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Douleur et transfiguration. La lecture du cheminement spirituel de saint Grégoire de Nazianze
Molac Philippe
CERF
56,10 €
Épuisé
EAN :9782204080859
D'emblée la question essentielle qui surgit de la lecture des ?uvres de Grégoire est celle de la Vérité. Cette soif et cette lutte pour la Vérité revêtent dans l'existence même de notre auteur un côté pathétique : il n'a qu'un but, à la suite de son grand maître saint Paul : vivre pour le Christ. Car le Christ est - au sens le plus fort - le resplendissement de la Vérité et de la Beauté divines. Là est certainement le c?ur de la tension nazianzéenne. Ce resplendissement est vécu sur les deux versants d'une même montagne : le Thabor et le Golgotha, d'où le titre général de cet ouvrage : Douleur et transfiguration. Mais Grégoire n'est pas seulement un poète ou un philosophe, sa théologie est fortement " christocentrée " et c'est dans son existence même qu'il noue ce dont il a l'intuition intellectuelle et dont il a puisé les fondements dans l'Ecriture. Au c?ur de ce cheminement, entre exaltation et souffrance, Grégoire est le serviteur fidèle de la Parole, du Verbe incarné. A cet égard le récit de la Transfiguration du Christ joue-t-il un rôle de référent majeur. Comment ce thème affleure-t-il dans la pensée de Grégoire et dans ses écrits ? Est-ce le lieu d'unification de sa pensée ? Telle est la problématique de ce livre. Dans un premier temps, le père Molac, selon une méthode essentiellement philologique, revisite les mots fondamentaux de l'anthropologie grecque classique. Il étudie ensuite la méthode exégétique de saint Grégoire de Nazianze. Enfin, il montre comment cette exégèse prend corps, à travers l'approche de la personnalité de saint Grégoire. On saura gré au père Molac de donner au lecteur, au terme d'un parcours théologique exigeant, à goûter l'enseignement de Grégoire de Nazianze et de le mettre en mesure d'apprécier quelles vertus essentielles il a pratiquées et recommandées, afin de gravir la " montagne " ; comment dans les difficultés et les souffrances ne pas défigurer, la qualité de l'être humain d'être de Dieu dans le Christ, à la louange de l'ineffable Trinité.
Herbreteau Hubert ; Molac Philippe ; La Serre thib
Comme saint Hilaire a marqué l'église de Poitiers ou saint Irénée celle de Lyon, saint Phébade fut un évêque d'Agen (vers 350) célèbre en son temps. A l'époque troublée des premiers siècles du christianisme, il n'hésita pas à intervenir dans les querelles théologiques et au cours des conciles, notamment à propos des hérésies. Aujourd'hui, le contexte a changé. Mais il reste que bien des opinions courantes ne correspondent guère à la foi de l'Eglise. D'où l'idée de ce livre : reprendre quelques points essentiels de la foi catholique à la lumière de certains textes ou affirmations de saint Phébade. Ainsi de la Trinité, de la divinité de Jésus, du Père, du rôle du Christ dans le salut, du jugement dernier, de l'identité de l'Esprit, de la place de l'Eglise ou la résurrection des morts. Plus que jamais, nous sommes invités à retourner aux sources de la foi. Philippe Molac est professeur de théologie à l'Institut catholique de Toulouse. Thibaud de la Serre est prêtre du diocèse d'Agen.
Elle, une jeune linguiste surdouée. Lui, il vit à ses côtés depuis toujours. Grand amour. Puis l'arrivée d'une considérable flotte alien. Auprès de ces "visiteurs", elle sera une traductrice d'élite. Et lui ? Cette nouvelle est extraite du recueil Douleur fantôme. Scénariste de bande dessinée et de jeu vidéo (sous la griffe de Greg Newman et pour des univers comme Night Watch, Renaissance, Zorro, Les Gardiens de la pierre, Popeye, Noeland, Blake & Mortimer, Jenny Everywhere), l'auteur écrit également des nouvelles et a reçu le prix international Hemingway 2015. Dans le registre des littératures de l'imaginaire, il a publié Petit traité de sorcellerie et d'écologie radicale de combat. Ainsi que Douleur fantôme. Photographie de couverture par Morgane Aubielle.
Résumé : La fulgurance des images, la vivacité des mots et la force de la réflexion théologique, contenues dans les poèmes de l?Arcane de saint Grégoire de Nazianze, méritent d?être connues. Cette traduction et ces commentaires veulent permettre d?entrer dans une pensée à la fois lumineuse et ardente. Les luttes doctrinales qui assombrissent le IVe siècle, au sein du christianisme encore jeune, obligent un certain nombre de " Pères " à défendre avec opiniâtreté et vérité le dépôt de la foi apostolique. C?est le cas de Grégoire le " Théologien ", à la suite d?Athanase, de son ami Basile et de bien d?autres. Ces poèmes, écrits à la fin d?une vie de luttes et de combats, reprennent des thèmes déjà abordés lors des grandes prédications à Constantinople ou ailleurs. Mais écrits à l?heure de la relecture et de la sagesse, ils prennent le goût du testament spirituel de celui qui, défenseur de " Sa Trinité ", nous livre le plus profond de son être, saisi lui-même par cet Amour ineffable. L?essentiel est de garder intacte l?illumination baptismale et dans le chemin de la divinisation sentir que le Christ vient pédagogiquement nous aider à resplendir de notre capacité d?être Image de Dieu. Tout un programme inscrit dans ces quelques lignes dont l?esthétique poétique vient servir la beauté théologique? Des poèmes qui deviennent prières.
Sitôt son ordination sacerdotale. Grégoire de Nazianze prend la fuite. Pour quelles raisons ? Il s'en explique le jour de Pâques 363 dans une homélie proche d'un plaidoyer pro domo. Cet ouvrage présente une traduction renouvelée de ce texte, agrémentée d'un commentaire et de notes explicatives. Il était nécessaire de redonner à lire et goûter ce tout premier volume dédié au sacerdoce ministériel. L'exigence avec laquelle Grégoire perçoit la tâche du pasteur semble pour une part toujours d'actualité.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...