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La mer de la fertilité Tome 1 : Neige de printemps
Mishima Yukio
FOLIO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782070381104
Deux jeunes amants vivent leurs amours surannées au temps où le Japon tente d'assimiler les modes de l'Occident, alors que la Belle Époque jette ses derniers feux. Kiyoaki Matsugae est issu de l'aristocratie née des récentes transformations politiques de l'ère Meiji, et Satoko Ayakura appartient à une antique famille de la noblesse de Cour. Prisonniers des méandres de leur propre personnage, ils vont éprouver une passion intense et vouée à l'échec, connaissant ainsi le drame du déshonneur.Notes Biographiques : Yukio Mishima, pseudonyme de Kimitake Hiraoka, est né à Tokyo en 1925. Après des études de droit, il se consacre à la littérature et publie, à vingt-quatre ans, Confession d'un masque, un premier roman autobiographique où il peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Il cherche à les dissimuler aux autres et à lui-même. Le roman fait scandale et lui apporte la célébrité. Son oeuvre littéraire est aussi diverse qu'abondante : de 1949 à 1970, il écrit une quarantaine de romans, des essais, du théâtre, des récits de voyage, et un nombre considérable de nouvelles qui reflètent tout à la fois la diversité des talents de Mishima - art du détail comme du développement thématique, art de la description comme de l'ellipse - et des univers qu'il pénètre. Les hommes d'affaires et leurs épouses, les geishas, les gens du peuple, les acteurs du kabuki, le vieux prêtre du temple de Shiga et les soldats finissent par composer un Japon moderne en butte à ses traditions séculaires. Au sommet de sa gloire, en novembre 1970, il se donne la mort d'une façon spectaculaire, au cours d'un seppuku, au terme d'une tentative politique désespérée qui a frappé l'imagination du monde entier. Le jour même de sa mort, il a mis un point final à sa tétralogie, La mer de la fertilité, composée de Neige de printemps, Chevaux échappés, Le temple de l'aube et L'ange en décomposition. Mishima fut un grand admirateur de la tradition japonaise classique et des vertus des samouraïs. Dans ses oeuvres, il a souvent dénoncé les excès du modernisme et donné une description pessimiste de l'humanité.
Résumé : Japon, 1932. Le juge Shigekuni Honda, spécialisé dans le droit criminel, a maintenant trente-huit ans. Il se trouve conduit à reconnaître en Isao la réincarnation de son ami d'enfance Kiyoaki, héros tragique de Neige de printemps. Idéaliste imbu de vertu patriotique, Isao entreprend de restaurer l'esprit samouraï. Il part en croisade contre les corrompus qui, à la tête des trusts et des cartels, fondent leur fortune et leur puissance politique sur le chômage et la misère. Aucune trahison, d'où qu'elle vienne (son propre père, son amie Makiko, les militaires...), n'entame la pureté d'Isao. Il la préservera jusqu'au seppuku, suicide rituel auquel s'est livré lui-même Mishima, et où Malraux voyait un moyen, pour l'homme, de "posséder sa mort".
C'est en lisant "La Vie du Marquis de Sade" de Tatsuhiko Shibusawa que pour moi, en tant qu'écrivain, se posa l'énigme de comprendre comment la marquise de Sade, qui avait montré tant de fidélité à son mari pendant ses longs emprisonnements, a pu l'abandonner juste au moment où il retrouvait enfin la liberté. Telle énigme a servi de point de départ à ma pièce, en laquelle on peut voir une tentative de fournir au problème une solution logique. J'ai eu l'impression de quelque chose de fort vrai en même temps que de fort peu intelligible paraissait derrière l'énigme, et j'ai voulu considérer Sade dans ce système de références. Il est peut-être singulier qu'un Japonais ait écrit une pièce de théâtre sur un argument français. La raison en est que je souhaitais employer à rebours les talents que les comédiens de chez nous ont acquis en représentant des pièces traduites de langues étrangères.
- Hatsue ! cria le garçon. - Saute par-dessus le feu. Si tu sautes par-dessus..., dit la fille d'une voix claire et forte. Le garçon n'hésita pas. Le corps nu, que la flamme illuminait, il prit son élan sur la pointe des pieds et bondit au travers du feu. En un clin d'oeil il se trouva droit en face de la fille. Sa poitrine toucha légèrement les seins de Hatsue.
Résumé : Le Palais des Fêtes est l'ouvre théâtrale de Mishima la plus appréciée par les Japonais. A juste titre. L'action, située en 1886, a pour toile de fond la réalité historique. Car le Palais des Fêtes a bel et bien existé, ainsi que les luttes politiques qu'évoque la pièce, et plus encore la volonté des Japonais d'alors de s'ouvrir aux choses de l'Occident. Sur ce fond historique, Mishima a créé un drame de dimension universelle : l'Amour et la Cruauté tissent leur intrigue à l'ombre de la Mort, mais dans le raffinement exquis de la "Belle Epoque". Ce chef-d'ouvre est de facture toute classique. Tout se passe en un jour ; il n'y a qu'un seul changement de scène ; l'action est toute centrée sur la Comtesse. Mieux encore, tout se déroule, sans aucun deus ex machina, sous la seule pression des déterminations passionnées des personnages. Et la plupart de dialogues sont des affrontements serrés qui se concluent par une décision. Classique, cette ouvre a cependant des reflets romantiques. La violence des sentiments, la hardiesse des situations et un certain souffle épique sont peut-être révélateurs de l'âme japonaise. Dans Le Palais des Fêtes, le style de Mishima atteint une noblesse et une vigueur admirables. D'un mot, la qualité littéraire de cette ouvre est comparable à celle de l'ouvre théâtrale de Montherlant - auquel Mishima ressemble à tant d'égards.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
De l'univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la cérémonie du thé à la boutique d'un antiquaire, Mishima explore toutes les facettes d'un japon mythique, entre légende et tradition. D'une nouvelle à l'autre, les situations tendrement ironiques côtoient les drames les plus tragiques: que ce soit la jolie danseuse qui remet du rouge à lèvres après avoir renoncé à se défigurer avec de l'acide en souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus cher lui échapper, ou l'épouse qui se saisit du poignard avec lequel son mari vient de se transpercer la gorge... Quelques textes étonnants pour découvrir toute la diversité et l'originalité du grand écrivain japonais.
Dans le «bric-à-brac» de la société japonaise des années 60, les fantômes des ci-devant aristocrates hésitent encore à danser avec les premiers parvenus du miracle économique. Les rues sont pleines de jeunes filles qui n'en sont plus, de petits jeunes gens détestables dévorés de paresseuses ambitions... Comment vivre, lorsque - comme le diamant de trois carats que l'on porte au doigts, lorsque - on a été taillée dans une autre époque ? La chair, soudain révélée, pourrait-elle faire disparaître ce désert que l'héroïne du roman voit s'étendre aux confins de sa brillante réussite sociale ?.
Dix nouvelles sont ici rassemblées. Elles reflètent tout à la fois la diversité des talents de Mishima - art du détail comme du développement thématique, art de la description comme de l'ellipse - et la diversité des univers qu'il pénètre. Les hommes d'affaires et leurs épouses, les geishas, les gens du peuple, les acteurs du kabuki, le vieux prêtre du temple de Shiga et les soldats finissent par composer un Japon moderne en butte à ses traditions séculaires. Et tout est là: l'amour vénal, l'amour sublime et sacrilège; la perversion des femmes et du monde de l'argent; les superstitions et le sens du sacré; la mort. La mort accidentelle des enfants. Celle, attendue, d'un vieillard. La mort rituelle, choisie pour l'honneur - ce seppuku que Mishima a finalement exécuté sur lui-même.