Ce Dictionnaire biographique des dirigeants du Grand Orient de France sous le Premier Empire veut éclairer une dimension jusque-là peu étudiée de la France napoléonienne. Entre 1804 et 1815, sous l'autorité attentive de Cambacérès, le numéro deux de Napoléon, des Maréchaux au Conseil d'Etat en passant par le Tribunat ou le Sénat, la direction du Grand Orient est étroitement liée au nouveau pouvoir. La Franc-maçonnerie devient alors un véritable "appareil idéologique d'Etat". Toute une partie de la bourgeoisie, gagnée aux Lumières et aux principes du libéralisme philosophique, ne pouvait plus être intégrée au système politique via le catholicisme rétabli parle Concordat: les loges se substituent alors aux paroisses pour insérer la bourgeoisie voltairienne dans l'Etat napoléonien. Ainsi, ce travail est aussi une enquête sur ces "couches nouvelles" issues de la Révolution, qui s'installent au pouvoir sous l'Empire et dont l'action transformera profondément la France tout au long du XIXe siècle. Mais au-delà de cette approche sociologique, à l'image de l'époque, beaucoup de ces personnages ont eu des vies qui sont de véritables romans, d'obscures provinces aux ors des palais impériaux, des sables du désert égyptien aux neiges de la Russie éternelle. La Franc-maçonnerie y joue souvent un rôle. En effet, rares sont les - grands, moyens... ou petits! - dignitaires de l'Empire qui n'ont pas eu, à un moment ou à un autre, un lien plus ou moins fort avec les loges. Pour certains comme Cambacérès, Junot, Lacépède, Mac Donald, Masséna, Regnaud de Saint-Jean d'Angély, Ségur... elle a même été un élément de formation dans leur jeunesse. Des amitiés, des sensibilités informelles au sein du pouvoir, s'expliquent en partie par une commune fréquentation des loges avant la Révolution, lorsqu'ils n'étaient encore que des jeunes gens qui cherchaient leur chemin dans la société d'Ancien Régime. Aux côtés des grands noms, le lecteur découvrira aussi une galerie de portraits d'"oubliés de l'histoire" à la vie pourtant tout aussi romanesque.
Voici un document essentiel pour comprendre la Franc-maçonnerie du siècle des Lumières et la nature profonde du travail des loges dans cette période fondatrice. D'autant que les sources du Régulateur le rattachent aux commencements mêmes de la Franc-maçonnerie spéculative dans les années 1720 et, au-delà, aux usages de la vieille maçonnerie d'Écosse. -Broché 18 x 23 - 326 pages
Née en Angleterre au début du siècle des Lumières (1717), la franc-maçonnerie entretint immédiatement une relation privilégiée avec les villes portuaires, où elle s'installa très tôt, à Rotterdam en 1721, à Bordeaux en 1732, à Boston en 1733. Par effet de circonstance, ce sont plutôt les professions maritimes qu'elle attira et notamment les officiers de marine. Qu'est-ce qui explique les affinités particulières entretenues entre les francs-maçons et la mer ? Quelles conséquences ces affinités eurent-elles sur la géographie et la vie des loges maçonniques jusqu'à la fin du xixe siècle ? C'est autour de ces deux questions qu'est conçue cette exposition qui accorde une place de choix à l'histoire de la franc-maçonnerie au Havre où ce lieu de sociabilité émergea en 1738. Les lieux mais aussi les hommes de la franc-maçonnerie havraise, figures célèbres ou moins connues, y sont en effet présentés, de même que leur engagement dans la Cité.
Franc-maçon célèbre, personnalité emblématique du Grand Orient de France, Alexandre Louis Roëttiers de Montaleau est un homme sur lequel on a peu d informations. L auteur apporte un éclairage sur la personnalité de cet homme et montre qu il n a jamais été orfèvre du roi, que la franc-maçonnerie ne tient pas toute la place dans sa vie, qu il fut politiquement actif pendant la Révolution et sympathisant des Montagnards. L auteur nous entraine dans une saga familiale romanesque et documentée.
Plus ancienne et plus importante obédience maçonnique d'Europe continentale, le Grand Orient de France est à la fois fidèle aux origines de la franc-maçonnerie et à son texte fondateur, les Obligations de 1723 et totalement atypique. Cet ouvrage en retrace l'histoire et en révèle l'actualité.
Cinquante années auront été nécessaires à la droite française pour, à la façon du bernard-l'hermite, creuser la coquille où la République avait construit l'école publique, laïque et obligatoire, et y faire son gîte. Le livre de Guy Georges donne, avec rigueur, les étapes de cette " déconstruction " dont il retrace le cheminement avant d'en mesurer les conséquences et les dérives. A l'opposé de ceux qui veulent le triomphe exclusif des intérêts privés sur l'intérêt publie, la laïcité ne vaut que par la réalité effective des trois principes constitutionnels : liberté, égalité, fraternité. C'est à cette seule condition, et particulièrement à l'école, que la laïcité demeurera la pierre angulaire de la République -, et non un faux-nez !...
Ici la République est à couvert " disait Jacques Mitterrand en parlant du rôle historique du Grand Orient de France, cette " citadelle de la liberté. " L'énergie, le ton de l'ancien Grand Maître font de chaque page de son livre un plaidoyer pour la liberté. Car La Politique des Francs-Maçons est un livre de combat, loin des faux consensus de la pensée unique et des compromis qu'elle autorise. Un livre à offrir à ceux qui s'interrogent sur ce qu'est la maçonnerie - et à lire par tous les maçons qui souhaitent retrouver le sens de leur engagement.
Quand certains prophétisent la fin de l'humanisme, quand l'humanitaire apparaît comme le dernier recours de l'humain, quand les religions se veulent à leur tour humanistes et que les manipulations génétiques remettent radicalement en cause le statut même de l'homme - que signifie aujourd'hui le mot Humanisme ? Une interrogation passionnante et rigoureuse sur l'actualité et l'avenir de l'Humanisme. - Broché
Puni par les dieux pour avoir révélé leurs secrets, Sisyphe est le père le père mythique de l'humanisme. Il a fait du destin, dit Albert Camus, " une affaire d'homme qui doit être réglée entre les hommes ". Au terme d'un siècle qui aura connu les pires massacres de l'histoire, qui aura nié l'éminente dignité de l'être humain, mais qui en même temps aura conçu la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, les questions concernant le statut de l'humanisme sont innombrables. Quels sont les mythes ayant présidé au concept d'homme ? L'homme est-il un mythe ou simplement un animal un peu plus évolué que les autres ? Comment est né l'humanisme ? Comment peut-on le définir ? Doit-on le définir ? Qu'en est-il de l'humanisme aujourd'hui ? Le christianisme est-il un humanisme ? Oui, répondent en chœur les partisans du religieusement correct qui tiennent en cette année de Jubilé le haut du pavé médiatique. Rien n'est moins sûr répond l'auteur qui a passé au crible de la raison des centaines de publications paroissiales et diocésaines. L'Homme est au centre des préoccupations des Francs-Maçons, mais sont-ils pour autant humanistes ? La question est non moins iconoclaste, à tout le moins, la réponse ne saurait être univoque. L'humanitaire est-il le dernier avatar de l'humanisme ? Ne ressemble-t-il pas à Sisyphe s'évertuant inlassablement à remonter son rocher ? La guerre du Kosovo est-elle la dernière du XXe siècle ou la première du XXIe siècle ? C'est à ces questions et à quelques autres que s'efforce de répondre l'auteur de l'Humanisme à l'Humanitaire.
Ainsi, dans un premier temps, la philosophie nouvelle réalise la synthèse de la philosophie traditionnelle et de la théologie, de la science antique et de la révélation testamentaire, de la science des Arabes et de celle de l'Occident chrétien, réconciliant Platon, Aristote et Pythagore, Moïse, Salomon et Abraham, et Jésus, qui est, lui, la pierre d'angle du nouveau savoir. Elle fonde l'accord des deux lumières principales, la physique et la mathématique d'une part, la lumière de l'Evangile d'autre part. L'autel qui recouvre la tombe de Christian Rose-Croix contient des inscriptions qui ont trait à ces deux connaissances. Dans un second temps, elle implique la connaissance des Rotae mundi, des roues du monde, c'est-à-dire des "cycles", des différentes périodes cycliques de l'histoire du monde. Enfin, elle regroupe la science du microcosme et celle du macrocosme. "
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Le talentueux romancier Christian Jacq s'est lancé dans une riche enquête sur une société initiatique qui interroge: la franc-maçonnerie. Quelles sont ses origines, ses secrets, ses symboles, ses buts? Avec clarté et précision, Christian Jacq répond à ces questions en nous racontant l'histoire maçonnique selon ses trois époques principales: des origines mythiques à la fin du monde antique, de l'aube du Moyen Age au début du XVIIIe siècle. de 1717 à nos jours. Les découvertes historiques et archéologiques viennent éclairer les sources mythiques et symboliques que l'auteur étudie avec passion. Au-delà des courants maçonniques demeurent l'esprit fraternel de la franc-maçonnerie, l'initiation et les symboles qui ont préservé l'héritage des plus anciennes civilisations; une dimension sacrée doit notre monde moderne a cruellement besoin.
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.