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Revue française des affaires sociales N° 2, avril-juin 2020 : Le travail social entre pouvoir discré
Avenel Cyprien ; Duvoux Nicolas
DOC FRANCAISE
23,50 €
Épuisé
EAN :3303337402712
La publication de ce deuxième numéro de la Revue française des affaires sociales de l'année intervient à la suite d'un temps de préparation très particulier, puisqu'il a commencé en mars 2020, c'est-à-dire, à un moment où la population française dans son ensemble était "confinée". La réaction du pays au covid-19 sera examinée dans un numéro ultérieur de la RFAS. En attendant, toute la rédaction remercie chaleureusement les différentes intervenantes qui ont rendu cette parution possible, malgré de multiples contraintes : traductrice, secrétaire de rédaction, graphiste et, bien entendu, toutes les auteures ainsi que les coordonnateurs du dossier. C'est donc un dossier sur le pouvoir du travail social que nous sommes heureux de soumettre à votre lecture. Il commence par deux cadrages signés par Robert Lafore et Marcel Jaeger. Une première partie, sur les enjeux contemporains du travail social, comprend quatre articles (sur un service d'accueil de femmes victimes de violences ; le "rétablissement" et la politique du "logement d'abord" en santé mentale ; les situations de grande marginalité sociale et les actions collectives des biffins) ainsi qu'un retour d'expérience sur l'accompagnement de familles en situation de précarité alimentaire par le Samusocial. La seconde partie du dossier traite du travail social, de l'impuissance aux pouvoirs. Les quatre articles qui la composent portent sur : l'instruction des demandes adressées aux fonds départementaux d'aide aux jeunes ; la mainlevée dans les mesures d'aide éducative à domicile ; la distribution et la perception du revenu de solidarité active et, enfin, le non-recours dans les bidonvilles. Le dossier est suivi d'un article portant sur la réflexivité comme compétence parentale.
Troublant paradoxe : alors que le taux de pauvreté a nettement diminué ces trois dernières décennies, les situations de précarité se sont dans le même temps multipliées. Emplois précaires, sous-emplois, formes plus ou moins diffuses de chômage, pauvreté salariale, pauvreté laborieuse, la France compterait ainsi, d'après les analyses les plus alarmistes, entre 8 et 12 millions de précaires, en plus des 7 millions de pauvres actuels. Phénomène indiscutable, la montée des précarités n'en soulève pas moins de nombreuses interrogations, notamment quant à son ampleur exacte. A l'heure où le terme précarité, qui désigne un état provisoire, incertain et fragile, s'utilise et se décline tous azimuts, on peut en effet se demander quelles réalités il recouvre. Rompant avec les définitions trop larges, qui amalgament précarité et pauvreté ou précarité et emplois atypiques, ce dossier s'intéresse principalement aux conséquences sociales de l'instabilité et de l'insécurité de l'emploi. Il dresse un bilan des populations, territoires et secteurs les plus concernés et tâche de répondre aux questions suivantes : comment expliquer le développement des précarités ? Quels sont les dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour y faire face ? Comment réduire l'insécurité sociale inhérente à une société devenue plus mobile et instable ?
Ces quartiers que l'on dit " sensibles ", et qui tendent à être définis comme des ghettos, voire des zones de non droit, constituent le problème social et politique par excellence de la société française. Exclusion, violences urbaines et délinquance des jeunes, retour des bandes, insécurité, repli communautaire, problèmes scolaires, démission parentale, autant de thèmes qui alimentent le discours ambiant. Médias, cinéma, musique, récits : les témoignages, de valeurs diverses, ne manquent pas. Les polémiques foisonnent ; les pouvoirs publics tentent de " cibler " leur intervention. Et la question est devenue l'un des objets d'étude privilégiés des sciences sociales. Ce livre propose un bilan critique et incisif des travaux sociologiques en la matière, assorti de références historiques, anthropologiques et géographiques et invite à se prémunir contre les jugements rapides, les idées trop simples. Il montre comment la sociologie et ses outils aident à mieux comprendre ce qu'il en est aujourd'hui du " problème des banlieues ".
Ce rapport de la Cour des comptes vise à identifier les principaux axes de la réforme de gestion de l'Institut de France constitué de cinq académies. La loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 a érigé l'Institut et les Académies en personnes morales de droit public à statut particulier placées sous la protection du Président de la République. La Cour a de nouveau examiné la gestion des institutions du quai de Conti et l'utilisation de leur patrimoine pendant les années 2014 à 2020. Ces institutions se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation financière déséquilibrée en raison de négligences de longue date, auxquelles elles n'ont pas remédié depuis le dernier rapport de la Cour, et d'une succession d'évènements récents, parmi lesquels la crise sanitaire et le retrait anticipé de l'Aga Khan du domaine de Chantilly. Le soutien exceptionnel de l'Etat met en évidence l'impérieuse nécessité où se trouvent l'Institut et les académies de réformer leur gestion.