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L'Economie politique N° 83, juillet 2019 : Quel avenir pour l'Etat-providence?
Moatti Sandra
ALTER ECO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352402442
L'Economie politique publiait son premier numéro en 1999. Vingt ans après, ses convictions sont intactes : l'économie n'est pas une fin en soi, mais doit être au service d'une société plus juste et plus vivable ; elle n'est pas une discipline autarcique, mais en dialogue constant avec les sciences humaines et sociales ; elle n'est pas la chasse gardée des experts, mais un objet de discussion démocratique. Si une question met en jeu, plus que toute autre, ces convictions, c'est bien celle de l'Etat-providence. Pierre Rosanvallon en décrivait déjà la crise au début des années 1980. Dans son ardeur réformatrice, le président de la République ne pouvait pas passer à côté de ce chantier. Sa volonté de "construire l'Etat-providence du XXI" siècle" est guidée par des principes peu contestables. Mais la mise en oeuvre suscite pourtant bien des questions. La première : l'Etat social peut-il tenir ses promesses sans modifier les structures mêmes de l'économie, sans remettre en cause la contrainte budgétaire, voire l'ouverture commerciale et financière ? La deuxième : l'Etat est-il omnipotent ? Une démocratie sociale peut-elle se passer des partenaires sociaux et des autres parties prenantes ? Enfin, l'Etat-providence doit-il viser la mise au travail de tous, et dans quelles conditions ? Le travail est-il toujours l'horizon d'émancipation dans une société incapable d'offrir un emploi décent à chacun ? Gageons que les débats sur l'Etat-providence ne sont pas près de s'éteindre. S. M.
Chaque trimestre, L'Economie politique nourrit la réflexion et le débat politique sur l'économie et la société en ouvrant ses colonnes à des universitaires, acteurs sociaux et responsables politiques qui échangent leurs points de vue sur des thèmes d'actualité.
L'Economie politique n°85 Chaque trimestre, L'Economie politique nourrit la réflexion et le débat politique sur l'économie et la société en ouvrant ses colonnes à des universitaires, acteurs sociaux et responsables politiques qui échangent leurs points de vue sur des thèmes d'actualité. L'Economie politique est un outil au service du débat économique et social. Son contenu est distancié de l'actualité immédiate et tourné vers les enjeux politiques de l'économie. Son ambition : réanimer la discussion publique sur les politiques économiques et rendre le débat économique au citoyen. L'Economie politique donne la parole aux acteurs sociaux, universitaires, chercheurs et responsables politiques en France, en Europe et dans le monde. Elle s'interroge sur les fondements de l'économie comme réalité sociale, mais aussi comme discours sur la société.
Résumé : La Banque centrale européenne abuse-t-elle de son pou-voir ? D'Athènes à Berlin, certains le pensent. Les Grecs la soupçonnent de resserrer le robinet du crédit pour obliger leur gouvernement à plier l'échine devant ses créanciers. A Berlin, au contraire, on lui reproche de trop ouvrir les vannes et de faciliter le financement des Etats, au risque qu'ils relâchent leurs efforts de rigueur. De part et d'autre, et pour des raisons diamétralement opposées, on l'accuse de se mêler de politique ? pas seulement monétaire. La BCE s'en défend bien sûr. Pourtant, Mario Draghi fait de la politique ? et heureusement, oserait-on dire. Personne ne défend comme lui ce bien commun qu'est la monnaie unique : s'il fallait compter sur les gouvernements euro- péens, l'euro aurait déjà disparu avec pertes et fracas. Sa manière n'est pas celle d'un politicien, encore moins d'un dictateur, mais celle d'un diplomate dans le concert ? ou plutôt la cacophonie ? des Etats européens. En diplomate, il fait une lecture des traités qui permet à la BCE d'élargir considérablement ses moyens d'action. Il use du magistère de la parole pour ouvrir des voies, débloquer des situations, modifier les équilibres et les rapports de force politiques. Cependant, si l'habileté diplomatique de Mario Draghi se déploie dans le vide politique abyssal de la zone euro, elle ne saurait le combler.
Après une longue éclipse, la planification réapparaît dans le discours des dirigeants politiques français, parfois avec un soupçon de nostalgie. La résurrection récente de la fonction de "Haut-Commissaire au Plan" évoque d'ailleurs à dessein la "planification à la française", associée à la prospérité des Trente Glorieuses. Mais, outre qu'elle ne s'accompagne ni de la recréation du Plan, ni de celle du Commissariat qui l'animait, le chantier qui est devant nous est beaucoup plus complexe que celui de la sortie du rationnement dans les années d'après-guerre. Trouver les voies d'une prospérité compatible avec les limites de la planète implique une transformation profonde des comportements d'une multitude d'acteurs pouvoirs publics, entreprises, consommateurs qu'il faut mobiliser tout en préservant leur autonomie. Il suppose un effort constant pendant plusieurs décennies dans un environnement social, technologique et international mouvant. Il demandera d'arbitrer entre des trajectoires divergentes, du rationnement imposé à la fuite en avant technologique, toutes incertaines. Et il faudra aussi inventer des protections nouvelles, que ce soit pour prendre en charge les dommages du changement climatique ou pour compenser les perdants des politiques d'atténuation. Cet énorme défi ne pourra être relevé sans une certaine forme de planification. Mais il n'existe aucun modèle "sur étagère". La planification de demain ne pourra pas se calquer sur celle d'hier. Il faut la réinventer, avant qu'il soit trop tard.
Résumé : Hors-série réalisé en partenariat avec l'ONISEP avec le soutien de l'Agefa-PME ; Ce hors-série démontrera dans une première partie que les métiers de demain... sont ceux d'aujourd'hui.
Et si on s'intéressait aussi à ce qui marche au sein de l'école ? Non pas pour dire que tout va bien, mais pour comprendre à quelles conditions cela pourrait aller mieux. Cette réflexion nous a conduit à consacrer l'un de nos Dossiers d'Alternatives Economiques à un tour de France des initiatives pédagogiques. De quoi mettre en lumière l'action de tous ceux qui, dans les établissements, innovent à bas bruit, parfois contre vents et marées et souvent depuis de longues années. Nous sommes donc allés voir sur le terrain ce que font les enseignants de primaire, de collège, de lycée général ou professionnel et les outils (associations et dispositifs) sur lesquels ils peuvent s'appuyer pour développer leurs actions pédagogiques.
Le dossier : un point complet sur une question majeure. Comprendre : des synthèses rédigées par les meilleurs spécialistes afin de faire le tour des questions qui font débat. Agir : des reportages et des enquêtes pour mettre en valeur des initiatives citoyennes innovantes. Lectures : toute l'actualité des livres économiques et sociaux.