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L'institutrice d'Izieu
Missika Dominique
SEUIL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782021142105
Extrait Extrait du préambule Quand ai-je entendu parler pour la première fois de l'institutrice d'Izieu ? Probablement en 1987 au moment du procès Barbie, et sûrement quand, en 2000, Gabrielle Perrier-Tardy apparaît à l'écran, alors que je visionne les images du procès, le temps de sa déposition, terriblement intimidée et bouleversante. Sur ordre de l'officier SS Klaus Barbie, ses élèves ont été raflés le jeudi 6 avril 1944. À la barre, elle les décrit du mieux qu'elle peut. À ses yeux, c'étaient des enfants comme les autres. Elle savait qu'ils étaient juifs, peu lui importait, elle était leur institutrice, et sa mission était de leur apprendre à lire, à compter et à écrire. Elle ne sait pas qui les a dénoncés. Est-elle une héroïne ? Certes non. Elle n'a pas pris les armes et risqué sa vie. Mais elle a été exemplaire. Est-ce si simple de savoir comment se conduire ? Quand les uns se détournent ou refusent de tendre la main, elle, ignorante de beaucoup de choses, a fait son devoir, et au-delà. Maîtresse d'une classe unique, une quarantaine de filles et de garçons de 5 à 17 ans, elle s'est employée à les instruire comme tous les écoliers de France. Sauf que la mort les attendait. Jusqu'à la fin de sa vie, elle exprimera le regret de ne pas avoir eu conscience du danger qui les cernait. En 1944, elle a 22 ans. La scène atroce de la rafle, qu'elle n'a pu qu'imaginer, a introduit en elle le sens du mal, et elle ne s'en est jamais remise. Jamais elle ne s'éloignera longtemps des lieux du drame. Sans doute a-t-elle aimé contempler les paysages du Bugey où elle était née et où les enfants avaient cru trouver refuge. Pourquoi écrire sa biographie ? Parce que l'institutrice est restée discrète, silencieuse, anonyme, alors qu'elle incarne la noblesse d'âme, la dignité, la modestie. Sa vie, en apparence minuscule, brisée par l'Histoire avec sa grande hache, comme le disait Georges Perec, symbolise les souffrances muettes de la guerre. A-t-on jamais vu une maîtresse dont les quarante-quatre élèves ont été raflés ? Elle n'est ni orpheline de guerre, ni veuve de guerre, ni parente de victime, mais elle en a tous les stigmates. L'histoire retient à peine son nom. C'est ainsi. Au lendemain de la guerre, on l'ignore, on la relègue au deuxième plan. Gabrielle Perrier-Tardy est hors caméra. Parce qu'elle ne réclame rien, parce qu'elle est «invisible» aux yeux de beaucoup, et parce qu'elle croit que son témoignage ne compte pas. Parce qu'elle a fait le choix, aussi, de se tenir à sa juste place par rapport à un événement dont elle n'est pas un acteur principal. Seule la justice, quarante-trois ans plus tard, lui accordera un peu de reconnaissance.
Présentation de l'éditeur Belles au naturel, irrésistibles, subtiles, sûres d'elles, croqueuses d'hommes, douées pour la conversation, les Françaises se parent, aux yeux des étrangers, des plus beaux attraits. Est-ce si vrai? Pour d'autres, ce sont des séductrices sans cervelle, des intrigantes sans morale, soumises au bon vouloir des hommes, et quasiment les dernières à avoir obtenu le droit de vote. Qui sont au juste les Françaises et d'où vient leur réputation? Au-delà des clichés, Dominique Missika raconte en images un siècle de leur histoire. Cocottes de la Belle Epoque, munitionnettes, institutrices, doctoresses, garçonnes, résistantes, marraines de guerre, aventurières, militantes syndicales, vedettes du music-hall, artistes, femmes du monde, divas, créatrices de mode, ouvrières, ingénieures, intellectuelles, autant de femmes remarquables. Cet ouvrage leur donne la place qu'elles méritent au travers des portraits et des témoignages: de Colette à Simone Veil en passant par Françoise Sagan ou Catherine Deneuve, les plus célèbres d'entre elles n'en finissent pas de nous subjuguer.
Depuis 1944 et la Libération de la France, la légende dorée de la France unanimement résistante avait fait l'effet d'une chape de plomb tombée sur la mémoire de tout un peuple. Le premier, dans les années 1970, l'historien américain Robert Paxton avait levé un coin de ce voile douloureux. Mais il fallut attendre le procès du milicien Paul Touvier pour qu'ait lieu un véritable électrochoc : on ne pouvait plus nier qu'il s'était trouvé des Français pour commettre des crimes contre l'humanité. En 1944, Paul Touvier a en effet procédé à l'exécution de sept juifs, en représailles à l'assassinat de Philippe Henriot. Seul un des huit otages arrêtés pour l'occasion a eu la vie sauve : parce qu'il n'était pas juif. C'est sur la base du seul témoignage de l'unique otage survivant, Louis Goudard, que pour la première fois un Français a été reconnu coupable de crime contre l'humanité. Ce livre est l'histoire de cet homme, ouvrier, engagé dans la Résistance malgré sa méfiance pour les grands systèmes d'idées, qui, humble et discret, n'avait jamais auparavant livré le terrible récit de son combat de l'ombre. La directrice de la rédaction de la chaîne Histoire a recueilli ce témoignage, d'une portée universelle.--Vincent Jeanne
Résumé : Les Français ont élevé Simone Veil au rang d'icône. Elle est entrée dans l'histoire le 26 novembre 1974, le jour où une femme qui devient pour la première fois Ministre de plein exercice de la Ve République, défend la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Mais son engagement pour la cause des femmes ne commence ni ne finit avec cette bataille. Le combat de Simone Veil pour les droits des femmes remonte en réalité bien avant cette fameuse loi. A la direction de l'administration pénitentiaire déjà, en pleine guerre d'Algérie, elle oeuvre pour faire rapatrier en France des prisonnières militantes du FLN, et plus généralement pour améliorer le sort des détenues. Puis, elle participe à la réforme du Code civil, notamment sur des questions touchant à l'égalité entre les hommes et les femmes (autorité parentale, filiation). En tant que ministre de la Santé, elle améliore la protection de l'enfant et mène une politique familiale pour permettre aux femmes de concilier carrière professionnelle et maternité. Les assistantes maternelles lui doivent leur statut, et les infirmières une revalorisation de leur fonction. Jusque dans les années 90, elle poursuit encore son combat en prenant fait et cause pour la parité. Première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la Magistrature, elle est une pionnière. Trait particulier, elle qui a toujours refusé l'étiquette de féministe ou de militante, en devient la figure emblématique tant elle aura lutté à l'intérieur même des institutions pour la juste place des femmes dans la société.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.