Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
3, rue des Mystères Tome 2
Mizuki Shigeru
CORNELIUS
16,50 €
Épuisé
EAN :9782915492811
Amoureux des contes populaires et du merveilleux qui s'infiltre dans les interstices de la vie ordinaire, le créateur de Kitaro et de NonNonBâ a mis les yôkaï au centre d'une ?uvre qui oscille constamment entre fantastique, humour et poésie. Explorant la frontière incertaine et mouvante qui sépare les spectres des vivants, les histoires de 3, Rue des mystères sont des fables étranges, dans lesquelles il suffit de prendre un ascenseur pour passer d'un monde à l'autre. Les hommes s'y amourachent de fantômes, ils y retrouvent les êtres chers qu'ils ont perdus, ils y cherchent même l'immortalité... mais ils s'y condamnent eux-mêmes à n'être que des hommes.Ce deuxième volume de 3 Rue des Mystères nous fait goûter à la veine effrayante de Mizuki, achevant de présenter au public français ce dieu vivant du manga, qui entend bien dessiner encore jusqu'à 110 ans avant de pouvoir, à son tour, devenir un yôkaï. * Les premiers grains de riz * Les insectes extra-terrestres * Nekomata, le chat mutant * Le gamin de la télé * L'héritage * L'histoire de l'ile * Animalus economicus * Une foule monstre * La boule de cristal * Un avenir porteur d'espoir * Le combat d'une vie
Pour parasiter une époque obnubilée par la modernité, rien de tel qu'un dépoussiérage des vieux mythes et légendes. Voilà comment Kitarô le repoussant, petit fantôme désabusé par la nature humaine, a conquis une société japonaise noyée dans la lumière. Dans chacune des courtes histoires de cette épopée culte (qui compte plus d'une dizaine de tomes...), l'embarras des hommes à décrypter le monde y éclate ; la réalité se joue de leur ignorance comme de leur arrogance par l'entremise des yôkaï, ces petits êtres de fantasmes et de mystères qui habitent en toutes choses, si chers au folklore japonais. Chef d'oeuvre absolu au Japon ; Kitaro nous rend visite, soyez honorés... et prenez garde aux coups de sabot !
Résumé : Créé en 1963, Akuma-kun (ou Akumakun, littéralement l'enfant-démon) est le troisième personnage mythique imaginé par Shigeru Mizuki au début de sa carrière, après Kitaro le repoussant (1960) et Mon ami le Kappa (1961) (tous deux traduits chez Cornélius). Ces trois séries connaîtront plusieurs déclinaisons sous forme de manga et d'anime, marquant l'esprit de plusieurs générations d'enfants japonais. Comme ses deux collègues (qui font ici une brève apparition), le jeune Yamada est un écolier confronté à des créatures surnaturelles. Mais à la différence du paisible Sanpei et de l'intrépide Kitaro, il porte sur ses épaules le destin de sa lignée, qui voit naître tous les dix mille ans un enfant prodigieux nommé Akuma-kun. Son rôle ?? Invoquer le diable et en faire son obligé afin d'instaurer le paradis sur la Terre. Cette vaste mission, on le comprend, n'est pas à la portée du premier venu. Mais elle prend des dimensions titanesques lorsque l'on découvre que le diable est avare avant d'être maléfique et que l'humanité ne semble pas pressée de connaître l'ère de béatitude promise par l'enfant-prophète. Détourné de son sacerdoce par ses camarades et condamné à marchander chaque intervention du diable, Akuma-kun est un saint parmi les saboteurs.
Les histoires réunies dans ce volume complètent La promesse, achevant de rendre disponible l'intégralité des récits composés par Shohei Kusunoki. Elles ont pour la plupart été publiées dans Garo la légendaire revue d'avant-garde fondée en 1964 qui a révélé des auteurs aussi incontournables que Yoshiharu Tsuge Yoshihiro Tatsumi (édités tous deux chez Cornelius), accompagnant pendant les décennies 1960 et 1970 une jeunesse réfractaire au conservatisme de la classe dirigeante. Shohei Kusunoki a imaginé ces histoires entre 1968 et 1974 dans un Japon qui cherchait à se réinventer par une course à la modernité peu soucieuse du sort des classes populaires. Comme son ami Susumu Katsumata (Neige rouge, Cornelius), il fut marqué par l'apparition de Yoshiharu Tsuge, qu'il fréquenta à cette époque et dont l'influence se retrouve dans plusieurs des récits regroupés ici. Délaissant le registre contemporain sans renoncer à parier de son époque, Shohei Kusunoki s'attache à décrire avec justesse la vie du peuple, tout en lui insufflant une dimension épique. Au travers de genres aussi codés que le conte traditionnel ou le récit de samouraï, il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Shohei Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas. Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer. Shohei Kusunoki est né le 17 janvier 1944 à Tokyo. souffre très jeune de graves problèmes cardiaques qui l'éloignent de l'école et le contraignent à rester le plus souvent inactif. C'est pendant : ces longues journées d'école buissonnière forcée que le jeune Shohei développe son intérêt pour les mangas, qu'il loue dans les librairies de prêt de son quartier. Il fonde un fanzine avec quelques ara qui aspirent comme lui à devenir mangakas. Ses auteurs favoris sont alors Tokao Saitô (Golgo 13, Glénat) ou Hiroshi Hirata (L'Ame de Kuydo, Akato). Mais son admiration se concentre plus particulièrement sur le grand Sanpei Shirato (Kamui-den, Kana), dont Shohei Kusunoki deviendra l'assistant en 1961, à dix-sept ans. Il publie ses propres histoires en tant qu'auteur à partir de 1964, notamment dans la revue Garo où il portage ne saine émulation auprès de Shin'ichi Abe (Un Gentil Garçon, Cornelius), Yoshiharu Tsuge (anthologie en sept volumes chez Cornelius) et Susumu Katsumata (Poissons en eaux troubles, Le Lézard noir), avec lequel il partagera un véritable compagnonnage. Cette carrière prometteuse est malheureusement interrompue par la maladie, qui le rattrape pendant l'été 1973.Il décédera l'année suivante à l'âge de 30 ans, avant que ne soient publiés les recueils qui lui valent le souvenir ému de ses admirateurs, dont nous espérons que cette traduction accroîtra le nombre.