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L'Economie politique N° 77, janvier 2018 : La mondialisation sans boussole
Moatti Sandra
ALTER ECO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352402053
Il y a un an, la scène internationale fut le théâtre d'un improbable chassé-croisé : alors que Donald Trump entrait à la Maison Blanche porté par un virulent discours antimondialisation, Xi Jinping prononçait, à Davos, un vibrant plaidoyer pour le libre-échange. Le secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine faisant une leçon d'ouverture au président des Etats-Unis ! Il a fallu pour cela un événement non moins inattendu : que le pays qui a forgé l'ordre international d'après-guerre et s'était fait le champion de la mondialisation porte au pouvoir un protectionniste, farouchement opposé aux institutions multilatérales et aux accords internationaux susceptibles de contrevenir à son mot d'ordre "America first". Le résultat est l'inverse de celui que promettait le candidat Trump : "Make America great again." Les Etats-Unis, en s'excluant d'eux-mêmes de la gouvernance mondiale, s'affaiblissent et se marginalisent. La Chine n'a pas tardé à profiter de ce repli pour affirmer son leadership. Mais la mondialisation qu'elle prône n'est pas celle promue, hier encore, par les Etats-Unis. Ce n'est pas un monde ouvert à tous les vents et à tous les flux économiques, de marchandises, de capitaux et, plus récemment, de données. La Chine s'est bien gardée de suivre, pour son propre développement, le modèle du "consensus de Washington". C'est donc une ouverture sélective et étroitement contrôlée qu'elle opère.
L'Economie politique publiait son premier numéro en 1999. Vingt ans après, ses convictions sont intactes : l'économie n'est pas une fin en soi, mais doit être au service d'une société plus juste et plus vivable ; elle n'est pas une discipline autarcique, mais en dialogue constant avec les sciences humaines et sociales ; elle n'est pas la chasse gardée des experts, mais un objet de discussion démocratique. Si une question met en jeu, plus que toute autre, ces convictions, c'est bien celle de l'Etat-providence. Pierre Rosanvallon en décrivait déjà la crise au début des années 1980. Dans son ardeur réformatrice, le président de la République ne pouvait pas passer à côté de ce chantier. Sa volonté de "construire l'Etat-providence du XXI" siècle" est guidée par des principes peu contestables. Mais la mise en oeuvre suscite pourtant bien des questions. La première : l'Etat social peut-il tenir ses promesses sans modifier les structures mêmes de l'économie, sans remettre en cause la contrainte budgétaire, voire l'ouverture commerciale et financière ? La deuxième : l'Etat est-il omnipotent ? Une démocratie sociale peut-elle se passer des partenaires sociaux et des autres parties prenantes ? Enfin, l'Etat-providence doit-il viser la mise au travail de tous, et dans quelles conditions ? Le travail est-il toujours l'horizon d'émancipation dans une société incapable d'offrir un emploi décent à chacun ? Gageons que les débats sur l'Etat-providence ne sont pas près de s'éteindre. S. M.
Résumé : La Banque centrale européenne abuse-t-elle de son pou-voir ? D'Athènes à Berlin, certains le pensent. Les Grecs la soupçonnent de resserrer le robinet du crédit pour obliger leur gouvernement à plier l'échine devant ses créanciers. A Berlin, au contraire, on lui reproche de trop ouvrir les vannes et de faciliter le financement des Etats, au risque qu'ils relâchent leurs efforts de rigueur. De part et d'autre, et pour des raisons diamétralement opposées, on l'accuse de se mêler de politique ? pas seulement monétaire. La BCE s'en défend bien sûr. Pourtant, Mario Draghi fait de la politique ? et heureusement, oserait-on dire. Personne ne défend comme lui ce bien commun qu'est la monnaie unique : s'il fallait compter sur les gouvernements euro- péens, l'euro aurait déjà disparu avec pertes et fracas. Sa manière n'est pas celle d'un politicien, encore moins d'un dictateur, mais celle d'un diplomate dans le concert ? ou plutôt la cacophonie ? des Etats européens. En diplomate, il fait une lecture des traités qui permet à la BCE d'élargir considérablement ses moyens d'action. Il use du magistère de la parole pour ouvrir des voies, débloquer des situations, modifier les équilibres et les rapports de force politiques. Cependant, si l'habileté diplomatique de Mario Draghi se déploie dans le vide politique abyssal de la zone euro, elle ne saurait le combler.
L'Economie politique n°93 Chaque trimestre, L'Economie politique nourrit la réflexion et le débat politique sur l'économie et la société en ouvrant ses colonnes à des universitaires, acteurs sociaux et responsables politiques qui échangent leurs points de vue sur des thèmes d'actualité. Ce numéro s'intitule "Transition écologique : comment refaire les comptes". Ce numéro intitulé "Transition écologique : comment refaire les comptes" s'intéresse à la portée des changements de la comptabilité (publique et privée) dans les transformations écologiques et sociales. L'Economie politique est un outil au service du débat économique et social. Son contenu est distancié de l'actualité immédiate et tourné vers les enjeux politiques de l'économie. Son ambition : réanimer la discussion publique sur les politiques économiques et rendre le débat économique au citoyen. L'Economie politique donne la parole aux acteurs sociaux, universitaires, chercheurs et responsables politiques en France, en Europe et dans le monde. Elle s'interroge sur les fondements de l'économie comme réalité sociale, mais aussi comme discours sur la société.
Et si on s'intéressait aussi à ce qui marche au sein de l'école ? Non pas pour dire que tout va bien, mais pour comprendre à quelles conditions cela pourrait aller mieux. Cette réflexion nous a conduit à consacrer l'un de nos Dossiers d'Alternatives Economiques à un tour de France des initiatives pédagogiques. De quoi mettre en lumière l'action de tous ceux qui, dans les établissements, innovent à bas bruit, parfois contre vents et marées et souvent depuis de longues années. Nous sommes donc allés voir sur le terrain ce que font les enseignants de primaire, de collège, de lycée général ou professionnel et les outils (associations et dispositifs) sur lesquels ils peuvent s'appuyer pour développer leurs actions pédagogiques.
Résumé : Hors-série réalisé en partenariat avec l'ONISEP avec le soutien de l'Agefa-PME ; Ce hors-série démontrera dans une première partie que les métiers de demain... sont ceux d'aujourd'hui.
Résumé : Le mensuel Alternatives Economiques : l?autre regard sur l?économie et la société, la synthèse de l?actualité économique et sociale. Chaque jour, et particulièrement en temps de crise, des événements se produisent, des décisions sont prises, qui influent sur notre vie individuelle et collective. Alternatives Economiques assure un suivi complet de l?actualité et propose les analyses qui permettent d?en éclairer le sens. Comprendre le sens des évolutions en cours. Comprendre l?économie, ce n?est pas seulement suivre les variations de la conjoncture, c?est aussi analyser la mondialisation, l?évolution des politiques sociales ou les stratégies des entreprises. Alternatives Economiques propose la mise en lumière des mouvements de fond de l?économie et de la société. Un journal qui ne s?intéresse pas qu?aux gagnants et aux pays riches. L?économie, c?est aussi le chômage, les inégalités, le développement, les menaces sur l?environnement. Alternatives Economiques révèle tout ce qui bouge, mais n?oublie pas pour autant ce qui ne change pas ou pas assez vite. Un journal qui s?adresse aux citoyens Alternatives Economiques considère ses lecteurs comme des citoyens, acteurs de l?économie.