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Etre initié à l'heure des mutations anthropologiques
Molinario Joël ; Morel Isabelle
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204126809
Le souci de l'évangélisation suppose que l'on remette sans cesse l'ouvrage sur le métier. En effet, la mise en oeuvre de tout acte catéchétique nécessite une prise en compte de cinq champs en perpétuelle évolution et articulation entre eux : théologie, société, anthropologie, pédagogie et ecclésiologie. Or, l'un de ces cinq champs semble aujourd'hui interroger un nombre croissant de chercheurs et de praticiens, bien au-delà du cercle restreint des théologiens. Le champ anthropologique peut même être étiqueté "en crise". Il n'existe plus en effet, à l'heure actuelle, de consensus anthropologique à partir duquel penser une société commune. Il était donc logique que l'ISPC relève le défi d'interroger ce qui est en jeu dans l'action catéchétique quand le champ anthropologique est en crise. Ce fut le but du huitième colloque de son histoire. Fidèles à la dynamique de la théologie pratique, les organisateurs ont tenu à faire dialoguer autant que possible les différentes disciplines de la théologie et celles des sciences humaines. Ceci donna lieu à des conférences menées par des experts habitant les différents champs et osant exposer leur expertise à celles de leurs collègues, suivi d'ateliers où dialoguèrent chercheurs et praticiens. Cet ouvrage rassemble l'essentiel des interventions proposées à l'occasion du VIIIe colloque international de l'ISPC (Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique, au Theologicum de l'Institut Catholique de Paris). Il a rassemblé 270 participants du 7 au 10 février 2017.
Biographie de l'auteur Joël Molinario est théologien, maître de Conférence au Theologicum de l'Institut catholique de Paris, directeur adjoint de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique, (ISPC), formateur à l'Institut supérieur de formation pour l'Enseignement catholique (ISFEC-idf).
Ce livre pratique a été conçu pour apprendre les bases de l'électrocardiogramme. Après un court rappel anatomique et physiologique, il vous ; initiera à la technique et la lecture d'un ECG avant d'effectuer vos premières analyses de tracés... Au fil des pages, vous pourrez enrichir votre vocabulaire ; concernant la rythmologie, améliorer vos connaissances théoriques sur les différents troubles du rythme et de la conduction et les syndromes coronariens tout en développant votre méthodologie d'analyse des ECG. De nombreux schémas illustrant le texte participent à une meilleure compréhension. 31 ECG numérisés, avec leurs interprétations, sont réunis en fin d'ouvrage pour tester vos nouvelles compétences ainsi que des fiches pratiques vous aider dans vos analyses. Que vous soyez aide-soignant(e), étudiant(e) en soins infirmiers, infirmier(ère) ou bien même étudiant(e) en médecine, cet ouvrage sera un allié de taille pour vos envies de comprendre, d'analyser et d'agir !
Résumé : Comment deviendra-t-on chrétien dans les années à venir ? Ce questionnement est désormais le souci de tous les responsables et acteurs pastoraux. Ces catéchètes sont confrontés à l'évolution des pratiques d'évangélisation et doivent habiter des postures diverses. Ils sont tour à tour appelés à être enseignant, animateur, accompagnateur, transmetteur, témoin, frère, disciple... Une telle complexité rend la tâche du catéchète difficile. Comment honorer l'ensemble de ces facettes, constitutives de sa mission, dans une société et une culture en crise ? Plutôt que de perfectionner des techniques de transmission, l'urgent pour le catéchète est bien d'interroger sa propre posture de croyant et de prendre en considération les interactions de sa mission avec la posture des catéchisés et des autres croyants de la communauté ecclésiale. Au final, la question qui se pose au catéchète est celle des points d'appui qu'il a repéré pour sa propre foi et des moyens dont il dispose pour les rendre accessible au plus grand nombre. Cet ouvrage rassemble l'essentiel des interventions proposées à l'occasion du VIIe colloque international de l'ISPC (Institut supérieur de pastorale catéchétique, au Theologicum de l'Institut catholique de Paris). Organisé en partenariat avec la Faculté de Théologie de l'Université catholique de Louvain, il a rassemblé plus de 350 participants du 17 au 20 février 2015.
Ce livre veut rendre compte d'une expérience qui fonde la vie de l'Eglise depuis 2000 ans : celle d'être à l'écoute de la Parole de Dieu transmise par un texte fondateur pour notre histoire et pour notre culture : la Bible. Si Dieu est en lui-même inaccessible, les chrétiens croient cependant que Dieu s'adresse aux hommes comme on s'adresse à des amis. Dieu qui est invisible peut être entendu à travers l'écoute et la lecture de la Bible. Joël Molinario présente ici la manière dont l'Eglise écoute la Parole de Dieu celle dont elle transmet cette Parole. Ecouter et transmettre, le lien est intime et fondateur. Ce livre veut éclairer ce lien vital pour les catéchistes comme pour chaque chrétien. Pour cela, il montre que l'Eglise n'existe que pour transmettre cette passion de la Bible entendue comme Parole de Dieu, pilier de l'évangélisation.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.