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Le Dieu crucifié. La croix du Christ, fondement et critique de la théologie chrétienne, 3e édition
Moltmann Jürgen
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204063289
Pourquoi, après la " théologie de l'Espérance ", une " théologie de la Croix " ? Jürgen Moltmann se défend de revenir " des trompettes de Pâques aux chants funèbres du Vendredi Saint ". La théologie de la Croix n'est que l'envers de la théologie de l'Espérance. Il s'agissait dans cet ouvrage du souvenir du Christ sous le mode de l'espérance ; il s'agit maintenant de l'espérance sous le mode du souvenir du Crucifié. Ce projet amène l'auteur à développer successivement une christologie, une théologie, une anthropologie, une ecclésiologie, une " politique " chrétienne. Reprendre aujourd'hui la théologie de la Croix, c'est en effet comprendre le Crucifié à la lumière de sa résurrection et de l'espérance qui en découle. C'est reconnaître que le Dieu trinitaire n'est autre que le Dieu habité par l'histoire et par la souffrance, le Père qui souffre la mort de son Fils dans la douleur de son amour. C'est également redéfinir l'homme véritable et les conditions de sa libération face au Fils de l'homme rejeté et ressuscité dans la liberté de Dieu. C'est encore redonner toute sa force au scandale du Golgotha dans l'ecclésiologie : seule une Eglise qui confesse publiquement sa foi et son espérance en cet homme de Nazareth crucifié sous Ponce Pilate a le droit de se dire chrétienne. C'est enfin mettre fondamentalement en question notre société officiellement optimiste, qui foule aux pieds tant de cadavres. Les critiques ont unanimement présenté cet ouvrage comme l'un des deux ou trois livres les plus importants et les plus intéressants de ces dernières années. Les questions radicales qu'il pose n'interpellent pas seulement les théologiens, mais aussi tous ceux qui se veulent les disciples de Jésus-Christ.
Biographie de l'auteur Jürgen Moltmann est né à Hambourg en 1926. LesÉditions du Cerf ont publié plusieurs de ses uvres, dontLe Seigneur de la danse (1977), Théologie de l'Espérance(1983), Le Dieu crucifié (1990), Jésus, le messie de Dieu(1993), L'Esprit qui donne la vie (1999).
Alors que les femmes ont joué et continuent à jouer un rôle très actif dans l'expansion du christianisme, ce dernier a subi une distorsion au profit des hommes : hiérarchie masculine estompant la communauté ecclésiale, des représentations de Dieu éclipsant certains traits féminins, en particulier le rôle de l'Esprit Saint. Ce livre rappelle le rôle des femmes dans l'Eglise primitive et la mémoire active qu'en ont gardé les siècles ultérieurs. Les traditions de Marie-Madeleine et Marthe en font foi, particulièrement en Provence. Ces témoignages incitent à penser autrement le statut des femmes dans les Eglises d'aujourd'hui. Une autre image de Dieu se dessine alors.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.