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Sartre et le mystère en pleine lumière
Moati Raoul
CERF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782204130974
Nous avons tous retenu la leçon de la phénoménologie l'homme n'est pas le prisonnier de ses représentations subjectives, il est directement un "être-dans-le-monde". Toutefois, tout un chacun a, à chaque instant, à choisir le mende, c'est-à-dire à se choisir et à se fonder dans le monde comme une personne unique et singulière au sein de celui-ci. Cette idée implique l'élaboration d'une discipline complémentaire à la phénoménologie, capable de cerner l'homme dans la réalité et la singularité absolues de son projet dans le monde. Méthode que Sartre nomme, en modifiant la pensée de Freud, psychanalyse existentielle. Que la singularité de notre épreuve personnelle du monde soit tout à la fois ce qui nous est le plus accessible, et ce qui, pourtant, échappe constamment à notre connaissance, constitue un paradoxe, un "mystère en pleine lumière", légitimant la formation d'une psychanalyse, non moins paradoxale, de la conscience. Psychanalyse d'un genre nouveau dont Sartre esquisse dans de nombreux textes théoriques la méthode, qu'il mettra lui-même en application dans ses essais biographiques sur Baudelaire, Mallarmé, Genet et Flaubert. Percer l'identité du monde singulier d'un écrivain afin d'enrichir la compréhension de son oeuvre par celle de son élan unique dans le monde, tels sont les résultats auxquels la méthode psychanalytique sartrienne, permet d'aboutir, par-delà la seule méthode héritée de la phénoménologie. C'est à en dégager le sens et à en comprendre la fécondité aussi bien philosophique que clinique et littéraire que se consacre le présent essai.
Ouvrez et voyez": aujourd'hui comme hier, les juridictions financières, Cour des comptes et chambres régionales, répondent à l'ancienne injonction de veiller à la régularité et à la sincérité des comptes publics. En refondant la Cour des comptes en 1807, Napoléon ajoute à la mission de juger les comptes, celle de surveiller l'administration et de garantir l'emploi légal des fonds publics. Depuis, la Cour des comptes a adressé aux ministres et aux administrateurs ses analyses et ses évaluations de leur gestion, avec pour règle l'indépendance et pour méthode la collégialité. Elle s'est imposée comme l'organe supérieur et général de contrôle et d'expertise des finances publiques. Ses rapports alimentent le débat sur la réforme de l'Etat, l'efficacité des politiques publiques, la réalité de la situation financière de la France. Jean-Yves Bertucci et Sophie Moati invitent à voir et à comprendre ce grand corps de l'Etat devenu un des "tiers de confiance" indispensables, dans une démocratie vivante, entre autorités publiques, administrations et citoyens.
Résumé : "C'est pour me présenter à toi que je te raconte ma vie. C'est comme ça, un Papy, ça raconte. Moi, ça m'a manqué les histoires de famille. Alors je me rattrape. Pour toi ; et pour plus tard". Anita, la première petite-fille de Serge Moati, est née le 15 juillet 2017. Par cette "lettre" qu'il lui adresse, le grand-père septuagénaire répond à une question qui le taraude : que restera-t-il du monde qui a vu grandir Serge Moati ? Dans les temps à venir, que restera-t-il des Moati (juifs de Tunisie), de la gauche, de la franc-maçonnerie, de la télévision et de ce cinéma qu'a tant aimés le réalisateur ? Bref, du monde d'avant, le sien. C'est donc porté par cette urgence de transmettre ses histoires et ses valeurs que Serge Moati a affectueusement pris la plume. Aidé d'un outil bien particulier, une "ardoise magique" qui lui permet de réanimer les souvenirs les plus enfouis, il fait revivre son passé, donne chair à sa mémoire, pour permettre à sa petite-fille de savoir ce qu'elle porte en elle. De la Villa Jasmin de Tunis au pensionnat parisien en passant par la perte de ses parents à tout juste onze ans, la rencontre décisive avec François Truffaut et, plus tard, les années Mitterrand, Serge Moati raconte, à sa façon, les moments essentiels de sa vie. Un récit biographique à la fois drôle et émouvant autant qu'une ode à la transmission.
Résumé : L'Idée de l'Infini a été découverte par Descartes dans les Méditations Métaphysiques. Il restait après Descartes à élucider la signification de cette Idée éminente par la concrétisation de son contenu. L'expérience vécue qui articule concrètement le développement de l'Idée de l'Infini est la socialité. En elle, la présence de l'être transcende l'horizon limitatif de la découverte intellective - de la compréhension ou constitution de l'être à partir de sa mise en lumière. L'Idée de l'Infini révèle ainsi une face nocturne des événements de l'être échappant à l'ontologie qui gouverne la philosophie occidentale. Le débordement de l'être sur l'ontologie coïncide sans reste avec l'éthique. Lui seul permet d'annoncer la venue dans l'être de la paix messianique par-delà l'ontologie de la guerre et les illusions de la morale. Suivant Levinas en son chef-d'oeuvre de 1961, Totalité et Infini, nous interrogeons dans ce livre le sens d'une telle présence éminente de l'être en ses événements ultimes - essentiellement nocturnes. Nous cherchons à montrer pourquoi la sensibilité, la socialité, l'éros et la fécondité représentent autant d'expériences paroxystiques de l'être dont la production échappe par principe à la lumière de l'ontologie. C'est à l'élucidation de tels événements clandestins que se consacre le présent essai.