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Daisy. Lycéennes à Fukushima Tome 1
Momochi Reiko ; Sekiguchi Ryoko ; Bougon Nathalie
AKATA
7,95 €
Épuisé
EAN :9782369740124
Revue de presse Fumi est une lycéenne brillante aux études, si bien que plusieurs portes devraient s'ouvrir à elle quand elle devra faire son choix d'université. Moé, fille d'une famille aisée, est belle et a tout pour réussir. Ayako, dont les parents tiennent une modeste auberge, est une geekette qui s'assume et a plus d'un talent dans ce domaine. Quant à Mayu, dont le père cultive du riz depuis plus de 20 ans, elle rêve d'aller travailler à Tokyo, dans le magasin de ses rêves. Quatre lycéennes assez différentes et quelque part complémentaires, qu'une forte amitié lie, à tel point qu'elles ont monté ensemble un club de musique supervisé par la prof Nacchan, et où elles s'entraînent sous leur nom de groupe, Daisy.Tout va bien pour elles, elles vivent leur quotidien dans une certaine insouciance... jusqu'au jour où tout bascule, car elles ont eu le malheur de vivre à Fukushima. Le séisme du 11 mars 2011 puis, surtout, la catastrophe de la centrale de Fukushima Daiichi quelques jours plus tard, balaient soudainement leur bonheur insouciant et leurs certitudes envers l'avenir. Alors que nombre de personnes ont disparu dans le tsunami, les 4 amies ont eu la chance de survivre, mais sont loin d'être sorties d'affaire pour autant. Un mois et demi après la catastrophe de la centrale, beaucoup de monde a encore peur de sortir. La radioactivité a contaminé les terres, les parents n'osent pas laisser leurs enfants jouer à l'extérieur, les déménagements loin de la région se multiplient en laissant derrière les souvenirs et des villages alentours déserts, et ceux qui restent portent des masques. Fumi, elle, a toujours peur de sortir dehors, mais à l'aube de sa dernière année lycéenne, elle sera bien obligée de retourner au lycée. Sur place, ses trois amies l'attendent, prêtes à la soutenir et à repartir ensemble sur un élan optimiste. Elles redonnent vie à leur groupe Daisy, veulent croire en l'avenir... à moins que la réalité ne les rattrape.Cela fait maintenant plus de trois ans que les catastrophes du 11 mars 2011 et de Fukushima ont eu lieu, laissant un souvenir qui risque de s'atténuer au fil des années... à moins que des oeuvres ne viennent témoigner pour nous dire de ne pas oublier, de prendre conscience, et de chercher des solutions à un problème qui, quel que soit notre rapport à lui, nous concerne tous. Du côté du manga, quelques oeuvres ont déjà plus ou moins percé, mais le tabou entretenu par le gouvernement japonais n'est pas toujours facile à éviter. Un auteur comme Boichi a pris le problème en parallèle en tentant, dans H.E, de développer différentes idées pour remplacer le nucléaire, tandis que Tetsu Kariya, osant aborder le problème de front dans son manga Oishinbo, a été poussé à stopper temporairement sa série pas plus tard qu'en ce mois de mai 2014 (voir ce lien : http://fr.canoe.ca/hommes/culture/archives/2014/05/20140512-113954.html ), preuve que le tabou est toujours vivace trois ans plus tard. Mais c'est du côté du shôjo que l'on découvre ce qui est à ce jour le plus brillant témoignage manga traduit en français sur le sujet. Evitant la censure, Reiko Momochi brise la loi du silence en abordant le problème Fukushima de l'intérieur avec Daisy, série en deux tomes. Motivée par la lecture du roman "Pierrot" et par sa volonté d'honorer son défunt père originaire de la région de Fukushima, la mangaka, accompagnée de son rédacteur originaire de la ville-même, commença par recueillir à partir de l'été 2012 de nombreux témoignages des habitants, autant enfants que parents et enseignants. Si les personnages de Daisy sont inventés, leurs tourments sont donc on ne peut plus réels."Depuis 28 ans que je fais pousser du riz... je ne pensais pas qu'un jour... on me traiterait d'assassin.Daisy nous plonge donc dans le quotidien de quatre adolescentes qui, à l'aube de leur vie d'adulte, ont vu leurs certitudes et leur insouciance balayées. Mais elles sont ensemble, toutes les quatre, ont le désir de repartir de l'avant... mais une vie normale est-elle encore possible pour elles ? Désormais, elles doivent constamment se confronter à des problèmes les replongeant dans la détresse. Même si le riz cultivé sur les terres de Fukushima passe les contrôles sans problèmes, la défiance est partout. Et en plus des habitants qui partent vivre ailleurs, les visites ne se font plus dans la région, au risque de faire disparaître les petits commerces comme les auberges. Il y a beau y avoir des signes de soutien de l'extérieur, il y a également autant de réactions virulentes et dédaigneuses, comme celle que connaîtra la famille de Mayu, ou la cruelle désillusion amoureuse de Moé. Ils ont beau vouloir simplement reprendre une vie normale, les jeunes filles et autres habitants de Fukushima sont constamment tourmentés, obligés de se demander si le gouvernement ne leur ment pas, si leur terre est réellement encore habitable, si le périmètre de sécurité autour de la centrale est vraiment fiable, si les dirigeants du pays leur viendront réellement en aide autrement que par le biais d'une aide financière quasiment symbolique... Nos héroïnes doivent faire face au regard des autres et aux préjugés sur leur contamination, elles doivent affronter tant bien que mal les épreuves mises sur leur chemin par la catastrophe mais aussi par leurs pairs, parfois hypocrites. Et cela a forcément un impact sur leur entourage, et sur elles-mêmes. Les tourments sont toujours plus profonds, les faillites menacent, les familles se déchirent parfois sans savoir quoi faire, les incertitudes sur les choix d'avenir se font plus fortes... Le désespoir a vite fait de revenir au galop, pouvant pousser aux extrémités les plus tragiques. Mais il faut soutenir ses proches, ses amis, sa famille, tant bien que mal, et ne pas laisser tomber. Plus d'une fois, Fumi, Mayu et les autres montreront à quel point elles peuvent être fortes et touchantes, en prenant parfois des décisions rudes mais justes.Il reste néanmoins, à plusieurs reprises, l'espoir. L'espoir amené par des aides sincères, par une volonté de reconstruire et d'effacer le drame. Certains personnages comme le petit ami de Nacchan ou le courageux Tamaki sont là pour montrer que tout le monde n'en a pas rien à faire. Certains passages, comme la petite vengeance envers le petit ami de Moé, sont aussi là pour montrer que ces adolescents ont encore toute leur dignité et leur humanité. Et puis il y a cette amitié entre les quatre héroïnes, amitié qui, malgré les épreuves parfois très houleuses, perdure.Simplement, Reiko Momochi, qui semble avoir parfaitement emmagasiné les nombreux témoignages, a pensé à tout, aborde son sujet sous toutes les coutures, présente autant les tourments que les signes d'espoir avec un talent admirable, tant ses personnages sonnent juste. Cerise sur le gâteau : un récit qui, grâce à cette richesse et à cette profonde plongée dans la psychologie des lycéennes, parvient à émouvoir en profondeur sans tomber dans le pathos.Emballer le tout sous forme de shôjo n'était en plus pas forcément gagné, mais la mangaka y est joliment parvenue. L'introspection si chère au genre est présente, le style graphique sait capter l'essentiel, et l'on devine même de légers sentiments, notamment ceux, porteurs d'espoir, qui se créent doucement entre Fumi et Tamaki. le tout sans tomber dans les plus gros clichés du genre, ce qui rend la lecture abordable pour tout public.Servie dans une jolie édition ponctuée d'une belle postface de 7 pages signée Karyn Nishimura-Poupée, Daisy - Lycéennes à Fukushima est une oeuvre choc, absolument essentielle, qui touche juste, prend aux tripes autant qu'elle soulève les consciences. (Critique de www.manga-news.com)
Résumé : Nobara a-t-elle vraiment envie de découvrir la vérité sur Gotôda, le petit ami de Himé ? Rien n'est moins sûr, car l'annonce que vient de lui faire la jeune fille la met face à un nouveau dilemme : doit-elle faire passer son besoin de vengeance, sa rédemption personnelle, avant le bonheur de son amie ? La découverte d'un curieux DVD dans la chambre du jeune homme pourrait bien l'aider à faire un choix?
Résumé : Nobara doute de l'identité de Murase, le petit copain de son amie. Elle le soupçonne d'être Gôtôda, le meurtrier de sa soeur qui a eu recours à la chirurgie esthétique. La jeune fille enquête pour découvrir la vérité.
Résumé : C'est mon supérieur hiérarchique... Comment refuser sa proposition sans l'offenser ? Satsuki Yamaguchi travaille en intérim en tant qu'opératrice dans un service client téléphonique. Elle est aussi formatrice pour les nouveaux employés. Très investie dans son travail, elle devient malheureusement la cible du harcèlement sexuel d'un de ses supérieurs. Ce récidiviste notoire a jeté son dévolu sur Satsuki... Sombrant peu à peu dans la solitude et l'isolement, la jeune femme réussira-t-elle à briser la loi du silence ? Basé sur une histoire vraie, Moi aussi raconte le combat d'une jeune femme, victime de harcèlement sexuel, pour se faire entendre dans une société patriarcale.
Résumé : Après plusieurs années de souffrances, Nobara est enfin sur le point d'obtenir sa vengeance. Tout est en place pour que son plan s'exécute et qu'enfin, elle obtienne justice et réparation. Et pour cela, elle est prête à tout, y compris à commettre l'irréparable. Mais au moment fatidique, sera-t-elle prête à laisser exploser son courroux ?
Revue de presse Tandis que Riku s’est fait accepter au sein de son groupe, Rénoma est toujours enfermé en cellule spéciale, privant la 27ème menuiserie de son puissant leader. C’est alors qu’en profite la 16ème menuiserie pour attaquer son gang rival. A sa tête, Yôhei Tsubaki dont les motivations semblent animées par la vengeance… A peine notre héros s’est trouvé une véritable famille qu’un nouveau danger le guette, lui et les siens. Cette fois, c’est clairement une guerre de gang qui est déclarée, un nouveau moyen pour l’auteur de nous montrer que l’univers carcéral de son univers n’est décidément pas tendre et que tout moment de répit est suivi d’une nouvelle menace encore plus sévère. L’avantage, cette fois, c’est que Riku n’est plus seul et a su gagner l’estime de ses camarades de menuiserie. Et si tout ceci n’empêche pas un massacre de grande envergure, le héros trouve alors la force de surmonter l’adversité, quitte à prendre des coups. On retrouve ainsi toute cette fougue du héros ainsi que cet amour de la Justice qui lui est propre et qui nous impacte, la manière de l’auteur de créer un récit bourré de bons sentiments à base de coup de poing étant une réussite. Et à force, cette droiture paie et l’opus nous laisse ainsi sur un cliffhanger intéressant qui nous rassure sur le fait que la parution française soit à un rythme mensuel. Et pourtant, même si le manga est nommé « Prisonnier Riku », le jeune homme n’est clairement pas le seul à briller dans ce volume. Rénoma, aussi dangereux que charismatique, est absent pour le moment, ce qui permet à des figures secondaires comme Amano et Matsuo de briller. On s’attache alors de plus en plus à ceux qui étaient jusqu’ici des bourreaux pour Riku, mais qui deviennent progressivement une véritable famille. Par le biais de ces personnages, Shinobu Seguchi parvient à donner une profonde humanité à son titre malgré le déferlement de violence opérant dans ce volet. Dans ce volume, un allié de choix en la personne d’Eda s’illustre pleinement. Nous l’avions déjà remarqué dans les précédents volets, mais sans apprécier le véritable potentiel du personnage, c’est désormais chose faite puisqu’Eda se montre aussi fort qu’attachant grâce à sa droiture et à sa condition d’ami de Riku imposée dès son apparition dans le tome. Il est appréciable de voir que le titre ne tourne pas autour que d’une violence psychologique marquée par la solitude du héros qui s’est finalement vite trouvé de précieux alliés. Beaucoup d’humanité, de morale, mais aussi une grande violence caractérisent ce tome. C’est la première fois qu’une véritable bataille éclate et pour le coup, la série n’aura jamais été aussi sanglante. Les coups pleuvent, et les recevoir n’est pas une bonne chose puisque les personnages se retrouvent rapidement défigurés par le sang, et Riku ne fait pas exception à cette règle. D’ailleurs, le passage le concernant est très fort, voire choquant, tant il est rare de voir un héros de shônen d’action tant atteint par la violence. Heureusement que les efforts du jeune homme sont récompensés de manière humaine, comme nous le prouve ce début de tome. Avec ce troisième tome, Prisonnier Riku confirme définitivement toutes ses qualités et représente ainsi un shônen classique par la morale qu’il dégage, mais impactant par sa manière de la mettre en scène et par la violence qu’il impose. La publication d’Akata est une réussite et se doit de figurer dans toute mangathèque qui se respecte, car Riku pourrait bien être la bouffée d’air frais qu’il faut à tout lecteur de titre d’action. (Critique de www.manga-news.com)
Dès notre naissance, nous courons après la vie, car à la seconde même où nous ouvrons les yeux, elle s'effeuille déjà, aussi éphémère que les pétales d'un cerisier en fleur. Bercés par la routine des années lycée, nous perdons avec naïveté un temps précieux qui ne peut plus être récupéré. Lorsque nous prenons conscience qu'il est trop tard, plus aucune course ne peut rattraper les minutes que nous avons égarées. Nous perdons tous à la fin de cette compétition. Nous perdons tous a ce jeu de dupe qui nous pousse à toujours regarder en arrière. Pourtant, un jour, j'ai rencontré quelqu'un qui, pour ne pas regretter ces minutes évanouies, s'entêtait sans cesse à ne pas leur accorder le moindre intérêt. Sa vie, il la courait en sprint... Non pas pour en profiter, mais pour la fuir.
Présentation de l'éditeur Suite à l'incroyable révélation que Suwa lui a faite, Naho est troublée ! Car si elle a conscience qu'elle ne peut répondre aux sentiments de son ami, elle sait aussi désormais qu'il sera son meilleur allié pour changer le futur de Kakeru. Mais a-t-elle seulement le droit d'abuser de la gentillesse de Suwa, alors que son amour pour Kakeru pourrait bien être sur le point de se concrétiser ?
Présentation de l'éditeur Naho ne peut se résoudre à imaginer un futur dans lequel Kakeru ne serait plus de ce monde. Aussi, la jeune lycéenne réussit à prendre sur elle, et à suivre les recommandations inscrites sur la lettre qu'elle a reçue. Pourtant, un jour, elle réalise que les évènements commencent déjà à différer de ceux qui lui avait été prédit. Et si l'avenir était en train de changer ?
Présentation de l'éditeur La mère de Himari va se remarier, et suite à cela elle va devoir retourner dans sa ville natale qu'elle avait quittée depuis quatre ans. Lors de la rentrée scolaire, elle découvre que Keita Ogami, qui passait son temps à la tourmenter étant petite et à cause de qui elle a peur des hommes, se retrouve dans le même lycée qu'elle, pire encore... Dans la même classe ! Heureusement qu'il y a toujours le gentil Sasaeki. Mais pas de chance pour la jeune fille, Keita est toujours aussi désagréable ! Dépitée, Himari rentre le soir même découvrir sa nouvelle maison et faire la connaissance de son beau-père et de son fils. Elle était loin de s'imaginer que le nouveau mari de sa mère était en fait le père de l'ignoble Keita !
Présentation de l'éditeur Plum est une petite chatte qui vit heureuse dans sa famille. Un jour, elle voit tomber du ciel une petite boule de poils noire ! Il s'agit d'un chaton seul et affamé qu'elle prend en affection et ramène à la maison. Ses maîtres décident immédiatement de l'adopter et de l'appeler Flocon en raison de ses deux petites taches blanches sur la tête. Mais Plum va vite commencer à croire que cette idée n'était pas la meilleure. Car qui va accaparer l'affection de ses maîtres ? Qui va taper dans les croquettes ? Et qui va lui piquer les meilleures places de la maison ? C'est Flocon ! Plum parviendra-t-elle à cohabiter avec son nouveau compagnon ? Découvrez-le dans cette adorable histoire de chats où situations cocasses et attendrissantes s'enchaînent !
Alors que la rose bleue vient d'être enlevée par Haruto, qui veut empêcher les chevaliers de la rose de refaire le sceau, Anis décide de son côté d'assumer son rôle de maître et de passer le pacte ultime avec eux. Voyant que le sceau ne tiendra plus longtemps, ils partent tous à la recherche de Seiran (la rose bleue), qui s'est en fait déjà enfui!! Bien décidé à se sacrifier pour refermer le sceau et sauver ceux qu'il aime, celui-ci se positionne devant en attendant d'être "aspiré".
Revue de presse Plum est une jeune chatte attachée à Taku, son maître, qui vit seul avec sa mère. Lors d’une ballade, Plum aperçoit une drôle de boule noire qui tombe devant elle. Cette boule de poile, c’est un chaton que la mère de Taku décide rapidement d’adopter, et le nomme ainsi Flocon. Mais cet acte de charité, Plum va devoir l’assumer puisque Flocon va tout faire pour lui rendre la vie difficile. Heureusement que Taku est là et qu’il déborde d’amour pour son petit animal !Les chats ont la cote ces dernières années, que ce soit par le biais d’internet ou tout simplement de la bande dessinée et du manga. La boule de poile la plus connue de la BD japonaise est bien entendue la malicieuse Chi dont le manga est édité aux éditions Glénat. Ce succès, plusieurs éditeurs tentent de se l’accaparer. Ce fut d’abord le cas de Komikku avec Yanaka, et Soleil Manga suit maintenant la tendance avec Plum – Un amour de chat, une série encore en cours et comptant 8 volumes au pays du soleil levant à l’heure où ces lignes sont écrites.Le premier constat qui est fait à la fin de la lecture de ce tome et qui se doit d’être signalé, c’est que Plum ne cherche pas à faire de la concurrence à Chi. Le sujet phare est le chat, c’est un fait, mais la narration, le traitement du sujet et les choix scénaristiques sont suffisamment différents pour nous conforter dans l’idée que nous n’avons pas affaire à une pâle copie, mais à un manga à sa propre identité.L’histoire se concentre autour d’un petit foyer composé du jeune Taku et de sa mère, institutrice de danse à domicile. Plum, c’est leur petite chatte, malicieuse, au fort caractère bien souvent, mais qui ne cache pas son amour pour son maître. Les choses se gâtent alors lorsqu’est recueillie flocon, un chaton femelle qui fait la vie dure à cette pauvre Plum.Chaque chapitre de Plum est une aventure à part entière nous narrant les frasques des deux jeunes chattes héroïnes de ce manga. Tourné vers une intrigue drôle et légère, le titre ne se veut pas émouvant ni même « trop mignon » puisqu’est mis à l’honneur le côté taquin des animaux, à travers des déboires amusants. Plum ne se veut pas authentique et touchant comme peut l’être Chi, l’idée ici est de savourer un moment de lecture sympathique aux côtés de ces deux chattes malicieuses au possible. Les aventures sont différentes d’un chapitre à un autre et parfois, la mangaka ne cherche pas à se montrer réaliste et bien qu’elle s’appuie souvent sur des situations vécues, quelques péripéties ont un côté improbable, notamment dans l’épisode où Plum s’infiltre au collège de Taku. Qu’à cela ne tienne, nous prenons l’histoire pour ce qu’elle est, un récit félin très taquin, pour une lecture transpirant la bonne humeur. Il n’en faut pas plus pour se prendre au jeu.Ce qui permet à Plum de se démarquer, c’est que les chats sont ici dénués de toute parole. Le point de vue se faire avant tout du côté de Taku et sa mère, ce qui n’empêche pourtant pas de mettre Plum et Flocon sur le premier plan. Là où Chi s’intéresse avant tout à la découverte innocente du monde par Chi, Plum prend le parti des humains pour observer et réagir devant les comportements animaux des chats. Ainsi, les adorateurs de chats se mettront facilement à la place de Taku ou de sa mère par leurs réactions. Qui n’a jamais été exaspéré devant les bêtises de sa boule de poile, sans se montrer capable de la réprimander ? Natsumi Hoshino, l’auteure, aime les chats et n’hésite pas à nous le faire savoir par son récit.Ce que l’on pourrait reprocher à ce premier tome, c’est de se baser avant tout sur le témoignage de la mangaka plutôt qu’apporter quelques explications aux comportements félins. Certes, les personnages en viennent parfois à expliquer les agissements de leurs boules de poile, mais Plum pourrait se doter d’un intérêt supplémentaire en appuyant cette mécanique de l’œuvre.Si ce premier tome nous propose les 8 premiers chapitres de l’histoire, il n’est pas avare en bonus puisque près d’une trentaine de pages viennent compléter ce premier ouvrage. Au programme de ces suppléments, de courts sketch faisant d’avantage office de témoignage de la part de la mangaka et affirmant que celle-ci s’appuie sur son vécu personnel pour dessiner Plum, mais aussi quelques mini-planches dans lesquelles Plum et Flocon se chamaillent encore et sont cette fois douée de parole. L’idéal donc pour conclure ce moment de bonne humeur !Du côté du dessin, le trait de Natsumi Hoshino se montre très shojo en ce qui concerne les personnages, ceux-ci étant longs, fins et souvent dotés de grands yeux scintillants. Graphiquement, la mangaka se diversifie sans cesse lorsque’elle dessine les félins : son trait peut s’avérer très détourné et comique lors des situations cocasses tandis que sur certaines planches plus attendrissantes, son dessin se fera plus authentique. Le dessin de l’auteure permet donc de s’attacher facilement à ces deux frimousses de chat et son trait peut s’avérer simpliste, il ne manque pas de qualités.Plum a un grand potentiel pour séduire le grand public, y compris les réfractaires au manga, et Soleil Manga l’a bien compris. Ainsi, l’éditeur nous propose une édition de haute tenue : Traduction sans bavure, papier d’excellente qualité, ainsi qu’une couverture au papier épais, solide et granulé, donnant l’impression d’un livre luxueux. Un superbe ouvrage donc qui devrait motiver ceux qui hésitent encore à se procurer le titre !On remarquera le sens de lecture occidental pour Plum, prouva que l’éditeur souhaite rendre accessible le titre au plus grand nombre, ce qui n’est pas un mal. Entre douceur et pitreries félines, Plum a de quoi balayer certains préjugés !Au final, ce premier tome de Plum est hautement satisfaisant. Nous n’avons pas affaire à une pâle copie de Chi, ni même de Yanaka tant le récit prend le parti des humains et se place de leur point de vue pour observer les déboires félins. Le ton se veut plus décalé mais cela n’empêche pas aux deux chattes que sont Plum et Flocon de se montrer attachantes. En définitive, Soleil a fait une excellente acquisition de licence, et c’est avec un grand plaisir que nous suivrons les aventures de la petite Plum ! (Critique de www.manga-news.com)