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A la recherche de la Rome antique
Moatti Claude
GALLIMARD
16,30 €
Épuisé
EAN :9782070530731
Mille fois détruite et reconstruite, Rome n'a jamais disparu de la carte du monde et ses ruines ont exercé une véritable fascination dont témoignent dès le Moyen Âge les guides pour pèlerins, les Mirabilia urbis. Au moment même où l'Europe découvre l'Amérique, princes, artistes et érudits, aventuriers et papes recherchent fébrilement dans le sous-sol de la ville les traces de sa splendeur; l'ancienne capitale sans fin pillée et restaurée renaît alors dans les descriptions et les cartes. Mais ce n'est qu'au XXe siècle, grâce à l'essor de l'archéologie, que les origines de la cité sont enfin dévoilées. Claudia Moatti, historienne passionnée par la ville de Rome, relate ici l'aventure de cette incessante quête du passé. Ruines de palais, catacombes, plans urbains, mosaïques, villas-musées, photographies, sites de fouilles... 240 documents révèlent le passé toujours présent de la Ville éternelle
Brice Catherine ; Moatti Claudia ; Sanfilippo Mari
C'est un musée à ciel ouvert où cohabitent trente-quatre siècles d'histoire. Rome royale, républicaine, impériale, chrétienne, médiévale, Rome de la Renaissance, baroque ou moderne, la cité romaine n'est que confusion et mélange des genres, juxtaposition et imbrication de styles et d'époques. Comprendre Rome, c'est d'abord apprendre à la regarder. De la Rome primitive, simple village édifié sur le Palatin aux plans d'urbanisme de la Rome contemporaine, cette scène artistique et politique a changé de nombreuses fois de physionomie. Des fragments du mur Servien au théâtre de Marcellus, du palais de Tibère aux catacombes, des baptistères à plan circulaire à la tour des Milices, du palais Farnèse à la chapelle Sixtine, du monument Victor Emmanuel II au Girasole, Rome n'a cessé de s'imposer comme une ville de bâtisseurs. L'iconographie abonde. Sites et monuments, tableaux et gravures anciennes, sculptures et objets d'art viennent enrichir cette étude approfondie de l'une des plus belles villes d'Europe. --Sandrine Fillipetti
Repenser la démocratie aujourd'hui à la lueur de cinq grandes notions antiques. Réveil des extrémismes et des idéologies autoritaires, crise de la représentation et des institutions, fragmentation identitaire et creusement des inégalités : il y a aujourd'hui plus que jamais un enjeu existentiel à faire porter notre réflexion sur la "chose publique" . Repenser la "république" , à travers l'expérience romaine antique de la res publica permet alors d'éclairer de grandes questions actuelles : qu'est-ce que le peuple ? Qu'est-ce qu'une démocratie ? Quelle part de conflictualité peut-on tolérer dans l'espace public ? Ou encore comment un groupe, en s'auto-proclamant défenseur de la grandeur de l'Etat, devient-il autoritaire ? En cinq grandes notions romaines (res publica, populus, seditio, libertas, societas), cet ouvrage vient mettre la politique à l'épreuve de la langue latine et les concepts en tension avec les pratiques et les conflits de sens. Il analyse aussi quelques-unes de leurs reconfigurations dans d'autres périodes et selon d'autres enjeux, non pour établir des continuités ou des ressemblances, mais pour affiner les questions et mieux comprendre l'importance de la référence au passé.
Extrait Leçon de danse 1 L'éveil Il y a sûrement quelque chose qui m'a fait dire que je voulais être danseuse, mais au fond de moi-même, j'ai beau chercher, je ne sais pas ou je ne sais plus. Je suis née dans une famille de comédiens et j'ai davantage entendu parler de théâtre que de danse autour de moi. La musique fut certainement un des premiers déclencheurs. Soudainement, un air qui donne envie de danser. Mais on ne peut pas dire que ça va forcément faire naître l'idée d'y consacrer sa vie. Ce sont deux choses différentes. Lorsqu'il est très jeune, l'enfant doit monter toujours plus haut pour essayer de mettre le monde à sa portée, et dans ce but il se hisse sur ses pointes de pied, instinctivement. Il monte, il monte... C'est peut-être cela aussi, l'envie de danser, le désir de s'élever. Il ne faut pas non plus sous-estimer le hasard, les circonstances de la vie qui donnent l'occasion de découvrir la danse, au cours d'un spectacle ou d'une émission à la télévision. A mon époque, le jeudi, j'allais jouer avec mes cousins dans la rue. Aujourd'hui, il faut faire du sport, être actif, cela fait partie de l'éducation. Les petites filles vont prendre des cours de danse ou de piano non pas parce qu'elles en émettent le désir, mais parce que leurs parents le souhaitent. L'envie des parents peut précéder celle de l'enfant. Pour autant je connais des mères qui adorent la danse, vont régulièrement au spectacle, et qui ne poussent pas leur enfant, mais l'éducation qu'elles dispensent est imprégnée de cette passion. Cela ne veut pas dire que la petite fille, plus tard, sera disposée à faire tous les efforts physiques qui seront nécessaires à une formation de danseuse. Certaines accrochent, d'autres pas. Le désir de danser peut exister sans que l'on soit obligé d'en faire son métier. On peut y trouver un grand plaisir mais ne pas avoir toutes les qualités nécessaires pour devenir un danseur. Cette différence est difficile à admettre. Connaître les limites de son corps est un exercice compliqué qui demande un long cheminement intérieur, une connaissance de soi qui ne s'acquiert qu'avec le temps. La danse classique est un art qui n'est pas naturel. Le corps est contraint en permanence, et certaines qualités physiques sont essentielles. L'enfant doit être souple du dos et des articulations afin de pouvoir lever les jambes. Il faut avoir un pied bien fait - ce qui n'est pas évident, tout le monde n'a pas de coup de pied, ce que l'on appelle la cambrure. Celle-ci est toujours naturelle et presque impossible à acquérir. On la fortifie en faisant travailler la musculature de la voûte plantaire afin de soutenir le pied. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Résumé : Qu'est-ce qu'une république ? Pour répondre à cette question d'actualité, il faut plonger au coeur de la Rome antique. Ce livre est le premier à étudier la notion de res publica, à questionner son incomplétude - peut-être même son vide occasionnel - et ses processus de formalisation ; à l'étudier dans toute son extension problématique et chronologique : il explore les questions et les enjeux conflictuels qui ont donné à ces deux mots, et par extension à celui de république, une épaisseur remarquable au point de les rendre intraduisibles. Une telle démarche, nécessairement historique et philosophique, se déprend de l'approche classique qui, à la recherche de quelque essence originelle, postule un "républicanisme" antique déduit des concepts modernes. Il s'agit tout au contraire d'une vaste enquête sur la façon dont les Romains appréhendèrent et utilisèrent la res publica à différents moments de leur histoire. On comprend alors pourquoi l'expérience romaine, fondamentalement inégalitaire, garde jusqu'ici une telle force d'attraction pour qui tente de penser la chose publique.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.