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Gérard Cendrier "L'un des Cinquante". Scout et franciscain (Paris, 16 juin 1920-Buchenwald, 24 janvi
Molette Charles
ARTEGE
16,85 €
Épuisé
EAN :9782903242862
Le 60e anniversaire de la libération des camps vient de rappeler la perversité du nazisme, qui visait à anéantir toute dignité de l'homme et à détruire tous les liens humains et spirituels qui ne procédaient pas de l'idéologie national-socialiste. Né le 16 juin 1920 dans le 6e arrondissement de Paris, élève à "Stanislas", scout, entré chez les Franciscains, Gérard Cendrier veut consacrer sa vie à servir ses frères humains. Ne se dérobant pas à la réquisition du STO, il veut en faire un "service". Chargé du "service d'Entr'aide de Cologne", sa foi chrétienne l'incite à servir "la cohésion des travailleurs français"; son activité débordante, l'organisation des loisirs, son dévouement aux malades, le service de la bibliothèque, etc., le mettent en évidence. L"" activité organisatrice répréhensible "(sic) de la" Mission SaintPaul "à Cologne est dénoncée à la police allemande par" un français engagé volontaire pour le travail en Allemagne ". Pourchassée pour le motif de" résistance spirituelle ", elle est systématiquement démantelée. Ainsi Gérard est-il envoyé au camp de concentration de Buchenwald avec une soixantaine de responsables et membres de l'organisation catholique française de la région" Cologne-Rhénanie ". II invite ses camarades à prier pour leurs bourreaux les plus sadiques:" Ce sont des malheureux et il faut, au contraire, accepter nos souffrances et les offrir à Dieu, en priant pour le salut de ceux qui nous font souffrir ". Cette" résistance non armée, écrit Joël Fortmann, jeune historien allemand, était uniquement une lutte contre une idéologie païenne ". Et il ajoute:" À l'époque actuelle où se répand l'hostilité contre les étrangers et où règne de plus en plus la persécution dans le monde entier nous avons besoin de modèles. Or les modèles existent: ils devraient être et doivent être donnés par l'Église à la face de toutes les nations ". Biographie de l'auteur Mgr Charles Molette, spécialiste de l'histoire religieuse contemporaine, a largement contribué à révéler que la Seconde Guerre mondiale avait une dimension idéologique visant à détruire toute trace d'humanité chez" l'homme nouveau "nazifié. II a été canoniquement désigné comme" postulateur général de la cause de béatification collective "des Cinquante martyrs victimes d'un décret de persécution explicitement porté contre" l'activité de l'action catholique française au sein des travailleurs civils français requis dans le Reich "."
Cette recherche historique, menée avec une grande rigueur, révèle enfin un épisode jusqu'alors presque inconnu. Il s'agit du décret de persécution nazi du 3 décembre 1943, et de ses dramatiques conséquences, contre l'apostolat catholique français au sein des travailleurs envoyés en Allemagne. Sans polémiquer, l'auteur relève au passage les complicités du régime de Vichy contre ces Français, mais aussi les soutiens apportés à leur apostolat par le clergé catholique allemand. C'est le récit de la vie au jour le jour, des persécutions et de la fin de nombre de ces victimes, fidèles jusqu'à la mort à leur " résistance spirituelle ". En définitive, de la sobriété de cette étude se dégage la manifestation d'une grandeur qui brille et brûle " au zénith de l'humanité " car les humbles et les petits qui revivent au fil de pages très documentées emportent même notre émotion et notre admiration. Il n'est que justice de les voir enfin sortir de l'ombre. Que l'auteur soit remercié de nous avoir donné ce travail sobre et solide dont on admirera une fois encore l'étendue des recherches, la rigueur de la méthode et la qualité des analyses. Mgr Charles Molette, né en 1918, a été chercheur au C. N. R. S. pendant quelque vingt-cinq ans. Sa grande thèse (Sorbonne, 1968) sur l'histoire de l'Association catholique de la Jeunesse française, ainsi que ses recherches sur les congrégations féminines, dans le domaine des archives, ont ouvert des voies neuves en France et à l'étranger. Ses publications, souvent couronnées par l'Institut, demeurent des ouvrages de référence et sont à l'origine de nombreuses initiatives. Son travail comme fondateur (1973) et président de l'association des Archivistes de l'Eglise de France a instillé dans le pays une impulsion décisive et lui a valu d'être nommé membre de la Commission pontificale pour la sauvegarde du patrimoine de l'Eglise. Mgr Molette a également mis sa compétence au service d'un Centre de recherches hautement spécialisé, la Société française d'études mariales, qu'il préside depuis 1974, ce qui lui a valu de devenir membre de l'Académie pontificale mariale internationale. Ses recherches et ses activités mettent en lumière le " fait de civilisation spécifique " que constituent les pages de l'histoire de l'Eglise qu'il étudie avec une rigueur scientifique très exigeante et, en même temps, en se refusant à tout dogmatisme comme à tout antidogmatisme préjudiciel.
Résumé : Au sein des travailleurs requis pour aller travailler en Allemagne en vertu des lois "françaises" du 4 septembre 1942 (loi qui atteignait la seule zone nord) et du 16 février 1943 (celle qui instituait le S.T.O. pour trois classes d'âge de toute la France, avec seulement un sursis pour les étudiants), tout un apostolat militant s'est déployé. Cet apostolat militant fut traqué par la Gestapo. Car, à cause de la vitalité des "cellules d'Église" que la "Mission Saint-Paul" (du nom de l'apôtre qui avait travaillé de ses mains) avait été amenée à constituer autour de prêtres partageant les conditions de vie et le zèle des travailleurs requis, ses membres furent impitoyablement traqués jusqu'à cette mort, anonyme et dissimulée, qui découlait du décret de persécution nazi du 3 décembre 1943 (lequel visait explicitement "l'action catholique française menée parmi les travailleurs français dans le Reich"). En présentant cette page d'histoire, cet ouvrage prolonge les études antérieures de Mgr Molette qui, depuis plus de vingt ans, se penche sur divers aspects de la rencontre du catholicisme français avec le nazisme. Aujourd'hui il montre comment l'action catholique française en Allemagne s'inscrivait dans l'héritage de la vitalité du catholicisme français de l'entre-deux-guerres et comment - unique réalisation délibérément organisée de l'Église catholique parmi les dix millions de Zwangsarbeiter européens - ses membres furent amenés à affronter le nazisme sur le territoire même du Reich qui l'avait sécrété. Cet ouvrage publie d'importants documents inédits. Certains mettent en lumière, non seulement la vitalité de cette "action catholique française" mais aussi l'aide clandestine que des catholiques français ont trouvée auprès de membres de l'Église catholique allemande (prêtres, religieuses, laïcs). Il apporte aussi à l'histoire des documents provenant des archives allemandes. Ceux-ci montrent comment fut préparé et mis en ?uvre le décret de persécution et laissent voir la collaboration (passive et parfois pleinement active) que des services "français" ont apportée à cette traque contre leurs compatriotes chrétiens, pour répondre aux requêtes de la police allemande qui par ses opérations Tarnung et ses courroies de transmission, prétendait mettre en ?uvre l'" ordre nouveau " du national-socialisme. (Huit importantes "Annexes" sont éclairantes pour l'enjeu de toute la question.) La réalisation de cette persécution rendit manifestes les conditions dans lesquelles eut à se déployer le zèle apostolique de ces témoins des temps modernes. Par le don de leur vie, ils se trouvèrent acculés au martyre (ce que tous ont pleinement accepté lorsqu'ils ont compris qu'en assumant leur destin de masse, leur fidélité les amenait inéluctablement à ce sort) ; et, dans le même temps, ils affirmaient et instauraient (plusieurs l'ont clairement explicité) la réalité d'une Europe renouvelée en profondeur non par des moyens politico-militaires, mais par leur engagement personnel dans les valeurs chrétiennes qu'ils embrassaient jusqu'au martyre.
L'introduction de cet ouvrage pose la lourde question que soulevait déjà en 1945 le Père de Lubac: "Il semble que l'Église ait honte de ses martyrs". Pourquoi? Le silence qui, aujourd'hui encore, semble recouvrir leur mémoire proviendrait-il d'un "changement de paradigme" dans le catholicisme français? Jean Tinturier, séminariste de Bourges contraint par le S.T.O., est parti avec sa classe d'âge requise dans le Reich. En Thuringe où il arrive, il se donne à l'action catholique pour soutenir ses compagnons: cette résistance d'inspiration chrétienne, localement organisée, se traduit alentour par un fraternel soutien moral et spirituel. Repéré par la Gestapo, il est arrêté parce que "par son action catholique auprès de ses camarades français pendant son service du travail obligatoire, J. T. est un danger pour l'État et le peuple allemand." De Berlin arrive la condamnation aux camps de concentration: Flossenbürg, Mauthausen, Auschwitz et retour à Mauthausen... pour, entre deux jocistes, y mourir, ayant en ses mains une planchette dans laquelle il avait fait dix crans... son chapelet. Cette action catholique française, la "Mission Saint Paul', fut la seule de ce genre organisée au sein des dix millions de Zwangsarbeiter provenant de toute l'Europe et asservis par le Grand Reich. Page de lumière et d'entraide. Victoire de l'amour et de l'amitié sur la haine farouche, Joël Fortmann, jeune historien allemand, estime que cette" résistance pacifique de l'action catholique française a fortement participé à la construction d'une Europe nouvelle, pacifique... Mais jusqu'à présent l'Eglise s'est tue. Pourquoi? " Biographie: Mgr Charles Molette, spécialiste d'histoire religieuse contemporaine, depuis ses grands travaux sur la prise de conscience des responsabilités du laïcat catholique dans l'Église et la cité, a défriché la réaction des catholiques français en face de l'idéologie nazie. Il a ainsi contribué à révéler que la Seconde Guerre mondiale avait une dimension idéologique, visant à détruire toute trace d'humanité chez l'" homme nouveau "nazifié. Il a été canoniquement désigné comme" postulateur général de la cause de béatification collective "des Cinquante martyrs victimes du décret de persécution explicitement porté contre l'activité de l'action catholique française au sein des travailleurs civils français requis dans le Reich".
2 volumes Dossiers personnels des cinquante candidats à la béatification replacés dans le contexte de leur apostolat et de la persécution qu'ils ont subie jusqu'à leur mort en vertu du décret du 3 décembre 1943 porté contre l'apostolat catholique français en Allemagne nazie. Mgr Molette est le postulateur général de la cause de canonisation.
Agnès de La Barre de Nanteuil est la seule femme à avoir donné son nom à une promotion d'élèves officiers. Née dans une famille de vieille noblesse normande et parisienne, Agnès de Nanteuil connaît une enfance heureuse à Paris et en Bretagne et une jeunesse investie dans les mouvements de jeunes et l'Action catholique. Pendant la guerre, elle s'engage dans la résistance et devient agent de liaison. Dénoncée, arrêtée, torturée, Agnès est déportée par le dernier convoi de Rennes et meurt à Paray- le-Monial des suites d'une blessure reçue pendant le trajet. L'auteur prend soin de traduire le climat et les valeurs de cette époque à partir du témoignage direct de ceux qui l'ont vécue. Le récit poignant de sa vie, à partir de larges extraits d'écrits inédits, donne à cet ouvrage sa force et son authenticité. Préface de Gérard Cholvy, Professeur émérite des Universités ( Montpellier III ).
L'Église de France s'engage de plus en plus à former la foi de tous les chrétiens quel que soit leur âge. En particulier, parallèlement aux propositions faites aux enfants et aux jeunes, elle multiplie les sessions de formation, week-ends, soirées d'échanges... pour les adultes. Ceci est indispensable et fécond. Il reste que la plupart des chrétiens n'ont pas la possibilité de participer à ces rencontres (problèmes de temps, de distance, de famille, de culture). Or, les chrétiens " ordinaires " ont besoin comme et, peut-être même, plus Glue les autres, de s'approprier la foi qu'ils ont reçue, d'en faire une véritable affaire personnelle pour en rendre compte et la communiquer autour d'eux, en la mettant en pratique dans la société actuelle. La prédication du dimanche est sans aucun doute le moyen le plus élémentaire et le plus riche pour permettre une telle formation du " plus grand nombre " des fidèles réguliers. Mais le découpage des lectures ne permettant pas toujours au prédicateur de construire une cohérence dans ses exposés au long des dimanches, l'auteur de ce livre propose une autre façon de faire : des prédications suivies pendant un mois, chaque année, autour d'un thème continu. Chaque lecteur pourra y trouver des idées de séquences catéchétiques, déjà expérimentées au cours de prédications dominicales dans des paroisses. Elles sont, bien sûr, à adapter selon les lieux, les temps, les communautés et les prédicateurs. Elles éclaireront aussi bien des personnes qui les liront tout simplement...
Dans notre vie personnelle et dans notre monde, nous avons besoin de signes qui nous aident à vivre et à progresser. Saint Jean nous apporte une réponse à travers les signes de Jésus (Cana, la Samaritaine, Lazare, l'aveugle-né, la brebis perdue, Pierre...). Ce Jésus est la voie, la lumière, la vérité et l'amour. Et il nous dit : Et toi... m'aimes-tu ? En toute simplicité, l'auteur invite à lire et à prier de larges extraits de l'Évangile selon saint Jean au fil de la liturgie. Il achève ainsi la collection inaugurée par les trois évangiles synoptiques. Assemblées de prière, équipes d'animation liturgique, réunions d'équipes en mouvement... et, bien sûr, nous-même personnellement, répondons à cette invitation ! . . Né en 1931 dans la province de Liège, Arnold Balaes est prêtre depuis 1957. Actuellement curé retraité, il continue d'être au service de l'Évangile et des hommes.