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Un enfant de coeur
Mohamed Saïd
NON LIEU
15,00 €
Épuisé
EAN :9782352700289
On peut lire Un enfant de cœur en y plongeant comme dans un fleuve intarissable, ou comme dans une parabole qui nous apprend que la vie n'est jamais que ce que l'on en fait et que le sentiment d'exil peut devenir une patrie. La réalité est convoquée sans jamais tomber dans le misérabilisme, elle rebondit, espiègle et joueuse, comme l'enfant sur l'homme qui raconte. Un enfant de cœur est une révélation littéraire. Le souffle de Saïd Mohamed emporte sur son passage tous les préjugés qui conduisent à ériger des frontières entre la tristesse et le rire, le beau le laid, l'autobiographie et la fiction. Le lecteur ne saurait résister à la sincérité qui se dégage de ce livre nu, cruel et désarmant. Un livre qui prouve plus sûrement que tous les discours l'absurdité de toute tentative d'identification en dehors du vécu individuel. Au joug de l'appartenance arbitraire à une catégorie spécifique, sociale, culturelle ou géographique, il oppose simplement la liberté.
Berkaine Mohammed Saïd ; Dahou Chahrazed ; Kis-Mar
Dans un contexte de mobilité internationale et à l'heure de l'intensification des mouvements migratoires où le contact des langues est inéluctable, une réflexion sur le rapport entre langue(s) et identité(s) s'impose, et plus particulièrement, sur les processus de construction et de déconstruction de l'identité linguistique. La langue pratiquée est, aux yeux des individus, l'un des principaux traits définitoires de leur identité mais la problématique de l'identité linguistique est plus ambivalente qu'il n'y paraît. Elle se construit et se déconstruit par intégrations successives, rejet et appropriation d'une ou plusieurs langues, au gré des migrations, des rencontres, des politiques adoptées, des contacts avec d'autres langues, des croyances et de l'imaginaire qui habitent le sujet. Souvent acquise par la naissance dans un territoire particulier, une nation ou une région donnée, la langue première peut aussi être transmise par filiation, héritée d'un ancêtre commun dont le souvenir relie et irrigue plusieurs lignées familiales en scellant leur identité culturelle et linguistique. Elle soumet ainsi aux sociolinguistes et aux didacticiens de nombreuses questions : le territoire est-il porteur d'identité linguistique ? Pourquoi et comment "marquons-nous" notre identité linguistique ? L'identité plurilingue existe-t-elle ? Parler la langue du territoire d'accueil pour le migrant ou le descendant de migrant, est-ce être "intégré" ? Quelle conséquence peut avoir l'appropriation de la langue du pays d'accueil sur la construction identitaire du sujet ? Ce sont autour de ces questions que se sont orientées les réflexions et les propositions des vingt chercheurs internationaux réunies dans cet ouvrage collectif.
Dans la littérature maghrébine, l'Histoire est constamment convoquée. Nombreux sont les ouvrages qui répondent à la notion que leurs auteurs se font de l'évolution des mentalités et des questions qui les interpellent. La littérature coloniale conformément à la politique a situé l'Histoire du Nord de l'Afrique dans le prolongement de l'Histoire romaine et byzantine. Face à ce déni historique, la littérature maghrébine explore les multiples traces du passé pour éclairer le présent. C'est ainsi que sont évoquées les puniques, les berbères, les arabes et les ottomans. Les pays du Maghreb aussitôt indépendants font des choix historiques et construisent chacun à sa manière, un roman national qui, à son tour, est remis en question dans la littérature.
La présente autobiographie posthume de Saïd Mohamed Djohar apporte, quelque part, des réponses pertinentes à de nombreuses interrogations sur l'Histoire contemporaine des îles Comores. Son auteur porte un regard singulier, parfois acerbe, sur la période coloniale et notre époque, ainsi que sur les élites politiques et civiles de son pays. Au travers de ses pittoresques et poignants souvenirs d'adolescent, d'étudiant, d'instituteur, de père de famille, de fervent croyant, d'homme politique et d'homme d'Etat, l'ancien président de la Républiques des Comores (1990-1996) éclaire d'un jour nouveau un certain nombre d'événements historiques majeurs qui ont secoué cet Archipel aux Sultans batailleurs qui a été, à un moment donné, pris en otage par l'ancien mercenaire Bob Denard. Ces Mémoires offrent au lecteur un fabuleux voyage à travers le temps, accompagné d'un indicible sentiment d'intercepter un dialogue intime à haute voix de l'auteur avec lui-même, et dans lequel il convie par surprise et humilité, la jeunesse, la classe politique, son peuple, son pays et ses partenaires historiques, à y puiser des réflexions utiles pour lutter contre les grands périls, les extrémismes qui guettent le monde aujourd'hui, et pour construire la nation comorienne unie, libre et prospère qui a habité ses rêves les plus obsédants. Celles et ceux qui l'ont bien connu pourraient presque entendre sa superbe voix barytonnée au détour de ses phrases imagées, de son humour, et de son lexique de l'époque qui a gardé toute sa saveur. Saïd Mohamed Djohar nous a quittés le 23 février 2006 dans la ville de Mitsamiouli, en léguant à la postérité un pan entier et inédit de notre Histoire. Peu de temps avant sa mort, le président Djohar avait confié ses manuscrits à M Saïd-Abasse Dahalani, pour une relecture approfondie et pour en assurer la publication.
L'oeuvre d'Ibn Khaldoun, dont sa désormais célèbre Al Muqaddima, Introduction à l'Histoire universelle, ne fut connue en Occident qu'au milieu du XXe siècle. On découvrit alors un prodigieux savant, dont les travaux, réalisés au XIVe siècle, faisaient de lui un précurseur de génie de plusieurs disciplines scientifiques. Au cours d'une vie tumultueuse, Ibn Khaldoun parcourut les royaumes berbères du Maghreb et séjourna en Andalousie. Acteur clé de son temps, il y fut tour à tour ministre, professeur, juge, diplomate, et savant. A l'occasion du 600e anniversaire de la mort de ce génie maghrébin, Smaïl Goumeziane analyse, sous un angle inédit, et sur fonds d'histoire du Maghreb, les apports essentiels d'Ibn Khaldoun aux sciences humaines. Approfondissant les causes du déclin du Maghreb depuis la chute de Grenade, l'auteur remonte jusqu'au XVIIIe siècle et renoue les fils de la pensée khaldounienne et ceux du siècle des Lumières. Biographie de l'auteur Smaïl Goumeziane, ancien ministre du Commerce d'Algérie (1989-1991), docteur ès Sciences économiques, est spécialiste de l'économie du développement, notamment en Méditerranée. Il a déjà publié: Le Mal algérien (Fayard, 1994); Le Pouvoir des rentiers (Paris-Méditerranée, 2003); Fils de Novembre (Paris-Méditerranée 2004); La Tiers Mondialisation (Corlet, 2005).
Ce livre, fruits de nombreuses études de terrain menées par l?auteure dans les années 1990, étudie le phénomène des vierges jurées, ces femmes qui deviennent hommes, dans le nord de l?Albanie. Il explique comment, pour clore un cycle de "reprise du sang", des femmes prennent socialement la place des hommes au sein de famille décimée par la vendatta. Le marqueur principal de cette "masculinisation" est l?habit. Pour devenir homme, la transformation doit être totale : ces femmes acquièrent le droit de porter le pantalon, interdit aux femmes dans cette région. L?accès aux prérogatives masculines (droit de boire, de fumer, de mener un troupeau, de porter le fusil, négocier les conflits familiaux) est aussi, et surtout, accompagné de l?obligation de chasteté. Devenant homme, ces femmes renoncent à tous rapports sexuels (essentiellement pour éviter l?enfantement, marqueur de la position sociale peu enviable de la femme dans la société). A partir d?une situation bien spécifique, le nord de l?Albanie régie par le code du Kanun, l?ouvrage d?Antonia Young montre en quoi la construction du genre est avant tout social, et non pas un phénomène naturel déterminé par des organes sexuels reçus à la naissance. Si la société n?a pas assez d?hommes pour assumer les tâches dévolues traditionnellement aux hommes, alors les femmes sont transformées en hommes par cette société. En plus de l?étude d?Antonia Young, traduit par Jacqueline Dérens, l?ouvrage comporte une préface de Nicole Pellegrin, éclairant les enjeux de la question du genre aujourd?hui. Il comporte également une douzaine de photographies noires et couleurs, un aparat critique enrichi, une annexe sur le Kanun, un index des lieux et une carte du nord de l?Albanie.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.