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Auray 1364. Un combat pour la Bretagne
Moal Laurence ; Jones Michael
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753521070
Dans son Histoire de France, Jules Michelet évoque la bataille d'Auray en ces termes : "c'était un duel sans quartier, les Bretons étaient las de cette guerre, et voulaient en finir par la mort de l'un ou de l'autre". Charles de Blois tué, c'est finalement l'autre prétendant au trône, Jean de Montfort, qui devient duc de Bretagne au terme d'un affrontement particulièrement meutrier. Mais la bataille d'Auray est bien plus qu'un simple épisode guerrier. D'emblée, elle a été perçue comme un combat mémorable qui devait décider du sort de la Bretagne. Bertrand d'Argentré raconte ainsi, qu'au terme de la bataille, Chandos dit au vainqueur : "Vous avez gaigné une belle journée, de laquelle il sera parlé à cinq sens ans d'icy". C'est même un véritable combat de mémoires qui s'engage au-delà de la victoire de Montfort et de la mort de Blois. L'événement, soigneusement mis en scène par les chroniqueurs, a été repris par les historiens, les écrivains et les artistes qui l'ont adapté à leur convenance. Cette instrumentalisation a été favorisée par le nouveau regard porté sur la Bretagne à partir du XVIIIe siècle. Et jusqu'à aujourd'hui, la bataille d'Auray a été utilisée comme un point d'ancrage identitaire. Au coeur de la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre, la bataille d'Auray constitue un événement majeur pour la Bretagne. S'appuyant sur la grande richesse des images, cet ouvrage nous fait revisiter l'une des rares batailles rangées du Moyen Age dans toute sa complexité. Il nous invite à suivre la construction d'un imaginaire et l'étonnante transformation de la bataille en enjeu de mémoires. Des mémoires finalement révélatrices d'une certaine vision de la Bretagne.
Negotiation is all around us. We negotiate all the time without knowing it or calling it a negotiation : with our family and friends, with our colleagues and boss at work, while purchasing a second hand car or to get out of a conflicting situation. Negotiation is a solution oriented approach of a problem, which aims at finding a mutually beneficial outcome for the parties involved. In a business context, goals need to be achieved which often involve more than one person or institution. They are related to sales development, profitability management, delivery, after-sales services, or the payment of invoices. Since it places the parties involved in a professional context, they must learn to become professional negotiators and perform as such. Negotiation is thus an essential business skill. This book takes the reader step by step from the introductory to the advanced negotiation level. Each chapter is illustrated with examples, short cases and video interviews of sales managers. More complex negotiations are approached through three dedicated chapters : solving problems to develop loyalty, negotiate under pressure and negotiate with foreign clients. A chapter also addresses the sensitive topic of business negotiation ethics. The book provides a rich glossary of business negotiation vocabulary available in four different languages : English, French, German and Spanish.
Au coeur des problématiques de l'histoire médiévale, le thème de l'étranger ne pouvait que s'enrichir en portant le regard sur une principauté, la Bretagne, à la fin du Moyen Age. La période choisie coïncide donc avec l'apogée de "l'Etat breton" sous la dynastie des ducs de Montfort (1364-1514). Poser le problème de l'autre, c'est aussi s'interroger sur les questions d'identité nationale: en quoi l'étranger participe-t-il au développement de l'Etat princier aux XIVe et XVe siècles? En quoi contribue-t-il à définir une identité bretonne? Après une présentation des sources et des méthodes, l'auteur envisage la diversité des situations et pose donc le sujet en termes sociologiques: il s'agit de faire le point sur la présence étrangère, sur les activités exercées dans le duché, ainsi que sur les relations développées avec la société bretonne. La pluralité des statuts engendre en effet des attitudes différenciées à l'égard de l'autre. La question se pose ensuite en termes politiques et le regard se porte sur le traitement des étrangers par le pouvoir ducal dans les pratiques institutionnelles et législatives. L'absence d'un statut juridique comparable à celui qui existe en France n'a pas empêché de définir une attitude à l'égard de l'autre: tout est fait pour inscrire sa venue dans un cadre légal. Enfin, après l'étranger vécu "au quotidien", l'ouvrage envisage l'homme estrange perçu de manière plus intuitive et instrumentalisé à des fins idéologiques. L'étranger constitue à la fois un rouage et un enjeu dans la politique d'affirmation nationale. Mais en dépit des apparences, celles des discours intellectuels ou des réactions épidermiques ponctuelles, l'étude de l'étranger, fortement présent dans le duché, ne permet pas de mettre en évidence le développement de véritables sentiments xénophobes. Elle révèle au contraire une Bretagne, certes en quête d'identité, mais bien intégrée à l'espace européen. Biographie de l'auteur Laurence Moal, professeur d'histoire-géographie dans le secondaire, est docteur en histoire médiévale, chercheur associée au Centre de recherche bretonne et celtique (CBBC). Le présent ouvrage est tiré de sa thèse.
Résumé : Source de richesses, la mer est aussi le domaine de l'imprévu et des navigations incertaines, parfois périlleuses. Synonyme de peur et de drame pour le marin, le naufrage est un spectacle pour les habitants du littoral, parfois une manne providentielle. Le naufrage n'est pas seulement un fait divers. Point de rencontre entre le monde de la mer et celui de la terre, il révèle une vie maritime et littorale riche et complexe. Que nous apprennent ces sinistres sur les conditions de navigation au temps de la marine à voile ? Comment les autorités ont-elles encadré les opérations de sauvetage ? Quelles ont été les attitudes des riverains face aux naufragés et aux épaves ? Comment est né le mythe des naufrageurs et que nous dit-il des représentations des gens de mer ?
Résumé : Vous connaissez tous le nom d'Anne de Bretagne, mais que savez-vous des duchesses qui l'ont précédée ? Si certaines passent à la postérité et deviennent des héroïnes, d'autres sont méconnues voire oubliées du grand public. Ces princesses occupent pourtant le devant de la scène. Leur place est cruciale aux moments-clés de l'histoire du duché. Quel rôle ont-elles joué? Quel a été leur cadre de vie ? Que reste-t'il de leur influence ? L'autrice est partie à la recherche d'un monde disparu tout en démystifiant nombre de stéréotypes. A travers des portraits vivants et nuancés, elle vous invite à remonter le temps pour entrer dans l'intimité des duchesses, partager les moments marquants de leur existence, mieux connaître leur religiosité, leur culture, ainsi que leurs émotions. Dans ce livre richement illustré, laissez-vous emporter dans un voyage fascinant à travers le Moyen Age. L'univers étonnant de ces femmes de pouvoir vous donnera l'occasion de découvrir autrement l'histoire de la Bretagne.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.