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Peuple invisible
Kusunoki Shohei
CORNELIUS
26,50 €
Épuisé
EAN :9782360811595
Les histoires réunies dans ce volume complètent La promesse, achevant de rendre disponible l'intégralité des récits composés par Shohei Kusunoki. Elles ont pour la plupart été publiées dans Garo la légendaire revue d'avant-garde fondée en 1964 qui a révélé des auteurs aussi incontournables que Yoshiharu Tsuge Yoshihiro Tatsumi (édités tous deux chez Cornelius), accompagnant pendant les décennies 1960 et 1970 une jeunesse réfractaire au conservatisme de la classe dirigeante. Shohei Kusunoki a imaginé ces histoires entre 1968 et 1974 dans un Japon qui cherchait à se réinventer par une course à la modernité peu soucieuse du sort des classes populaires. Comme son ami Susumu Katsumata (Neige rouge, Cornelius), il fut marqué par l'apparition de Yoshiharu Tsuge, qu'il fréquenta à cette époque et dont l'influence se retrouve dans plusieurs des récits regroupés ici. Délaissant le registre contemporain sans renoncer à parier de son époque, Shohei Kusunoki s'attache à décrire avec justesse la vie du peuple, tout en lui insufflant une dimension épique. Au travers de genres aussi codés que le conte traditionnel ou le récit de samouraï, il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Shohei Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas. Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer. Shohei Kusunoki est né le 17 janvier 1944 à Tokyo. souffre très jeune de graves problèmes cardiaques qui l'éloignent de l'école et le contraignent à rester le plus souvent inactif. C'est pendant : ces longues journées d'école buissonnière forcée que le jeune Shohei développe son intérêt pour les mangas, qu'il loue dans les librairies de prêt de son quartier. Il fonde un fanzine avec quelques ara qui aspirent comme lui à devenir mangakas. Ses auteurs favoris sont alors Tokao Saitô (Golgo 13, Glénat) ou Hiroshi Hirata (L'Ame de Kuydo, Akato). Mais son admiration se concentre plus particulièrement sur le grand Sanpei Shirato (Kamui-den, Kana), dont Shohei Kusunoki deviendra l'assistant en 1961, à dix-sept ans. Il publie ses propres histoires en tant qu'auteur à partir de 1964, notamment dans la revue Garo où il portage ne saine émulation auprès de Shin'ichi Abe (Un Gentil Garçon, Cornelius), Yoshiharu Tsuge (anthologie en sept volumes chez Cornelius) et Susumu Katsumata (Poissons en eaux troubles, Le Lézard noir), avec lequel il partagera un véritable compagnonnage. Cette carrière prometteuse est malheureusement interrompue par la maladie, qui le rattrape pendant l'été 1973.Il décédera l'année suivante à l'âge de 30 ans, avant que ne soient publiés les recueils qui lui valent le souvenir ému de ses admirateurs, dont nous espérons que cette traduction accroîtra le nombre.
Les nouvelles réunies dans ce volume ont toutes été publiées dans la légendaire revue Garo. Cette publication d'avant-garde, sur les traces du gek'iga, le mouvement fondé en 1957 par Voshihiro Tatsumi pour rompre avec la tradition enfantine du manga, ouvrait le genre à l'âge adulte. Fondée en 1964, elle accompagna tout au long des années 60 et 70 la jeunesse protestataire qui voyait en elle une forme de contestation de l'establishment. Kusunofei avait une vingtaine d'années quand il publia ces histoires, dans un lapon qui se remettait à peine de sa défaite et des conséquences de la seconde guerre mondiale. Ses nouvelles parviennent à créer un lien entre le lapon traditionnel et la société d'après-guerre marquée par la censure, le culte du travail, l'érosion des traditions et un anti-américanisme virulent. Comme Susumu Katsumata (Neige Rouge, Cornélius), il s'attache à décrire la vie quotidienne du peuple, tout en y insufflant une dimension plus épique. A travers des genres aussi variés que le conte japonais traditionnel, la chronique urbaine ou le récit de samouraï il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas... Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer.
Toujours à la recherche de Keiko Segawa, la femme qui a fait démarrer la carrière de Tomita et que celui-ci appelle sa « déesse », Kiwa demande l?aide de Mahiro. Celle-ci trouve plusieurs pistes qui se soldent toutes par un échec, mais lors d?une soirée bien arrosée, elle raccompagne Yuri Kawashina chez elle et tombe sur un indice qui pourrait faire tout basculer. Or, dès le lendemain, Mahiro ne se souvient plus de rien. Qui est Yuri ? Et quel lien entretient-elle avec Keiko Segawa et Haruki Tomita ?
Après avoir utilisé le pouvoir de Kiwa pour punir son chef, Mahiro se retrouve gravement blessée à l'hôpital. Pendant que la jeune fille se remet de ses blessures, Kiwa est affecté dans un des services de la maison d'édition. Contre toute attente, il est envoyé au service éditorial d'un magazine de publication de mangas et se voit confier, dès son arrivée, le suivi d'un mangaka qui a autrefois connu la gloire et qui attribue son succès à une certaine déesse aux cheveux noirs...
Véritable tombeur, Daisuke Suwa est un lycéen sans histoire qui passe son temps à séduire les filles de son entourage. Il n'éprouve donc aucun intérêt pour Hinako Aikawa, une jeune fille calme et réservée, terrifiée à l'idée du moindre contact avec la gent masculine. Les sentiments de Daisuke vont finalement changer quand il entendra par accident la confession de Hinako dans une chapelle abandonnée. Un sujet sensible et poignant pour une histoire d'amour douce, amère et pas comme les autres...
Venez découvrir Citéville, charmante agglomération aux mille activités. Grâce à son réseau de transports qui vous dépose directement en vacances ou grâce à Buy More, son supermarché qui vous permet d'acheter des objets à prix approximatifs, Citéville offre un ensemble d'infrastructures de premier choix. Pour les parents insatisfaits, le Pôle Enfant simplifiera le quotidien en proposant des offres de moutards adaptées à leurs besoins. Quant aux seniors, ils couleront une fin de vie heureuse à proximité des nombreux distributeurs de billets installés au sein de la Maison de retrait. Pendant cinq ans, Jérôme Dubois a construit la Citéville, un espace urbain imaginaire où la violence de notre quotidien est révélée par l'absurde. Autour de neuf lieux emblématiques, et autant de chapitres, se dessinent les contours d'une fourmilière dont la modernité glaçante ressemble à notre futur immédiat. Citéville grince sous la dent, décortiquant par l'hyperbole la barbarie de nos sociétés prétendument civilisées. En miroir de Citéville, Jérôme Dubois a imaginé Citéruine, un univers parallèle dans lequel la métropole est à l'abandon. Cadrages, nombre de pages et de vignettes ne diffèrent pas d'un livre à l'autre. Mais pas un humain n'a survécu à cette transition orchestrée par Cornélius pour Citéville et les Editions Matière pour Citéruine. Les deux espaces-temps se superposent et la lecture simultanée des deux ouvrages procure une expérience temporelle et plastique profondément étrange.
Jamais, depuis Quichotte et Panza, ou Laurel et Hardy, on ne vit un couple de héros aussi mal as-sorti. Fuzz est un nounours, battu et jeté à la poubelle par un sale gamin. Coq d'élevage, plumé et promis à l'abattage, Pluck est en cavale. L'un est aussi craintif et passif que l'autre est arrogant et agressif. Débutée dans une benne à ordures, leur histoire prend la forme d'un roman picaresque, à la façon de L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou des Aventures de Huckleberry Finn. Leur route croise celles d'un singe zen, d'une végétarienne folle, de Lardass, roi du sandwich au lard, de la belle Glibbia, directrice d'une équipe d'animaux gladiateurs, ou de Sourpuss, citron mâtiné de mouche, produit d'une expérience scientifique aberrante. Ces créatures improbables arpentent la scène d'un petit théâtre de fête foraine, avec ses décors de carton pâte et sa toile de fond qui représente une Amérique miteuse, envahie par les détritus, un pays à la fois familier et étrange, à qui le trait épuré et le noir et blanc de l'auteur donnent un air d'évidence. Si l'homme y est un loup pour l'homme, et les bêtes à plume, à poil ou en peluche, la violence reste burlesque. Et le lecteur peut rire des mésaventures de Fuzz et Puck, comme il rit de celles des vagabonds de Beckett.
Après avoir subi un grand nombre d'examens médicaux et autres tests cognitifs, Tetsuo parvient à s'enfuir de l'hôpital. Il a entre-temps entendu parler d'un certain "Akira" dont il lui tarde de faire la connaissance. De leur côté, Kaneda et Kei essaient de s'échapper du complexe militaire où ils ont été faits prisonniers. Mais un groupe clandestin de guérilla tente alors de mettre à jour les secrets détenus par l'armée?
Taniguchi Jirô ; Ruault Jean-Luc ; Honnoré Patrick
Résumé : C'était juste un chien... Mais ce que nous venions de perdre, c'était beaucoup plus que ça. Et ce qu'il nous avait laissé, c'était encore plus. Dans Nos compagnons, Jirb Taniguchi donne à voir et à ressentir l'indéfectible amitié qui nous lie à nos animaux domestiques. L'attachement, la complicité et la tendresse qui naissent et grandissent au fil de journées rythmées par des petits rituels et des joies simples, puis l'inévitable déchirement de la séparation. Par sa mise en scène du quotidien, tout en retenue et en attention portée à ce qui parait insignifiant de prime abord, Jirô Taniguchi saisit l'essence du lien qui nous unit à ces véritables partenaires de vie.
Taniguchi Jirô ; Utsumi Ryuichiro ; Monthiers Mari
Résumé : "Il était peut-être déjà là quand il n'y avait ici que des champs et des bois, et pas une seule maison." De toute sa hauteur, un arbre vénérable est le témoin muet de l'agitation humaine. Depuis des décennies, il nous regarde silencieusement nous aimer et nous déchirer, nous perdre et nous retrouver.
Une fois sortis de la base secrète militaire, Kei et Kaneda se retrouvent avec Akira sur les bras. Réfugiée chez une membre de la guérilla, ils sont vite retrouvés par une émissaire de Dame Miyako. Débute alors dans un néo-Tokyo sous couvre-feu une course-poursuite entre les membres de la guérilla, les jeunes filles envoyées par Miyako et les hommes du colonel.