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Jean Tinturier (1921-1945). Séminariste "L'un des Cinquante"
Molette Charles
F X DE GUIBERT
22,80 €
Épuisé
EAN :9782755402193
L'introduction de cet ouvrage pose la lourde question que soulevait déjà en 1945 le Père de Lubac: "Il semble que l'Église ait honte de ses martyrs". Pourquoi? Le silence qui, aujourd'hui encore, semble recouvrir leur mémoire proviendrait-il d'un "changement de paradigme" dans le catholicisme français? Jean Tinturier, séminariste de Bourges contraint par le S.T.O., est parti avec sa classe d'âge requise dans le Reich. En Thuringe où il arrive, il se donne à l'action catholique pour soutenir ses compagnons: cette résistance d'inspiration chrétienne, localement organisée, se traduit alentour par un fraternel soutien moral et spirituel. Repéré par la Gestapo, il est arrêté parce que "par son action catholique auprès de ses camarades français pendant son service du travail obligatoire, J. T. est un danger pour l'État et le peuple allemand." De Berlin arrive la condamnation aux camps de concentration: Flossenbürg, Mauthausen, Auschwitz et retour à Mauthausen... pour, entre deux jocistes, y mourir, ayant en ses mains une planchette dans laquelle il avait fait dix crans... son chapelet. Cette action catholique française, la "Mission Saint Paul', fut la seule de ce genre organisée au sein des dix millions de Zwangsarbeiter provenant de toute l'Europe et asservis par le Grand Reich. Page de lumière et d'entraide. Victoire de l'amour et de l'amitié sur la haine farouche, Joël Fortmann, jeune historien allemand, estime que cette" résistance pacifique de l'action catholique française a fortement participé à la construction d'une Europe nouvelle, pacifique... Mais jusqu'à présent l'Eglise s'est tue. Pourquoi? " Biographie: Mgr Charles Molette, spécialiste d'histoire religieuse contemporaine, depuis ses grands travaux sur la prise de conscience des responsabilités du laïcat catholique dans l'Église et la cité, a défriché la réaction des catholiques français en face de l'idéologie nazie. Il a ainsi contribué à révéler que la Seconde Guerre mondiale avait une dimension idéologique, visant à détruire toute trace d'humanité chez l'" homme nouveau "nazifié. Il a été canoniquement désigné comme" postulateur général de la cause de béatification collective "des Cinquante martyrs victimes du décret de persécution explicitement porté contre l'activité de l'action catholique française au sein des travailleurs civils français requis dans le Reich".
Dès le 11 juin 1940 (avant, donc, l'entrée des Allemands dans Paris), le cardinal Tisserant écrivait : " Nos gouvernants ne veulent pas comprendre la nature du vrai conflit et ils s'obstinent à s'imaginer qu'il s'agit d'une guerre comme dans l'ancien temps. " Il dénonçait, alors, la guerre idéologique du nazisme, dont l'infiltration n'épargna, d'ailleurs, aucun secteur de l'opinion, y compris certains mouvements ou organismes d'Eglise. Depuis, le traumatisme de la défaite militaire, l'armistice, l'occupation et son omniprésence policière, la libération héroïque du territoire national par la conjonction des maquis de l'intérieur et des armées alliées, l'heure sombre de l'ouverture des camps et de la découverte de la Shoah, ont formé une mémoire collective, dans laquelle le témoignage spirituel de l'exigence missionnaire chrétienne, même vécue jusqu'au martyr, ne trouve pas sa place. Déjà, en septembre 1945, le père de Lubac écrivait : " Il semble que l'Eglise ait honte de ses martyrs ". Et pourquoi ? Qu'en est-il maintenant ? Pourtant, dans cette oeuvre de salut public contre le dévoiement des esprits, que d'efforts se sont conjugués, y compris de la part de tant de " bonnes soeurs " qui, sans avoir de formation politique, avaient au moins la " formation du coeur ". Combien, pour sauver leurs frères de la nazification des esprits, ont affronté expressément le paganisme nazi. Jusque dans les camps de concentration, ils relevaient autour d'eux le moral et redonnaient la fierté humaine, allant jusqu'à offrir leur sang à Dieu pour leurs frères !
Couëssin Pierre de ; Fruchaud Henri-Paul ; Molette
Eugène Lemoine. Un petit gars de Saint-Brieuc, né en 1920. Son histoire va être brève, mais avec une extraordinaire densité humaine et chrétienne. A 14 ans, apprentissage de menuisier, puis compagnon. Très vite, il va entrer dans la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) naissante. Il connaît le Front Populaire de 1936. En juillet 1937, il est au Parc des Princes au milieu de 50000 autres jeunes travailleurs. En 1942, il devient Président de la JOC de son département. C'est l'Occupation. Plusieurs possibilités: entrer dans la Résistance? Rejoindre la France Libre? Mais, parce qu'il était jociste, ce petit menuisier, qui se voulait pleinement du monde ouvrier, va subir le STO en Allemagne. Assurément, il avait, le 14 mars 1943, dénoncé véhémentement ces mesures iniques de déportation. Pour le Christ, loin de se dérober à cette mesure, il s'est voulu solidaire des requis: Pour moi, je pars accompagner les gars qui n'ont pas le choix. Je serai jociste au milieu d'eux. Le voici à Wittenberg, la patrie de Luther. Tout de suite, il reprend sa vie militante. La JOC s'organise clandestinement. Le carnet de bord d'Eugène, rapporté par des camarades, va parler de merveilles et d'horreurs. Une première arrestation: Vous êtes manipulé par Suhard (cardinal-archevèque de Paris), vous êtes trop bon. Libération au bout de 21 jours. Épuisé, il raconte ce qu'il a vu et vécu. Malgré le décret qui interdit l'apostolat catholique en Allemagne, il persiste. Nouvelle arrestation. Camp de concentration de Z6schen. Travail abrutissant. Le voici dans un de ces effroyables "réviers" dont ont parlé les rescapés. Dysenterie généralisée. Absence de soins. Agonie solitaire. D'après les archives allemandes, il meurt le 8 février 1945. Biographie: Pierre de Couéssin, ordonné prêtre en 1954 pour le diocèse de Saint-Brieuc. Aumônier National JOC de 1967 à 1973. Secrétaire Adjoint de la Commission Épiscopale des Migrants de 1973 à 1976 De nouveau en paroisse. Puis vicaire général de 1978 à 1989. Curé de Dinan de 1989 à 2004. Actuellement, recteur du Sanctuaire Marial Diocésain de Notre Dame de Toute Aide, en Centre Bretagne.
Un Français sur vingt mille a été décoré de la médaille Yad-Vashem décernée par l'Etat d'Israël aux non-juifs qui, au péril de leur vie, ont sauvé des compatriotes menacés par l'antisémitisme... La proportion monte à 4, 25% parmi les " permanents " de l'Eglise catholique. C'est dire que l'indéniable pénétration d'idéologies contraires à la foi chrétienne, au sein même des mouvements et organismes ecclésiaux, s'est accompagnée d'une authentique résistance. Des " bonnes soeurs ", sans formation politique, ont puisé dans " la formation du coeur " les racines d'actions vécues dans la clandestinité. Les chrétiens, et singulièrement les plus engagés, allaient être actifs dans les combats de la Libération et beaucoup y ont laissé leur vie. Dans le même temps, d'autres _ enfermés dans les camps de la mort _ allaient jusqu'à cette offrande du sang : pour " l'Eglise ", " a classe ouvrière ", " la paix _ spécialement entre la France et l'Allemagne ", " nos bourreaux " et même " nos délateurs ". Etendue des recherches, rigueur de la méthode et qualité des analyses se conjuguent pour mettre en lumière une grandeur humaine et chrétienne trop longtemps occultée par la clandestinité où elles étaient condamnées à se déployer, compte tenu des circonstances de l'époque. Par-delà la résistance chrétienne à l'idéologie nazie, se dégage une leçon de courage et d'espérance pour tous les hommes épris de liberté face à tous les totalitarismes. Mgr Charles Molette, né en 1918, a été chercheur au. C. N. R. S. pendant quelque vingt-cinq ans. Sa grande thèse (Sorbonne, 1968) sur l'histoire de L'Association catholique de la Jeunesse française, ainsi que ses recherches sur les congrégations féminines, dans le domaine des archives, ont ouvert des voies neuves en France et à l'étranger. Ses publications, souvent couronnées par l'Institut, demeurent des ouvrages de référence et sont à l'origine de nombreuses initiatives. Parmi ses recherches, il faut compter une série de publications sur la résistance spirituelle au nazisme : " Religieuses françaises, durant la Seconde Guerre mondiale " ; " Les victimes du décret de persécution nazi du 3 décembre 1943 contre l'apostolat catholique français, en Allemagne " ; et leur " dévotion sur la route du martyre " ; " Le message du 28 juillet 1947 de Jacques Maritain à la Conférence internationale de Seelisberg pour combattre l'antisémitisme ". Aujourd'hui, il essaie de typer les différentes formes de résistance d'inspiration chrétienne chez les. " permanents " de l'Eglise. " Il y a de multiples demeures dans la maison du Père " ; il y a aussi de multiples façons de prier, mais c'est le rôle de Marie de nous introduire dans cette prière. Comme à Noël, c'est Marie qui nous donne Jésus ; comme au Calvaire, Marie est près de ceux qui souffrent ; comme à la Pentecôte, elle attend avec nous l'Esprit-Saint. Alors, pour la connaître davantage, pour découvrir sa sollicitude de Mère, ce petit livre est notre compagnon de route. Il nous fait découvrir l'action de Marie qui intercède pour nous, nous encourage, nous stimule à prier, à nous aimer, à nous aider, etc. Nous y trouvons les prières de nos contemporains qui ont voulu dire à Marie leur amour et implorer sa maternelle protection ; celles de milliers de chrétiens qui, avant nous, ont dit cela à leur manière... Autant de chemins pour nous aider à prier Dieu _ Père, Fils, Esprit-Saint _ avec et par Marie. Ordonné en 1989, en la fête de Notre-Dame du Rosaire, Hubert Lelièvre, 30 ans, est prêtre de paroisse dans le diocèse de Rome où il s'occupe plus particulièrement des jeunes. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Sainte Vierge et d'un ouvrage sur le Curé d'Ars (aux mêmes Editions). Il participe régulièrement à la revue Chrétiens vers les cimes. Au milieu des bouleversements de notre société, le pape ne cesse de nous rappeler l'actualité du message du Christ, ses exigences et ses implications.
Le 60e anniversaire de la libération des camps vient de rappeler la perversité du nazisme, qui visait à anéantir toute dignité de l'homme et à détruire tous les liens humains et spirituels qui ne procédaient pas de l'idéologie national-socialiste. Né le 16 juin 1920 dans le 6e arrondissement de Paris, élève à "Stanislas", scout, entré chez les Franciscains, Gérard Cendrier veut consacrer sa vie à servir ses frères humains. Ne se dérobant pas à la réquisition du STO, il veut en faire un "service". Chargé du "service d'Entr'aide de Cologne", sa foi chrétienne l'incite à servir "la cohésion des travailleurs français"; son activité débordante, l'organisation des loisirs, son dévouement aux malades, le service de la bibliothèque, etc., le mettent en évidence. L"" activité organisatrice répréhensible "(sic) de la" Mission SaintPaul "à Cologne est dénoncée à la police allemande par" un français engagé volontaire pour le travail en Allemagne ". Pourchassée pour le motif de" résistance spirituelle ", elle est systématiquement démantelée. Ainsi Gérard est-il envoyé au camp de concentration de Buchenwald avec une soixantaine de responsables et membres de l'organisation catholique française de la région" Cologne-Rhénanie ". II invite ses camarades à prier pour leurs bourreaux les plus sadiques:" Ce sont des malheureux et il faut, au contraire, accepter nos souffrances et les offrir à Dieu, en priant pour le salut de ceux qui nous font souffrir ". Cette" résistance non armée, écrit Joël Fortmann, jeune historien allemand, était uniquement une lutte contre une idéologie païenne ". Et il ajoute:" À l'époque actuelle où se répand l'hostilité contre les étrangers et où règne de plus en plus la persécution dans le monde entier nous avons besoin de modèles. Or les modèles existent: ils devraient être et doivent être donnés par l'Église à la face de toutes les nations ". Biographie de l'auteur Mgr Charles Molette, spécialiste de l'histoire religieuse contemporaine, a largement contribué à révéler que la Seconde Guerre mondiale avait une dimension idéologique visant à détruire toute trace d'humanité chez" l'homme nouveau "nazifié. II a été canoniquement désigné comme" postulateur général de la cause de béatification collective "des Cinquante martyrs victimes d'un décret de persécution explicitement porté contre" l'activité de l'action catholique française au sein des travailleurs civils français requis dans le Reich "."
Seignalet Dominique ; Seignalet Anne ; Joyeux Henr
Biographie de l'auteur Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, Jean Seignalet a été maître de conférences à la Faculté de médecine de Montpellier et praticien hospitalier. Il a dirigé pendant trente ans le laboratoire d'histo-compatibilité de Montpellier. Il a été un pionnier des greffes d'organes et de tissus, en particulier des transplantations rénales. Il a développé des examens biologiques qui aident au diagnostic et à la prévention de certaines maladies. Il a exercé ses activités aussi bien dans le domaine de la biologie que dans celui de la clinique.
J'ai 23 ans, je suis née avec le "droit à la contraception" . On ne m'a pas demandé si j'étais pour ou contre : là n'est d'ailleurs pas l'enjeu. Mais je suis une de ces jeunes impertinentes qui osent poser des questions : - Quelle est cette fameuse liberté qui se vit dans la dépendance au médecin par l'intermédiaire de la technique ? - A quoi sert-il d'être disponible en permanence quand le désir est sous contrôle d'hormones artificielles ? - Au nom de quoi ou de qui les femmes devraient-elles accepter les risques des effets secondaires de la pilule sur leur santé ? Ma génération est confrontée au nombre désespérant de divorces, aux "pannes" de désir sexuel des couples, aux défis de l'écologie et aux problèmes croissants d'infertilité. Notre génération aspire à une véritable libération, elle veut un moyen de régulation des naissances du XXIe siècle, qui soit au service de l'amour et de la sexualité, respectueux de la vie humaine et de l'environnement. Ce livre est une réédition. Aujourd'hui, Thérèse Hargot est mère de trois enfants. Philosophe (Paris I-Sorbonne) et sexologue (UC Louvain-Belgique), elle intervient dans les écoles, les médias et pour diverses organisations afin de susciter la réflexion sur les enjeux de la vie sexuelle et affective. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) et Aime, et ce que tu veux, fais-le ! aux éditions Albin Michel.