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Raison Publique N° 9, Octobre 2008 : Femmes et multiculturalisme : quelle reconnaissance pour quelle
Moller Okin Susan ; Chavel Solange ; Andrieu Kora
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782840506232
Féminisme et multiculturalisme ont au moins un objectif commun : souligner et dépasser les limites de la théorie libérale de la justice. Parce que certaines inégalités touchent spécifiquement les femmes ou les membres de cultures minoritaires, considérer seulement l'individu abstrait laisse dans l'ombre bon nombre d'injustices. Autrement dit, le féminisme et le multiculturalisme se ressemblent parce qu'ils se donnent d'abord pour tâche un travail de mise en lumière : décrire et rendre visibles des identités qui passent trop facilement sous silence, éclairer des situations d'injustices qui demeurent trop souvent cachées dans la sphère privée ou qui mettent en jeu le rapport délicat de l'individu à la communauté. Et décrire pour revendiquer, enfin, des droits spécifiquement destinés à protéger l'individu dans son appartenance générique ou culturelle. Mais féminisme et multiculturalisme se rejoignent-ils autrement que par ce combat commun ? Le détail des mesures politiques semble bien souvent révéler une tension manifeste entre les deux projets. En effet, comme Susan Moller Okin l'a fortement dénoncé dans un article fondateur de 1997 traduit ici en français pour la première fois, les mêmes cultures minoritaires que l'on cherche à défendre ont parfois des caractéristiques patriarcales problématiques : il est alors fort à craindre que le multiculturalisme ne soit un nouvel ennemi du féminisme. Entre défense des cultures et droit des femmes, faudrait-il donc choisir ?
Les rayons de miel, les essaims, les fourmilières... nous connaissons, mais nous ne savons rien de la façon dont les insectes se débrouillent avec leurs petits. Pourtant, quelle ingéniosité ! Le charançon roule des feuilles pour y pondre ses oeufs, le bousier fait des boules de bouse ou de crottin qu'il enterre, certaines abeilles utilisent de vieilles coquilles d'escargot ! Au fil des pages, poésie et naturalisme se mêlent pour faire découvrir le monde qui nous entoure - sur une branche, dans un bac à sable ou la crevasse d'un mur. Découvrez les grandes aventures du monde minuscule des insectes bâtisseurs...
Résumé : Le droit, les m?urs et les pratiques sociales tendent à représenter la famille comme un domaine séparé, exclusif de toutes considérations s'exprimant en termes de justice et d'égalité - lesquelles sont conçues comme relevant du domaine " public ". Considérant que " le mariage et la famille, tels qu'ils sont pratiqués dans notre société, sont des institutions injustes ", Susan Mollet Okin refuse toutefois de se contenter de montrer en quoi ils favorisent l'inégalité entre les hommes et les femmes. Car il faut aussi et surtout, à ses yeux, défendre la nécessité d'étendre la réflexion sur la justice à la sphère familiale. Justice, genre et famille fut ainsi conçu comme un complément indispensable à la Théorie de la justice de John Rawls, parce que cette ?uvre qu'elle admirait tant n'avait pas répondu à la question que, pour sa part, elle résolut de faire sienne : " Dans quelle mesure est-il possible de faire co-exister la justice et le genre ? ". Dix-huit ans après la Théorie de la justice, le majestueux effort critique entrepris par Okin consista donc avant tout à s'efforcer de réintroduire dans la pensée toute une dimension du problème de la justice que Rawls, tout en le posant si bien, avait sur ce point manqué.
Résumé : Vers 1150, un jeune homme passionné d'astronomie parcourut plusieurs milliers de kilomètres depuis son Italie natale jusqu'à Tolède dans le seul but d'y dénicher un exemplaire en arabe de l'Almageste de Ptolomée. Gérard de Crémone devait y passer le restant de ses jours, apprenant l'arabe et traduisant inlassablement en latin plus de soixante-dix manuscrits antiques qu'on croyait perdus. Comme lui, d'autres hommes avides de connaissances, marchands, lettrés, copistes et moines - Arabes d'abord, puis Latins - se firent passeurs de livres, de caravane en palais et de caravelle en monastère. C'est l'incroyable histoire sur mille ans de la transmission du socle de notre pensée scientifique que nous conte Violet Moller en digne émule de Stephen Greenblatt (Quattrocento). D'Alexandrie à Bagdad, de Cordoue à Tolède, de Salerne à Palerme, elle mène l'enquête sur la piste de ces sept cités du savoir qui brillaient au coeur du Moyen Age et nous conduit jusqu'aux presses d'imprimerie de Venise qui permettront à la géométrie d'Euclide, au système d'étoiles de Ptolémée et aux écrits sur la médecine de Galien de parvenir jusqu'à nous.
L'Atlas de poche d'anatomie en coupes sériées, de Torsten B. Möller et Emil Reif, est un manuel de référence reconnu des radiologues. Il est l'outil indispensable présentant, dans ce volume 1, toutes les structures anatomiques de la tête et du cou. Cet ouvrage est constitué de 792 illustrations : des images radiologiques de haute résolution (IRM et tomodensitométrie) obtenues avec les dernières technologies et des schémas précis en couleur. Pratique, le système en double page du livre couple chaque image radiologique à un schéma permettant d'identifier les structures observées. Chaque coupe est accompagnée d'un dessin indiquant le niveau de la coupe. Cette 4e édition a été augmentée et enrichie. De nombreuses images ont été remplacées et d'autres ont été ajoutées. Cet atlas consacre une plus large part à la dénomination des espaces du cou.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?