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La logique et l'amour et autres textes
Millot Catherine
CECILE DEFAUT
22,00 €
Épuisé
EAN :9782350183640
Plutôt que comme un recueil d'essais, peut-être faudrait-il lire La logique et l'amour à la manière d'un roman d'éducation. C'est un livre sur l'amitié et sur l'amour, sur ce que la pensée leur doit. On y rencontre des êtres et des oeuvres que lient des affinités électives, des solidarités intellectuelles, des influences croisées : Jacques Lacan, Pierre Klossowski, Georges Bataille, Jean Genet, Michel Foucault, Philippe Sollers, Pascal Quignard, Jean-Noël Vuarnet, Anne-Lise Stern, Jacques Le Brun. On y revit les moments d'une époque dont un fameux mois de mai fut le symbole. On y revit l'aventure d'un apprentissage placé sous le signe de l'échange entre psychanalyse et philosophie, mystique et littérature. La vraie amour dont parlait Jacques Lacan naît, écrit Catherine Millot, des signes de ce qui, chez chacun, marque la trace de son exil.
Résumé : La mort n'a jamais tenu une grande place dans ma vie consciente. Je n'y pense guère et m'en préoccupe encore moins. Mourir au dernier moment, comme disait Céline, avec le courage et la dignité que j'ai vus aux bêtes, avec leur simplicité, voilà ce que je souhaite. A l'adolescence, alors que je ne m'en souciais pas davantage, il m'arrivait toutefois de me réveiller en sursaut la nuit avec la pensée qu'il allait falloir mourir un jour. Puis ces réveils disparurent. Plus tard, je m'intéressai aux philosophies antiques qui tiennent la mort pour rien, auxquelles faisait écho ce vers de Mallarmé : "Un peu profond ruisseau calomnié la mort". J'ai récemment failli mourir du coronavirus. C. M.
Résumé : "Ils ne sont pas du même monde et, pourtant, une étrange parenté les relie. Ici, importent moins leurs goûts sexuels qu'une semblable inclination vers les extrêmes et un même défi à l'endroit de ce principe suprême de la raison qu'est la loi de non-contradiction. Leur pensée, comme leur vie, obéit cependant à une implacable contrainte. Mais ils ont l'art de faire de nécessité vertu et une faculté à triompher du malheur, qui est une affaire de style. Ici, la langue les porte, ses ambiguïtés, ses retournements, ses foncières équivoques. Ce sont des pervers, et nous ne prendrons pas ce mot en mauvaise part, désignant par là une habileté particulière à user d'un pouvoir qui n'en est pas moins foncièrement humain, celui d'accomplir le seul miracle qui vaille : transmuer la souffrance en jouissance et le manque en plénitude. Telle est aussi l'une des vocations de l'art, c'est pourquoi ils écrivirent de si beaux livres".
Longtemps, j'ai cru que c'était leur jouissance qui m'attirait. Je ne voyais pas que c'était leur liberté. C'est Mme Guyon qui m'éclaira, son naturel sans ambages, son style étincelant qui coule de source. Grâce à celle qui connut les sombres prisons de l'Ancien Régime où l'on disparaissait sans procès et parfois sans retour, j'ai appris comment nommer cette liberté inconnue, peut-être à jamais perdue, dont je cherche les clefs. En français, cela s'appelle "le large". Les mystiques sont des gens qui prennent le large, voilà ce qu'elle m'a enseigné.
A l'heure où la dimension spirituelle de l'enfant intéresse de plus en plus les sciences humaines, cet ouvrage pose la question du rôle de la catéchèse dans l'accompagnement spirituel des enfants. Dans une première partie fondée sur la recherche interdisciplinaire, psychologique et théologique, Catherine Ulrich-Tapparel propose de retenir six dimensions intrinsèques de l'identité humaine et spirituelle de l'enfant. Dans la seconde partie, elle présente une large enquête, menée en Suisse romande, prenant en compte les enfants eux-mêmes comme co-chercheurs. En conclusion, l'autrice établit des principes fondamentaux à mettre en oeuvre pour une catéchèse dans le style de l'accompagnement. Un important corpus des résultats de l'enquête est disponible dans un document publiésur la eLibrary de l'éditeur.
North Whitehead Alfred,Durand Guillaume,Vaillant H
L'immortalité fait-elle partie de notre monde? L'homme en particulier, n'est-il qu'un être matériel et périssable, ou a-t-il quelque chose en lui qui échapperait à cette condition? Qu'est-ce que l'immortalité? L'Immortalité (1941) figure comme la tentative ultime du philosophe anglais Alfred North Whitehead (1861-1947) pour penser ensemble ce que traditionnellement nous séparons: le devenir et la permanence, la mortalité et l'immortalité, le monde et Dieu. L'homme à la recherche de l'immortalité n'est en définitive qu'un sot ou un mauvais métaphysicien: l'immortalité est dans l'ici et le maintenant, nous sommes déjà immortels. Nul besoin de voyager. Mais il nous faut revoir notre conception de l'univers, de Dieu et de l'homme. Biographie de l'auteur Guillaume Durand est Docteur en philosophie, Professeur de philosophie au Lycée jean Perrin à Rezé, Chargé de cours à l'Université de Nantes et à Sciences corn. Il a publié Des événements aux objets (Ontos Verlag, 2007), Les principes de la connaissance naturelle d'A. N. Whitehead (dir., Ontos Verlag, 2007). Henri Vaillant a traduit de nombreux ouvrages de A. N. Whitehead; parmi les plus importants: Modes de pensées, Vrin, 2004, La Science et le Monde Moderne, Ontos Verlag, 2006.
Cet ouvrage collectif s'articule autour de la question de l'esthétique dans la pensée de Jacques Derrida. Ce projet, intitulé Derrida et la question de l'art: le défi de l'esthétique, réunit une dizaine de contributions d'éminents spécialistes de la philosophie et de l'esthétique derridienne dont, notamment, Marie-Louise Mallet, Ginette Michaud, Marc Crépon, Jean-Luc Nancy. Ce projet s'efforce de mettre en relief la spécificité absolument contemporaine de l'approche derridienne des arts: aussi bien dans la peinture que l'histoire du dessin, mais aussi le cinéma, la poésie, l'architecture postmoderne, la musique, en passant par la littérature et la photographie.Marie-Louise Mallet: - Comment ne pas parler de musique? Peter Szendy: - L Oreille de Derrida. Ecouter, ausculter, ponctuer Jean-Philippe Milet: - L artifice littéraire « une folie doit veiller sur l écriture » Charles Ramond: - Derrida lecteur d Artaud: la déconstruction à sens unique Danielle Cohen-Levinas: Une interruption pensive: Derrida devant Celan Marc Crépon: - Partages de la singularité: Derrida lecteur de CelanSerge Trottein: Pour une esthétique des parerga: lire Derrida avec Kant Jérôme de Gramont: - Par quelle offrande sans nom? Derrida, Kant et la restance en peintureJean-Michel Rabaté: - Derrida, Husserl et Joyce: ou comment oeuvrer à l"infini? Vincent Houillon: - L" intraitable épochè de l'oeuvre d art: Derrida, Heidegger, Husserl Andrea Potestà: - L"exhibition de l" absent: Derrida, Heidegger et l'inorigine de l"oeuvre d artMarta Segarra: - De l" esthétique « féminine » au regard de travers Joana Maso: Illustrer, photographier. Le point de suspension ou l"image chez Derrida Ginette Michaud: Ombres portées. Quelques remarques autour des skiagraphies de Jacques Derrida Mireille Calle-Gruber: - Du deuil photographique dans quelques textes de Jacques DerridaBenoit Goetz: - Derrida. De architecturaFernanda Bernardo: - Croire aux fantômes. Penser le cinéma avec Derrida"
Lorsqu'une société est en crise, les modes d'être des adolescents apparaissent souvent comme le fer de lance des remises en cause de cette société. L'adolescence peut devenir le lieu du repérage d'une question historique: celle de la rencontre factuelle entre passé et futur, entre héritage et devenir. Hannah Arendt l'avait déjà souligné: à chaque génération, la façon dont la société tient compte de l'élément de nouveauté se révèle dans l'accueil qu'elle réserve à l'adolescence. La clinique psychanalytique des adolescents démontre que le mouvement inhérent au phénomène de l'adolescence n'est pas que sexuel et pulsionnel, il interroge aussi, à partir du rapport à la langue commune, la façon dont chacun doit trouver sa place dans un discours qui lui fasse lien social. Comment le sujet adolescent peut-il traduire l'excédent de sensualité, qui fait irruption dans son corps et qui peut déclencher cette bizarre souffrance évoquée par Rimbaud? Comment aborder le désarroi qu'il éprouve de se trouver exilé de son territoire d'enfance? Quel prix l'adolescent aura-t-il à payer pour franchir cette étape à risques? De quelle marge de man?uvre dispose t-il? Risquera-t-il toute sa vie, la vraie vie, ou saura-t-il consentir au sacrifice d'une part de la jouissance qui se trouve là en jeu? Sans apporter de réponse formatée, ce livre propose de s'appuyer sur une implication du psychanalyste avec l'éclairage d'autres disciplines, pour ne pas traiter la question des adolescents en dehors de la façon dont chacun entend trouver une langue.
Que vivent les personnes qui ont recours à la procréation médicalement assistée?? Au travers d'un récit qui donne forme aux témoignages des sujets (couples interviewés), récit enrichi d'observations cliniques, ce livre est moins une thèse qu'un aiguillon pour la pensée. Plutôt que d'apporter des réponses, il soulève des questions sociétales amenées par les biotechnologies autour des origines, de la filiation et de la mort. Au-delà des professionnels de la procréation assistée, il s'adresse aux sociologues, aux éthiciens, aux juristes, aux anthropologues, aux législateurs, aux médias ainsi qu'à tous ceux qui s'interrogent sur notre devenir.