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Le chant initiatique. Esthétique et spiritualité de la bucolique
Millet-Gérard Dominique
AD SOLEM
31,40 €
Épuisé
EAN :9782940090600
Les Bucoliques, écrit Hans Urs von Balthasar, sont l'horizon extrême de la vision poétique du monde ". Horizon extrême, parce qu'elles surgissent au moment même où le monde est sur le point de pivoter sur son axe, avec l'apparition du christianisme, et qu'elles portent en elles toute la plus haute mystique du paganisme, en une synthèse telle que nous n'arrivons pas aujourd'hui à en démêler avec certitude tous les fils, en même temps que quelque chose d'à la fois obscur, lumineux et insaisissable, qui a pu en toute bonne foi être interprété comme une prescience, l'indication mystérieuse de toutes les hauteurs et profondeurs de l'être véritable. A travers quelques auteurs choisis qui tous entretiennent un lien avec Virgile, Dominique Millet-Gérard essaie de cerner les constantes thématiques, stylistiques, et surtout d'esthétique spirituelle dans la bucolique, qui trahissent la permanence d'un genre poétique propre à l'homme d'Occident. De Virgile à Francis Jammes, en passant par Prudence, André Chénier, Maurice de Guérin notamment, la bucolique constitue comme la matrice culturelle par laquelle la poésie, après avoir célébré la beauté du monde, devient naturellement théologie pour célébrer la beauté de Dieu. C'est ce travail d'évangélisation des mots, cette rencontre de la culture antique et du christianisme que ce livre nous invite à découvrir à travers le destin des Bucoliques, ?uvre d'un poète au c?ur de franciscain, qui prouve aujourd'hui encore - peut-être surtout aujourd'hui -, que la nature ne se révèle dans la splendeur de sa signification qu'à travers un art achevé, exigeant, et ne se livre que par le truchement et l'éclairage indirect de la culture.
Ueda Bin (1874-1916) fut à la poésie ce que Sôseki Natsume fut au roman : un maître. Professeur visionnaire de littérature étrangère à l'Université impériale de Kyôto, il fut considéré le plus grand traducteur de poésie européenne de son temps. Son oeuvre majeure, Kaichôon, marqua ainsi profondément son époque et la poésie japonaise contemporaine. A cet égard, son unique roman, Tourbillon, dont il s'agit ici de la première traduction française, apparaît un tournant essentiel dans la carrière de son auteur. Véritable mise en abîme, il est avant tout une réflexion profonde sur la quête de soi et l'identité japonaise.
Résumé : Reprenant ses travaux sur la direction spirituelle, le père Jean-Pierre Putois les a enrichis de nombreuses références scripturaires, mais également d'une proposition de Jalons propres à former les actes de la vie spirituelle qui sont objets d'un accompagnement. A travers des morceaux choisis, ce livre est une présentation de la grande tradition de direction spirituelle qui a, des siècles durant, illuminé la chrétienté. De manière pratique, cet ouvrage aborde toutes les questions : qu'est-ce que la direction spirituelle ? Quelle est sa fonction spécifique, entre confidence intime et confession sacramentelle ? A-t-elle encore une fonction aujourd'hui, où son rôle semble avoir été usurpé par la psychologie et la psychanalyse ? Cette nouvelle édition présente ainsi un parcours catéchétique, véritable pilote utile à nos contemporains encore conscients du sérieux nécessaire à apporter dans nos rapports avec Dieu : "Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, gardez-vous d'endurcir vos coeurs".
L'écriture de Claudel se refuse à la distinction classique entre prose et vers. Prose somptueuse, héritée des effets de la prose d'art antique, elle en est aussi un remodelage profond, ainsi qu'une réflexion sur la métaphysique de la création artistique. Ces vingt études signées par Dominique Millet-Gérard en examinent les sources d'inspiration, tant françaises qu'étrangères, et en dégagent l'esthétique théologique.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.