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FASCISME FRANCAIS. Passé et présent
Milza Pierre
FLAMMARION
10,20 €
Épuisé
EAN :9782080812360
C'est contre l'usage incohérent du terme " fasciste " que s'élève l'ouvrage de Pierre Milza qui décrit, analyse, dissèque tous les mouvements, ligues, groupes, groupuscules qui, du début du siècle à aujourd'hui, ont été situés dans la mouvance fasciste. Y a-t-il eu, y a-t-il un fascisme " à la française " ? L'étude de Pierre Milza se refuse à toute simplification face aux options idéologiques dont se réclamèrent par le passé le colonel de la Roque et Jacques Doriot, Brasillach et Drieu La Rochelle, et, plus proches de nous, Pierre Poujade et Jean-Marie Le Pen. Les conclusions de l'auteur sont claires : plus qu'un fascisme, un " totalitarisme brun ", il y a en France une permanence " vichyste " et " ligueuse " dans des mouvements qui se nourrissent cependant de certains thèmes fascinants et comptent en leur sein d'authentiques nostalgiques de l'ordre hitlérien.
Si l'histoire de l'Italie fasciste a suscité de nombreuses productions, celle de son dirigeant n'a, quant à elle, guère fait l'objet de recherches particulières en France. Pourtant, l'Italie aurait-elle connu le régime fasciste sans Mussolini ? Certes, les difficultés de tous ordres que le pays ne parvenait pas à résoudre ont donné l'occasion au chef des Faisceaux d'arriver à ses fins ; cependant, sans l'ambiguïté de façade qu'il a su donner à ses actes et à son idéologie, jamais sans doute le fascisme n'aurait pu être instauré. Habile politique, Mussolini, en jouant à la fois le jeu de la légalité et celui de la violence, a réussi à prendre les commandes du pays. En donnant dans un premier temps à son régime le visage rassurant de la démocratie, il a pu asseoir définitivement son pouvoir et créer son propre mythe.On ne peut comprendre cette période troublée de l'histoire italienne et mondiale sans s'intéresser de près à la personne du Duce. La solide biographie de Pierre Milza nous en offre désormais un portrait d'une rigueur impitoyable. --Gaëtane Guillo
La guerre d'octobre 1973 au Moyen-Orient inaugure une période de tension internationale au cours de laquelle les Soviétiques et leurs alliés vont marquer davantage de points que les occidentaux. Au début des années 1980, l'URSS paraît être en mesure d'imposer à son principal adversaire américain une sorte de "Yalta planétaire", impliquant le partage du globe en zones d'influences définitivement acquises. Or tout se passe différemment. La nouvelle course aux armements, imposée à la Russie par Reagan, révèle ses faiblesses et déclenche un processus inévitable menant à l'éclatement du bloc de l'Est, à la chute du communisme et à la fin de la guerre froide. La disparition du "condominium américano-soviétique" libère des forces qui, jusque-là, avaient été contenues et instrumentalisées dans cette logique bilatérale. Ce qui suit; l'évolution du leadership américain, les progrès communautaires européens et l'éclatement de nouvelles tensions au Moyen-Orient, semble révéler alors une autre image des rapports internationaux. Cependant, entre la mondialisation "pacificatrice", la "balkanisation" de la planète favorisant le développement des conflits ethniques et la radicalisation des fondamentalismes, on cherche à trouver ce qui permettra une régulation du système international dans un nouvel ordre mondial. Cette seconde édition, revue et augmentée, propose de nouveaux développements sur l'évolution des relations internationales depuis 2001.
La Seconde Guerre mondiale a-t-elle été tout entière en germe dans la façon dont s'est déroulée et conclue la première ? Y a-t-il eu un enchaînement irréversible des faits ayant produit Hitler et Staline et qui relient, sans changement possible, la "paix dictée" de Versailles et l'affrontement entre les démocraties et les totalitarismes ? Si l'histoire n'est pas déterminée par la manière dont a été mis en place en 1919 le nouvel ordre international, ceux qui ont installé le système ont pu générer en même temps la possibilité de le détruire, et avoir une responsabilité dans le déroulement des faits aboutissant aux agressions hitlériennes de 1938-1939. Ce problème du rapport entre l'enchaînement causal des faits et leur contingence est au centre de ce livre consacré aux relations internationales de l'entredeux- guerres, une période ponctuée d'événements dramatiques et qui s'achève par un conflit qui deviendra planétaire.
On se trompe lourdement en croyant que l'émergence des multiples partis, groupuscules et sociétés de pensée d'extrême droite constitue en Europe un phénomène récent, dû à la crise économique, au chômage, à l'immigration ou encore à la fin des régimes communistes à l'Est. Pour la plupart, ces courants sont en effet enracinés dans nos sociétés depuis un siècle au moins - certains ont même été au pouvoir. Le déclenchement de la guerre froide leur a permis de se refaire une virginité dans les pays anciennement occupés, comme dans ceux de l'Axe proprement dit. Le discrédit et la réprobation les ont longtemps marginalisés dans les opinions publiques, mais le temps a passé... Cet ouvrage veut faire le point sur ces mouvements de flux et de reflux d'idées et de groupes qui ont en commun de rejeter l'humanisme des Lumières. Sans équivalent en Europe, cette enquête historique éclaire sous un jour nouveau notre passé récent et nous donne à réfléchir sur notre avenir.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.