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Thomas Mann. Une affaire de famille
Möller Hildegard ; Canal Denis-Armand
TALLANDIER
29,00 €
Épuisé
EAN :9782847343519
Dans la famille Mann, il y a aussi les femmes. A l 'ombre de la montagne magique élevée par leur grand homme, ont-elles été heureuses ? Nées riches et rapidement devenues célèbres, membres d'une famille qui était admirée en Allemagne à l'égal d'une famille aristocratique, elles fréquentèrent les personnalités les plus importantes de leur époque, depuis le début du siècle jusqu'aux années 1960. Et pourtant, aucune d'entre elles ne put sortir vraiment de l'ombre de Thomas Mann, géant de la littérature. Elles rivalisèrent pour attirer l'attention et obtenir l'amour de leur grand magicien , qu'elles qu'aient été les diversités de leurs itinéraires personnels. Il y avait Katia, la patronne de la famille, au service de son grand homme de mari ; la sauvage Erika, la fille préférée, toujours prête à faire scandale, avec son époux Gustaf Gründgens comme avec son frère Klaus ; Monika la mal aimée vainement en quête de reconnaissance ; et Elisabeth, la tout petite qui fut cependant la plus indépendante de toutes... Et toutes empoignées par la littérature, pour le meilleur souvent, parfois pour le pire. Hildegard Möller raconte ainsi le roman vrai d'une famille exceptionnelle, nourri aux meilleures sources, et qui a obtenu outre-Rhin un très grand succès. . . Hildegard Möller, née à Berlin, s'intéresse depuis plusieurs années à la famille Mann. Après avoir obtenu un doctorat, elle a travaillé à L'Institut für Zeitgeschichte de Munich, et collaboré entre autres au grand projet sur L'émigration de langue allemande après 1933 .
Féminisme et multiculturalisme ont au moins un objectif commun : souligner et dépasser les limites de la théorie libérale de la justice. Parce que certaines inégalités touchent spécifiquement les femmes ou les membres de cultures minoritaires, considérer seulement l'individu abstrait laisse dans l'ombre bon nombre d'injustices. Autrement dit, le féminisme et le multiculturalisme se ressemblent parce qu'ils se donnent d'abord pour tâche un travail de mise en lumière : décrire et rendre visibles des identités qui passent trop facilement sous silence, éclairer des situations d'injustices qui demeurent trop souvent cachées dans la sphère privée ou qui mettent en jeu le rapport délicat de l'individu à la communauté. Et décrire pour revendiquer, enfin, des droits spécifiquement destinés à protéger l'individu dans son appartenance générique ou culturelle. Mais féminisme et multiculturalisme se rejoignent-ils autrement que par ce combat commun ? Le détail des mesures politiques semble bien souvent révéler une tension manifeste entre les deux projets. En effet, comme Susan Moller Okin l'a fortement dénoncé dans un article fondateur de 1997 traduit ici en français pour la première fois, les mêmes cultures minoritaires que l'on cherche à défendre ont parfois des caractéristiques patriarcales problématiques : il est alors fort à craindre que le multiculturalisme ne soit un nouvel ennemi du féminisme. Entre défense des cultures et droit des femmes, faudrait-il donc choisir ?
Résumé : Le droit, les m?urs et les pratiques sociales tendent à représenter la famille comme un domaine séparé, exclusif de toutes considérations s'exprimant en termes de justice et d'égalité - lesquelles sont conçues comme relevant du domaine " public ". Considérant que " le mariage et la famille, tels qu'ils sont pratiqués dans notre société, sont des institutions injustes ", Susan Mollet Okin refuse toutefois de se contenter de montrer en quoi ils favorisent l'inégalité entre les hommes et les femmes. Car il faut aussi et surtout, à ses yeux, défendre la nécessité d'étendre la réflexion sur la justice à la sphère familiale. Justice, genre et famille fut ainsi conçu comme un complément indispensable à la Théorie de la justice de John Rawls, parce que cette ?uvre qu'elle admirait tant n'avait pas répondu à la question que, pour sa part, elle résolut de faire sienne : " Dans quelle mesure est-il possible de faire co-exister la justice et le genre ? ". Dix-huit ans après la Théorie de la justice, le majestueux effort critique entrepris par Okin consista donc avant tout à s'efforcer de réintroduire dans la pensée toute une dimension du problème de la justice que Rawls, tout en le posant si bien, avait sur ce point manqué.
Son vrai nom, c'est György, mais ses nouveaux maîtres l'appellent Max. Max, c'est un berger hongrois, poilu et placide, adopté par une petite famille qui, comment dire?, manque de savoir vivre!N'a t on pas idée de le siffler quand il est sur le point d'attraper un lapin? De lui imposer cette peste noire de Mimi qui lui dispute, toutes griffes dehors, les meilleures places de la maison? Et pourquoi l'inscrire dans une école de dressage cauchemardesque? Vraiment, quelle indélicatesse! Quant à ses rendez vous chez le toiletteur, mieux vaut ne pas y penser! Ah, oui, vraiment, pourquoi l'enquiquiner avec tout ça, quand il ne demande qu'à rêver tranquillement aux troupeaux de la Puszta, ces grandes plaines hongroises où il est né?Heureusement, il y a la Petite, le bébé de la maison, pour lui apporter un peu de réconfort. Avec elle, Max ne s'ennuie jamais. Il accompagne ses premiers pas et partage ses bêtises tout en veillant sur elle.Mais au fil des jours, à force de bonne volonté et d'aventures rocambolesques, Max saura se faire apprécier à sa juste valeur parsa petite famille, et même par la chatte Mimi!
Johansen Hanna ; Müller Hildegard ; Gehlert Sylvia
Isabeau, une chatte maligne qui n a pas sa langue dans sa poche, nous rappelle que si l on ne choisit hélas pas sa famille, on doit faire avec, elle qui apprécie néanmoins ses maîtres et leur maison, même s ils ne savent pas, d un rapide et efficace coup de langue, faire une toilette digne de ce nom! Ceux-ci ont de plus l idée saugrenue d adopter un chien tout fou qui aboie et remue la queue sans raison. Ensuite, ils osent même avoir un bébé qui braille et accapare si bien l attention de ses parents qu ils en oublient l horaire des repas d Isabeau! Encore heureux que le nouveau venu ne réclame pas bruyamment sa laisse, ne laisse pas de flaques dans l appartement et ne morde pas le facteur! Ces deux-là troublent l ordonnance quotidienne de la vie telle que la conçoit une chatte raffinée, soucieuse de son confort et de sa liberté qui s en indigne avec humour et philosophie.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.