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Le Palais des Fêtes. Drame en 4 actes
Mishima Yukio
GALLIMARD
12,50 €
Épuisé
EAN :9782070239320
Le Palais des Fêtes est l'ouvre théâtrale de Mishima la plus appréciée par les Japonais. A juste titre. L'action, située en 1886, a pour toile de fond la réalité historique. Car le Palais des Fêtes a bel et bien existé, ainsi que les luttes politiques qu'évoque la pièce, et plus encore la volonté des Japonais d'alors de s'ouvrir aux choses de l'Occident. Sur ce fond historique, Mishima a créé un drame de dimension universelle : l'Amour et la Cruauté tissent leur intrigue à l'ombre de la Mort, mais dans le raffinement exquis de la "Belle Epoque". Ce chef-d'ouvre est de facture toute classique. Tout se passe en un jour ; il n'y a qu'un seul changement de scène ; l'action est toute centrée sur la Comtesse. Mieux encore, tout se déroule, sans aucun deus ex machina, sous la seule pression des déterminations passionnées des personnages. Et la plupart de dialogues sont des affrontements serrés qui se concluent par une décision. Classique, cette ouvre a cependant des reflets romantiques. La violence des sentiments, la hardiesse des situations et un certain souffle épique sont peut-être révélateurs de l'âme japonaise. Dans Le Palais des Fêtes, le style de Mishima atteint une noblesse et une vigueur admirables. D'un mot, la qualité littéraire de cette ouvre est comparable à celle de l'ouvre théâtrale de Montherlant - auquel Mishima ressemble à tant d'égards.
Résumé : Voici que s'achève, avec ce volume, le cycle de quatre romans "La mer de la fertilité", l'ouvre maîtresse où, avant de se donner la mort, Yukio Mishima confiait avoir voulu mettre "tout ce qu'il avait à dire". Ecrit durant les mois où l'auteur s'attachait à régler le détail de son seppuku (le suicide rituel), on trouve ici rassemblés les thèmes majeurs qui ont fourni sa trame à la tétralogie : sens et déclin des idéaux chevaleresques du Japon des samouraïs, l'être et la conscience dans la spéculation bouddhiste, la beauté absolue, accessible seulement à travers la mort. Mais, en croyant reconnaître chez Toru, l'adolescent qu'il adopte au seuil des années soixante, la réincarnation de Kiyoaki, Isao et Ying Chan, Honda ne s'est-il pas trompé ? Un ultime épisode nous le montre, accablé de vieillesse et de souci, allant enfin revoir, dans son monastère, pour l'interroger, celle qui fut jadis l'héroïne de Neige de printemps aux côtés de Kiyoaki. A chacun de découvrir, sous les réponses de l'abbesse, l'explication dernière des existences individuelles, dont les péripéties alléguées s'écoulent tandis que la paix des midis rayonnants s'épand sur le jardin.
La jeune veuve Etsuko est amoureuse d'un domestique de la maison de son beau-père Yakichi, chez qui elle vit. Ses beaux-frères, belles-s?urs et leurs enfants vivent sous le toit de l'ancêtre, qui est devenu l'amant d'Etsuko.Une nuit, Etsuko donne rendrez-vous au garçon qu'elle désire. Comprenant enfin ce qu'elle veut, il se jette sur elle. Elle perd connaissance. Quand elle revient à elle, il s'enfuit. Elle le poursuit, le rattrape, le frappe d'un coup de houe et le tue - Yakichi était là.Roman d'une grande force sournoise, obscure et nerveuse, cette ?uvre est une peinture d'une passion bridée par un milieu, mais qui finit par tout consumer.
Kazu, propriétaire d'un grand restaurant de Tokyo, a gardé, malgré la cinquantaine, une grande beauté. Sa clientèle se compose des personnalités les plus variées. A l'occasion d'un banquet, Kazu fait la connaissance d'un ancien ministre, Noguchi. Elle, qui se croyait à l'abri des aventures amoureuses, finit par l'épouser. Mais, entre l'intellectuel idéaliste et la femme d'affaires, pratique et indépendante, la vie conjugale va faire apparaître d'insolubles conflits.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.