s'accumulent les menaces sur les frontières du Nord et de l'Est. Et pourtant, l'histoire de la marine de guerre française, du XIIIe siècle à nos jours, est riche d'enseignements, marquée certes par des revers, mais également par des moments de gloire. Si la défaite de Trafalgar ou le sabordage de la flotte à Toulon en 1942 sont bien des épisodes douloureux, ils ne doivent pas masquer les incontestables réussites de Richelieu ou Napoléon III, comme la qualité et les exploits des hommes de la Royale au XVIIIe siècle. Rémi Monaque embrasse tous les aspects de la question - politique, technique, stratégique... - et dessine les grandes lignes de sept siècles d'histoire. La rivalité franco-britannique sur mer apparaît ainsi comme centrale, tandis que le passage de la marine à voile à celle à vapeur marque une rupture profonde. Enfin, grâce aux témoignages recueillis comme à sa propre expérience, l'auteur explique les dernières évolutions du XXe siècle, notamment le développement de l'aéronavale et la place centrale de la marine dans la dissuasion nucléaire. Une synthèse magistrale.
Le héros de cette histoire est un aventurier, marin, homme de guerre et homme de plaisir dont la trajectoire commence sous le règne de Louis XV pour s'achever dans les premiers mois de l'Empire. Louis-René de Latouche-Tréville est avant tout un opportuniste. Il sert tous les régimes avec la même ardeur. Familier de Louis XVI, il se fera jacobin sous la Terreur pour finir dans la peau d'un fidèle sujet de Napoléon. Point de préjugés ni d'esprit de caste chez ce franc-maçon ouvert aux Lumières. Ce qui le meut vraiment, c'est un amour sincère de son métier et de sa patrie, mais aussi, parfois, un appétit irrépressible pour le luxe et tous les plaisirs. Après s'être illustré tout au long de la guerre d'Indépendance américaine, notamment au commandement de la frégate L'Hermione sur laquelle prit passage La Fayette de Rochefort à Boston, Latouche eut le bonheur de tenir par trois fois Nelson en échec. Il fut aussi, au cours d'une vie fertile en rebondissements de toutes natures, chancelier du duc d'Orléans, député de la Constituante et industriel à Montargis. Sa mort prématurée, survenue en août 1804, priva la France d'un amiral qui aurait pu lui épargner le désastre de Trafalgar.
Dans la mémoire collective des Français, Trafalgar évoque un malheur et une humiliation irréparables. Pour les Anglais, Trafalgar est une apothéose. Nelson en sort déifié, la Royal Navy en tire un immense prestige et continue au XXIe siècle de célébrer son anniversaire avec une ferveur religieuse. Ce 21 octobre 1805, la flotte britannique commandée par l'amiral Nelson parvient à défaire l'armée navale franco-espagnole, plus nombreuse mais terriblement handicapée par son manque d'entraînement et l'infériorité de son artillerie. Cette fameuse journée voit aussi la mort de Nelson, tué au combat, et pour les Français la perte des deux tiers des hommes engagés, tués ou faits prisonniers. Faisant appel à de nombreux documents et témoignages inédits, l'amiral Monaque, en homme de mer et historien, nous plonge au coeur de la terrible tragédie maritime. Il met en lumière la responsabilité de Napoléon et plus généralement la qualité de son action dans le domaine maritime. Il revient sur les conditions de vie à bord des navires, les tactiques des trois marines concernées et dresse le portrait des principaux acteurs du drame, notamment celui de l'amiral de Villeneuve, le malheureux commandant de la flotte combinée.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Résumé : Pendant près de vingt ans, un " petit caporal " corse devenu empereur des Français écrit avec sa Grande Armée les plus glorieuses pages de l'histoire de France et porte aux confins de l'Europe les idées de la Révolution. D'Austerlitz à Wagram, de Rivoli à la Moskova, d'Arcole aux Pyramides, Napoléon entre dans la légende d'une épopée qui transforma l'art de faire la guerre et de gouverner les peuples. C'est le récit d'une trentaine des plus grandes batailles de cette épopée - les plus célèbres ou celles, moins connues, qui font magistralement ressortir sa " manière " - que nous raconte, au jour le jour et parfois heure par heure, Jean Tranié. A l'aide de cartes précises et à la faveur d'une iconographie souvent inédite, toujours superbe, chacune de ces batailles est explorée de l'intérieur, décrite par la voix de ceux qui s'y trouvèrent, expliquée du point de vue du stratège, racontée dans le détail, parfois à l'aide d'anecdotes savoureuses. Mais l'Epopée napoléonienne c'est aussi l'image du grognard, les brillants officiers, la Grande Armée cosmopolite, les batailles " modèles ". Ce sont encore les stratégies fulgurantes, les uniformes étincelants, les actes héroïques et les visions d'horreur. Ce sont les grandes victoires ou les sombres défaites dont la dernière, Waterloo, emportera l'Empire. A côté des batailles, l'auteur s'est attaché à décrire l'armée napoléonienne, son organisation, ses services d'intendance ou de santé, les problèmes qu'elle rencontra sur les rives du Nil ou aux portes de Moscou. Enfin, un dictionnaire très vivant des maréchaux d'Empire nous montre à quel point l'épopée fut d'abord une affaire de personnalités exceptionnelles emportées dans les fureurs de la très grande histoire.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.