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La vocation de l'écrivain
Millot Catherine
GALLIMARD
20,50 €
Épuisé
EAN :9782070722433
Quatrième de couverture L'art n'est pas la revanche de l'impuissance, mais la mise en œuvre d'un désir qui rejoint sa source. Si chacun est écrit par ses rêves et ses symptômes, l'écrivain est celui qui ajoute l'acte à la lettre dont tous subissent la marque. Fils de ses œuvres, il invente le chiffre de son origine.C'est le travail de la lettre, de ce qu'elle dérobe à ce qu'elle restitue, que Catherine Millot, psychanalyste, s'est attachée à suivre dans les œuvres de Proust, Colette, Flaubert, Sade, Hofmannsthal, Joyce, Mallarmé et Rilke, montrant comment l'écriture s'accomplit à donner corps par le style à des objets étranges, comme un regard ou une voix.Regard dont À la recherche du temps perdu explore les facettes à travers les ravages de l'asthme, de la jalousie et du sadisme. Regard au cœur de l'expérience «mystique» du poète, épiphanies joyciennes ou Erlebnisse rilkéennes, ouvrant l'espace d'un monde où l'intime devient extime, là où seul l'écrit peut nouer, aux confins du langage, la jouissance du corps et celle des mots.
Résumé : La mort n'a jamais tenu une grande place dans ma vie consciente. Je n'y pense guère et m'en préoccupe encore moins. Mourir au dernier moment, comme disait Céline, avec le courage et la dignité que j'ai vus aux bêtes, avec leur simplicité, voilà ce que je souhaite. A l'adolescence, alors que je ne m'en souciais pas davantage, il m'arrivait toutefois de me réveiller en sursaut la nuit avec la pensée qu'il allait falloir mourir un jour. Puis ces réveils disparurent. Plus tard, je m'intéressai aux philosophies antiques qui tiennent la mort pour rien, auxquelles faisait écho ce vers de Mallarmé : "Un peu profond ruisseau calomnié la mort". J'ai récemment failli mourir du coronavirus. C. M.
Résumé : "Ils ne sont pas du même monde et, pourtant, une étrange parenté les relie. Ici, importent moins leurs goûts sexuels qu'une semblable inclination vers les extrêmes et un même défi à l'endroit de ce principe suprême de la raison qu'est la loi de non-contradiction. Leur pensée, comme leur vie, obéit cependant à une implacable contrainte. Mais ils ont l'art de faire de nécessité vertu et une faculté à triompher du malheur, qui est une affaire de style. Ici, la langue les porte, ses ambiguïtés, ses retournements, ses foncières équivoques. Ce sont des pervers, et nous ne prendrons pas ce mot en mauvaise part, désignant par là une habileté particulière à user d'un pouvoir qui n'en est pas moins foncièrement humain, celui d'accomplir le seul miracle qui vaille : transmuer la souffrance en jouissance et le manque en plénitude. Telle est aussi l'une des vocations de l'art, c'est pourquoi ils écrivirent de si beaux livres".
Longtemps, j'ai cru que c'était leur jouissance qui m'attirait. Je ne voyais pas que c'était leur liberté. C'est Mme Guyon qui m'éclaira, son naturel sans ambages, son style étincelant qui coule de source. Grâce à celle qui connut les sombres prisons de l'Ancien Régime où l'on disparaissait sans procès et parfois sans retour, j'ai appris comment nommer cette liberté inconnue, peut-être à jamais perdue, dont je cherche les clefs. En français, cela s'appelle"le large". Les mystiques sont des gens qui prennent le large, voilà ce qu'elle m'a enseigné."
Plutôt que comme un recueil d'essais, peut-être faudrait-il lire La logique et l'amour à la manière d'un roman d'éducation. C'est un livre sur l'amitié et sur l'amour, sur ce que la pensée leur doit. On y rencontre des êtres et des oeuvres que lient des affinités électives, des solidarités intellectuelles, des influences croisées : Jacques Lacan, Pierre Klossowski, Georges Bataille, Jean Genet, Michel Foucault, Philippe Sollers, Pascal Quignard, Jean-Noël Vuarnet, Anne-Lise Stern, Jacques Le Brun. On y revit les moments d'une époque dont un fameux mois de mai fut le symbole. On y revit l'aventure d'un apprentissage placé sous le signe de l'échange entre psychanalyse et philosophie, mystique et littérature. La vraie amour dont parlait Jacques Lacan naît, écrit Catherine Millot, des signes de ce qui, chez chacun, marque la trace de son exil.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.