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La musique du Bienheureux Célestin Ringeard, moine de Tibhirine
Minassian Marie-Dominique ; Negel Joachim
AP FRIBOURG
25,10 €
Épuisé
EAN :9782889810536
Le Bienheureux Célestin Ringeard est l'un des sept moines trappistes du monastère de Notre-Dame de l'Atlas à Tibhirine (Algérie) béatifié avec douze autres religieuses-religieux le 8 décembre 2018 à Oran. Enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, leur sort tragique avait ému la communauté internationale, et le film Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois (2010) a porté leur histoire à l'écran. Nantais d'origine, frère Célestin avait rejoint la communauté de Tibhirine en 1986 après un riche parcours de prêtre diocésain, puis d'éducateur de rue avant d'embrasser la vie monastique en entrant à l'abbaye de Bellefontaine en 1983. Une personnalité riche et débordante que nous connaissons mieux aujourd'hui et dont très peu de gens connaissait la facette du compositeur musical que nous présentons dans cet ouvrage. Entre février 2023 et avril 2024, un groupe d'experts, moines, musiciens et musicologues se sont penchés sur cet impressionnant corpus musical, inédit et original. Le partage de cette découverte s'est imposé sous la forme d'itinéraire à travers les différents genres musicaux rencontrés : antiennes, hymnes, tons psalmiques, psaumes responsoriaux, cantillations diverses, musiques sans textes, jeux vocaux, mise en musique de poèmes, textes bibliques, musiques circonstancielles... Cet ouvrage est introduit et présenté à travers la sélection d'une centaine de pièces (fac-similés) commentées, trace d'une liturgie intérieure qui nous arrive aujourd'hui comme une prière ininterrompue.
Résumé : Frère C. Lebreton faisait partie du groupe de moines trappistes du monastère algérien de Tibhirine enlevés et exécutés en 1996. L'auteure retrace son itinéraire, avant d'analyser les écrits qu'il a consacrés au don tout au long de sa vie.
Cet ouvrage collectif est tiré du colloque tenu à l'Université de Fribourg (Suisse) les 13 et 14 décembre 2019 intitulé "Le don de Tibhirine. Fécondité d'un martyre", organisé avec l'Association pour les écrits des 7 de l'Atlas à l'occasion du premier anniversaire de leur béatification. L'objectif était de rassembler les chercheurs travaillant sur ce patrimoine spirituel, et d'en écouter en semble, de manière interdisciplinaire et interculturelle, les résonances. Quels échos cette spiritualité y trouve-t-elle ? Quelle réception actuelle de ces écrits ? Quelles interrogations et quelles stimulations offre-t-elle pour la théologie et la vie de l'Eglise ? Quelles conséquences pastorales ? Quels bénéfices pour la rencontre du christianisme et de l'islam ?
Résumé : C'est dans la nuit du 23 au 24 avril 1915, à Constantinople, qu'eut lieu la première rafle d'Arméniens, annonçant la longue série de déportations, tueries et massacres qui vont durer plus de trois ans. 1 500 000 personnes y perdent la vie, soit deux tiers des Arméniens de l'Empire ottoman. Les autres fuient la fureur des soldats, constituant une diaspora importante en Europe, au Proche-Orient et en Amérique. Depuis un siècle, la Turquie nie toujours ce génocide. Mais que s'est-il passé exactement ? Comment en est-on arrivé là ? Pour saisir cette histoire dans toute son ampleur. Gaïdz Minassian a choisi de la raconter à travers les parcours des révolutionnaires arméniens, fascinés par le modèle français des Lumières et prêts à tout pour faire reconnaître leurs droits mais aussi défendre légalité entre les peuples. De leur mobilisation politique, encore pacifique, à la radicalisation armée, l'auteur retrace l'aventure de ces idéalistes grâce à leurs Mémoires ou journaux qui témoignent de leur vie clandestine, de leurs doutes et leurs espoirs perdus. Parmi eux, au premier rang, la figure charismatique de Christapor Mikaelian, le fondateur de la Fédération Révolutionnaire Arménienne (FRA) et chef de file du mouvement de libération nationale, hante ces pages... Quoi de mieux, quoi de plus vibrant que ces éclats de vie pour raconter cette histoire au souffle épique. Le dénouement - tragique - est à l'image du rêve brisé de ce peuple, partagé entre Orient et Occident et condamné à l'exil..
Frère Christophe Lebreton est l'un des sept moines trappistes du monastère de Notre-Dame de l'Atlas à Tibhirine (Algérie), enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, et assassinés le 21 mai. La nouvelle de leur mort a connu un fort retentissement et continue de soulever bien des interrogations... Parallèlement s'est menée la relecture des événements, avec le souci de partager l'héritage laissé par la communauté décimée de Tibhirine. Ce qu'elle a laissé, c'est d'abord un grand vide pour tous ceux qui les ont connus : les amis, les voisins, les chrétiens d'Algérie. C'est ensuite une expérience spirituelle qui s'est vécue et inscrite dans les écrits des frères. C'est cet héritage-là que l'Ordre Cistercien de la Stricte Observance (o. c. s. o) a considéré devoir diffuser à un public plus large, après l'avoir repris, dans un premier temps, à l'intérieur de la famille trappiste par le biais de lettres circulaires. L'approche de cet ouvrage a été essentiellement centrée sur les écrits de Christophe, le projet étant d'y discerner l'oeuvre de la grâce. Les témoignages sont venus postérieurement préciser certains détails notamment biographiques. Le souci premier a été de reconstituer l'itinéraire biographique de frère Christophe.
La Ligue marxiste révolutionnaire est intimement liée aux contestations politiques suisses des années 1970 et son organe, La Brèche, a marqué par ses écrits mordants toute une génération, membres ou non de la LMR. Grâce à des archives inédites de militants de la première heure, ce travail permet de reconstituer le processus de contestation au sein du POP vaudois qui mènera à la création de la LMR en automne 1969. Cette enquête palpitante retrace également les origines des sections en Suisse romande et au Tessin et analyse les structures et le fonctionnement de l'organisation trotskiste. La politique d'information et de publications de la LMR est abordée par une étude systématique de La Brèche qui souligne, non sans quelques surprises, l'évolution de certains thèmes sensibles (antimilitarisme, féminisme, écologie). Cette analyse fournit également des données extrêmement riches sur la vie et la stratégie de l'organisation, prise aux confluents de la réalité suisse et des contingences idéologiques. Dans la dernière partie de son ouvrage et sur la base d'une vingtaine d'interviews, Benoît Challand propose une lecture originale de la vie militante au sein de la LMR. Recrutement, qualité de la formation politique, flux et reflux des sections, succession d'une première et deuxième générations de membres, surcharges militantes, actions clandestines : autant de thèmes abordés ici qui jettent une nouvelle lumière sur cette organisation souvent entourée d'un halo de mystère. Le souci constant de comprendre et de faire comprendre la vie interne de la LMR est peut-être le trait le plus novateur de cette recherche. L'ouvrage, rédigé dans un style vif et concis, ouvre de nouvelles perspectives sur l'histoire du temps présent et espère susciter un écho dans d'autres études consacrées aux mouvements politiques organisés dans la Suisse contemporaine.
Résumé : Petit pays d'Amérique centrale, le Nicaragua, dans les années 1980, est le nom d'un symbole : engagé dans un processus révolutionnaire qui souhaite en finir avec la misère, il se heurte à l'intransigeance des puissants. Partout dans le monde, des centaines de milliers de personnes militeront pour assurer la survie à ce que la révolution des pauvres incarne avant tout : l'espoir en un monde meilleur et plus juste. Parmi eux, les brigadistes suisses : quittant pour quelque temps le bien-être étouffant de leur pays, ils tentent d'apporter une aide concrète à des gens qui en ont besoin tout en écoutant leurs histoires. Construisant des écoles, des ponts et des maisons d'habitation, collaborant à la récolte du café et travaillant dans les champs, ils se solidarisent avec un projet dont ils partagent les idéaux politiques et connaissent peu à peu ce qui, au Nicaragua, est omniprésent : la pauvreté et la guerre. Comment vivent-ils leur engagement ? Quels sont ses objectifs et quel pourrait être, en termes d'efficacité, mais aussi à un niveau individuel, le bilan de la solidarité active avec la révolution sandiniste ? Désireux de répondre à ces questions, le présent ouvrage offre pour la première fois une vue d'ensemble complète du mouvement brigadiste et de ses activités. Recourant à de nombreux fonds d'archives inédits, il passe en revue les différents types de brigades constitués par la solidarité suisse et tente d'approcher leur réalité au fil des engagements. Se révèle alors, grâce à une enquête par questionnaire et à de nombreux témoignages oraux récoltés, le vécu quotidien parfois dramatique des volontaires suisses au Nicaragua. Histoire vue d'en bas, cette étude met en lumière un rêve partagé qui, aujourd'hui, apparaît comme un chapitre essentiel de la solidarité internationale du XXe siècle.
Le coucher de soleil est un classique des cartes postales. Mais pourquoi choisir une scène qui indique un déclin, un achèvement ? Parce que le spectacle émeut. Le soleil teinte le ciel une dernière fois, dans un mélange audacieux de couleurs. Il nous irradie avec ses rayons affaiblis, avant de céder la place à la nuit et à son immensité. Ainsi, la personne souffrant de la maladie d'Alzheimer quitte le monde de l'efficacité, de la rentabilité, de la promptitude, de la maîtrise. Mais elle se rapproche d'autres trésors : le silence, la fragilité, l'abandon confiant, la simplicité. Ce dépouillement imposé pourra enrichir son entourage, qui apprendra peut-être la patience, la persévérance, la générosité, la gratuité. La réalité qui s'impose au malade et à ses proches est celle d'une vie définitivement passée. C'est aussi celle de l'émergence d'une nouvelle vie. Pleine de sens cachés, réservée, plus obscure, cette vie rayonne également, à sa manière. Différente, déstabilisante, elle nous déconcerte et nous remet en question. Elle suscite parfois la déception et la nostalgie, dans son irréversibilité. Elle n'en demeure pas moins belle, marquante, émouvante et décisive. Comme toute vie, en somme. C'est ce que montreront des expériences et des témoignages (1re section), des études plus philosophiques et théologiques (2e section), et des réflexions plus personnelles (3e section et conclusion).
Canton rural, Fribourg, sous la République chrétienne, vit néanmoins sa propre révolution industrielle, entraînant avec elle son inévitable contingent d'ouvriers. Ceux-ci ont-ils conscience de leur appartenance à une classe sociale ? Luttentils pour leur émancipation ? Désireux de répondre à ces questions, Pierre Jenny met en lumière un pan d'une autre histoire fribourgeoise, celle des premiers militants de gauche. Parmi eux, un homme : Joseph Meckler. Issu du prolétariat rural, il arrive à Fribourg en 1855. Après deux ans et demi d'école, il entre comme manoeuvre aux chemins de fer, poste qu'il occupera toute sa vie. Sensible aux idées de la Première Internationale, il décide de réagir à la précarisation du prolétariat et se lance dans le militantisme politique. Anarchiste, socialiste, syndicaliste, correspondant ou conférencier, cet ouvrier sera de tous les combats avec un seul objectif en tête : l'émancipation des travailleurs. En cadeau au jeune parti socialiste de Fribourg, il lègue ses mémoires de militant, si précieuses pour l'historiographie et pourtant longtemps oubliées. Le livre de Pierre Jenny offre une plongée passionnante dans le microcosme ouvrier fribourgeois au tournant du 20e siècle. Par de minutieuses recherches dans les archives ouvrières, la presse de l'époque et grâce au manuscrit de Meckler, il dépeint les balbutiements de ces premiers militants. Surveillés, encadrés, ceux-ci sont souvent malmenés, aussi bien par les conservateurs qui craignent de voir leur ville se teinter de rouge, que par les anciens alliés radicaux, mécontents de constater qu'une partie de leur électorat s'affranchit de la tutelle bourgeoise. Ces militants de la première heure peinent à trouver une cohésion. Ce n'est qu'en 1905 que le parti socialiste émerge de cette nébuleuse de sociétés ouvrières et prend en mains les destinées de la gauche fribourgeoise qu'on peut déjà qualifier de plurielle. Un siècle plus tard, Joseph Meckler et ses mémoires entrent dans l'histoire.