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L'Economie politique N° 76, octobre 2017 : Les révolutions de la mobilité
Moatti Sandra
ALTER ECO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352401971
Où va-t-on ? Notre système de transports ressemble à un véhicule fonçant dans le brouillard. Au loin - apparemment -, un mur barre la route : le réchauffement climatique. Les transports sont responsables du tiers des émissions de gaz à effet de serre en France, et sont le seul secteur où elles continuent d'augmenter. Entre l'engagement du pays d'atteindre la neutralité carbone d'ici le milieu du siècle et l'automobile à moteur thermique, ultramajoritaire, il faut donc choisir. C'est le sens de l'extinction programmée du véhicule thermique annoncée pour 2040 par Nicolas Hulot. Alors, il faudrait bien sûr s'engager sur des rails plus vertueux et développer les alternatives à l'automobile. Mais l'argent public manque. D'où, face à une impossible équation budgétaire, l'annonce d'une pause dans les "grands projets": l'Etat choisit de privilégier l'entretien des réseaux existants plutôt que la mise en chantier de nouvelles infrastructures. La loi d'orientation des mobilités qui sera présentée début 2018 déterminera le programme détaillé des investissements à réaliser au cours de la mandature, accompagné des financements correspondants. Mais la loi devra aussi fixer un nouveau cadre pour accompagner la "troisième révolution des mobilités" qui s'annonce, après le chemin de fer au XIXe siècle et l'automobile au XXe siècle. Entre les avancées technologiques du véhicule électrique, connecté et demain autonome, et les nouveaux usages, notamment le partage des véhicules, un futur possible, soutenable, semble se dessiner, même dans les zones peu denses. S.M.
Il y a un an, la scène internationale fut le théâtre d'un improbable chassé-croisé : alors que Donald Trump entrait à la Maison Blanche porté par un virulent discours antimondialisation, Xi Jinping prononçait, à Davos, un vibrant plaidoyer pour le libre-échange. Le secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine faisant une leçon d'ouverture au président des Etats-Unis ! Il a fallu pour cela un événement non moins inattendu : que le pays qui a forgé l'ordre international d'après-guerre et s'était fait le champion de la mondialisation porte au pouvoir un protectionniste, farouchement opposé aux institutions multilatérales et aux accords internationaux susceptibles de contrevenir à son mot d'ordre "America first". Le résultat est l'inverse de celui que promettait le candidat Trump : "Make America great again." Les Etats-Unis, en s'excluant d'eux-mêmes de la gouvernance mondiale, s'affaiblissent et se marginalisent. La Chine n'a pas tardé à profiter de ce repli pour affirmer son leadership. Mais la mondialisation qu'elle prône n'est pas celle promue, hier encore, par les Etats-Unis. Ce n'est pas un monde ouvert à tous les vents et à tous les flux économiques, de marchandises, de capitaux et, plus récemment, de données. La Chine s'est bien gardée de suivre, pour son propre développement, le modèle du "consensus de Washington". C'est donc une ouverture sélective et étroitement contrôlée qu'elle opère.
Chaque trimestre, L'Economie politique nourrit la réflexion et le débat politique sur l'économie et la société en ouvrant ses colonnes à des universitaires, acteurs sociaux et responsables politiques qui échangent leurs points de vue sur des thèmes d'actualité. L'Economie politique est un outil au service du débat économique et social. Son contenu est distancié de l'actualité immédiate et tourné vers les enjeux politiques de l'économie. Son ambition : réanimer la discussion publique sur les politiques économiques et rendre le débat économique au citoyen. L'Economie politique donne la parole aux acteurs sociaux, universitaires, chercheurs et responsables politiques en France, en Europe et dans le monde. Elle s'interroge sur les fondements de l'économie comme réalité sociale, mais aussi comme discours sur la société.
Après une longue éclipse, la planification réapparaît dans le discours des dirigeants politiques français, parfois avec un soupçon de nostalgie. La résurrection récente de la fonction de "Haut-Commissaire au Plan" évoque d'ailleurs à dessein la "planification à la française", associée à la prospérité des Trente Glorieuses. Mais, outre qu'elle ne s'accompagne ni de la recréation du Plan, ni de celle du Commissariat qui l'animait, le chantier qui est devant nous est beaucoup plus complexe que celui de la sortie du rationnement dans les années d'après-guerre. Trouver les voies d'une prospérité compatible avec les limites de la planète implique une transformation profonde des comportements d'une multitude d'acteurs pouvoirs publics, entreprises, consommateurs qu'il faut mobiliser tout en préservant leur autonomie. Il suppose un effort constant pendant plusieurs décennies dans un environnement social, technologique et international mouvant. Il demandera d'arbitrer entre des trajectoires divergentes, du rationnement imposé à la fuite en avant technologique, toutes incertaines. Et il faudra aussi inventer des protections nouvelles, que ce soit pour prendre en charge les dommages du changement climatique ou pour compenser les perdants des politiques d'atténuation. Cet énorme défi ne pourra être relevé sans une certaine forme de planification. Mais il n'existe aucun modèle "sur étagère". La planification de demain ne pourra pas se calquer sur celle d'hier. Il faut la réinventer, avant qu'il soit trop tard.
L'Economie politique n°93 Chaque trimestre, L'Economie politique nourrit la réflexion et le débat politique sur l'économie et la société en ouvrant ses colonnes à des universitaires, acteurs sociaux et responsables politiques qui échangent leurs points de vue sur des thèmes d'actualité. Ce numéro s'intitule "Transition écologique : comment refaire les comptes". Ce numéro intitulé "Transition écologique : comment refaire les comptes" s'intéresse à la portée des changements de la comptabilité (publique et privée) dans les transformations écologiques et sociales. L'Economie politique est un outil au service du débat économique et social. Son contenu est distancié de l'actualité immédiate et tourné vers les enjeux politiques de l'économie. Son ambition : réanimer la discussion publique sur les politiques économiques et rendre le débat économique au citoyen. L'Economie politique donne la parole aux acteurs sociaux, universitaires, chercheurs et responsables politiques en France, en Europe et dans le monde. Elle s'interroge sur les fondements de l'économie comme réalité sociale, mais aussi comme discours sur la société.
Résumé : Le mensuel Alternatives Economiques : l?autre regard sur l?économie et la société, la synthèse de l?actualité économique et sociale. Chaque jour, et particulièrement en temps de crise, des événements se produisent, des décisions sont prises, qui influent sur notre vie individuelle et collective. Alternatives Economiques assure un suivi complet de l?actualité et propose les analyses qui permettent d?en éclairer le sens. Comprendre le sens des évolutions en cours. Comprendre l?économie, ce n?est pas seulement suivre les variations de la conjoncture, c?est aussi analyser la mondialisation, l?évolution des politiques sociales ou les stratégies des entreprises. Alternatives Economiques propose la mise en lumière des mouvements de fond de l?économie et de la société. Un journal qui ne s?intéresse pas qu?aux gagnants et aux pays riches. L?économie, c?est aussi le chômage, les inégalités, le développement, les menaces sur l?environnement. Alternatives Economiques révèle tout ce qui bouge, mais n?oublie pas pour autant ce qui ne change pas ou pas assez vite. Un journal qui s?adresse aux citoyens Alternatives Economiques considère ses lecteurs comme des citoyens, acteurs de l?économie.