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L'Economie politique N° 74, avril 2017 : Europe : changer pour survivre
Moatti Sandra
ALTER ECO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352401858
Ironie du calendrier : quelques jours avant la célébration du soixantième anniversaire de l'acte inaugural de la construction européenne, le Parlement de Westminster donnait son feu vert à Theresa May pour entamer les négociations du Brexit. L'Union, qui n'avait cessé jusqu'à présent de s'élargir, va pour la première fois s'amputer d'un membre. Ce précédent enhardit tous ceux qui voient dans l'affranchissement du "joug de Bruxelles" la solution miracle. A commencer par le Front national en France, pour qui la sortie de l'euro ouvrirait au pays les portes de la rédemption économique. Qu'importe si la solution miracle est un miroir aux alouettes. L'Europe est un bouc émissaire idéal, qui tend le bâton pour se faire battre. Car elle non plus ne tient pas ses promesses. La promesse de prospérité s'est fracassée sur la crise de la zone euro et la longue agonie économique de la Grèce. L'Union n'est pas plus brillante quand il s'agit de défendre ses valeurs. Les grands principes d'accueil, d'humanité, de respect des droits humains ont sombré en Méditerranée, avec les migrants morts en mer, ou ont été oubliés dans des camps aux portes de l'Europe. Les valeurs d'unité sont mises à mal chaque jour par les divisions entre pays qui condamnent l'Union à l'impuissance. Or, si l'UE n'apporte pas la preuve qu'elle peut tenir ses promesses et qu'elle sait défendre ses valeurs, elle disparaîtra. Dût-elle céder la place à un chaos bien pire. S. M.
Résumé : Les partis sociaux-démocrates subissent une série de reculs électoraux, une hémorragie militante et une crise idéologique. Ils paient à l'évidence leur incapacité à tenir les promesses qui constituent le coeur de leur identité politique. Promesse d'égalisation des conditions contredite par la montée des inégalités. Promesse de protection sociale qui se heurte à la contrainte budgétaire et à l'austérité. Promesse de volontarisme politique qui finit par plier sans combattre devant les diktats des marchés. Reste une maigre défense, celle de faire "moins pire" que les autres... Le résultat de cette dérive est un dangereux rétrécissement de leur base électorale, grignotée moins par la droite classique que par la gauche radicale, qui se déploie sur le terrain désormais abandonné de la critique du capitalisme, et par l'extrême droite. Cette dernière récupère à peu de frais la demande de protection, en fustigeant les méfaits de la mondialisation et de la construction européenne. Alors, spasme final du dinosaure avant la sortie de l'histoire ou crise de transition avant une nouvelle métamorphose du phénix ? Si on définit la social-démocratie, dans le sens le plus large, comme l'effort sans cesse renouvelé pour civiliser le capitalisme, contrer ses tendances inégalitaires et ses effets destructeurs des ressources, elle renaîtra de ses cendres. Il lui faudra alors imaginer un autre partage que celui des fruits d'une croissance qui n'est plus ni possible ni souhaitable. Les formes politiques sous lesquelles elle se déploiera et les institutions qui l'incarneront restent encore largement à construire?
Il y a un an, la scène internationale fut le théâtre d'un improbable chassé-croisé : alors que Donald Trump entrait à la Maison Blanche porté par un virulent discours antimondialisation, Xi Jinping prononçait, à Davos, un vibrant plaidoyer pour le libre-échange. Le secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine faisant une leçon d'ouverture au président des Etats-Unis ! Il a fallu pour cela un événement non moins inattendu : que le pays qui a forgé l'ordre international d'après-guerre et s'était fait le champion de la mondialisation porte au pouvoir un protectionniste, farouchement opposé aux institutions multilatérales et aux accords internationaux susceptibles de contrevenir à son mot d'ordre "America first". Le résultat est l'inverse de celui que promettait le candidat Trump : "Make America great again." Les Etats-Unis, en s'excluant d'eux-mêmes de la gouvernance mondiale, s'affaiblissent et se marginalisent. La Chine n'a pas tardé à profiter de ce repli pour affirmer son leadership. Mais la mondialisation qu'elle prône n'est pas celle promue, hier encore, par les Etats-Unis. Ce n'est pas un monde ouvert à tous les vents et à tous les flux économiques, de marchandises, de capitaux et, plus récemment, de données. La Chine s'est bien gardée de suivre, pour son propre développement, le modèle du "consensus de Washington". C'est donc une ouverture sélective et étroitement contrôlée qu'elle opère.
Chaque trimestre, L'Economie politique nourrit la réflexion et le débat politique sur l'économie et la société en ouvrant ses colonnes à des universitaires, acteurs sociaux et responsables politiques qui échangent leurs points de vue sur des thèmes d'actualité.
Et si on s'intéressait aussi à ce qui marche au sein de l'école ? Non pas pour dire que tout va bien, mais pour comprendre à quelles conditions cela pourrait aller mieux. Cette réflexion nous a conduit à consacrer l'un de nos Dossiers d'Alternatives Economiques à un tour de France des initiatives pédagogiques. De quoi mettre en lumière l'action de tous ceux qui, dans les établissements, innovent à bas bruit, parfois contre vents et marées et souvent depuis de longues années. Nous sommes donc allés voir sur le terrain ce que font les enseignants de primaire, de collège, de lycée général ou professionnel et les outils (associations et dispositifs) sur lesquels ils peuvent s'appuyer pour développer leurs actions pédagogiques.
Résumé : Hors-série réalisé en partenariat avec l'ONISEP avec le soutien de l'Agefa-PME ; Ce hors-série démontrera dans une première partie que les métiers de demain... sont ceux d'aujourd'hui.
Résumé : A peine séchée l'encre de la loi NOTRe, qui redéfinit le périmètre des régions et étoffe leurs compétences, les Français sont appelés en décembre prochain à choisir les nouveaux élus de ces collectivités. Pourtant, on peut parier que les débats de fond portant sur les stratégies proposées et les moyens de leur mise en oeuvre ne seront pas au centre de la campagne électorale. Car l'enjeu majeur de ce scrutin est ailleurs, dans la montée du Front national et sa possible victoire dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Au-delà des spécificités régionales, c'est dans la " France périphérique " croquée par Christophe Guilluy, France du périurbain, des villes petites et moyennes, de la campagne plus ou moins urbanisée, que le FN moissonne les voix. Au contraire, comme le montrent les cartes établies par Jacques Lévy, il est beaucoup moins présent dans les grandes villes. De là à dire que les métropoles sont des concentrations de nantis bien installés dans le train de la mondialisation et le reste du territoire peuplé de laissés pour compte subissant de plein fouet les mutations économiques, il n'y a qu'un pas qu'il ne faut pas franchir : des territoires non métropolitains se portent bien et la désespérance sociale touche aussi les grandes villes. Pourtant, la géographie du vote FN nous envoie un signal qui pose de sérieuses questions sur la dynamique de nos territoires.
Le dossier : un point complet sur une question majeure. Comprendre : des synthèses rédigées par les meilleurs spécialistes afin de faire le tour des questions qui font débat. Agir : des reportages et des enquêtes pour mettre en valeur des initiatives citoyennes innovantes. Lectures : toute l'actualité des livres économiques et sociaux.