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L'Afrique sans dette
Millet Damien
SYLLEPSE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782849500569
L'Afrique sans dette, c'est d'abord une cinglante ironie, car actuellement, l'Afrique s'endette. Contrairement aux annonces dans les médias, la dette de l'Afrique continue de s'accroître. On entend parler d'allégements de dette, d'aide au développement, mais une fois tous ces termes analysés, les réalités sont cruelles: le continent le plus pauvre et le plus démuni en termes de développement humain continue de transférer des sommes considérables à ses riches créanciers, les classes dirigeantes africaines prélevant leur commission au passage. Une grande partie de la population s'enfonce dans la misère et la spirale de la dette poursuit son ?uvre tragique. L'Afrique sans dette, c'est surtout une exigence. Après des siècles de pillage, d'esclavage, de colonisation, l'instauration d'un modèle économique néolibéral a brisé l'Afrique par l'intermédiaire du mécanisme de la dette. Aujourd'hui, selon l'auteur, le combat central est l'exigence de l'annulation totale de la dette extérieure publique de l'Afrique, premier pas vers celle de tous les pays du Tiers Monde, dans le but de libérer enfin leur développement. L'Afrique sans dette, c'est aussi une interrogation. La dette de l'Afrique est-elle légitime? Pour des raisons tout à la fois morales, économiques, politiques, juridiques, écologiques et historiques, l'auteur affirme que la dette actuelle doit être répudiée. Il considère que les peuples africains sont en droit d'exiger de leurs riches créanciers, qu'ils soient du Nord ou du Sud, le paiement d'une dette au titre de réparations et l'instauration d'un autre modèle économique basé sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux. A travers 9 chapitres très documentés, ce livre analyse l'histoire politico-économique de l'Afrique, la domination, les mutilations et les trahisons subies par le continent noir. Il est avant tout un plaidoyer pour une rupture avec la logique imposée par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, et, à travers eux, par les puissants promoteurs de la mondialisation néolibérale.
Installée à Amboise au XVe siècle, la famille Chappuys s'est ensuite dispersée à Rouen, Lyon, Tours ou Paris, dans les principaux centres politiques et intellectuels où elle a été un témoin privilégié dans l'entourage des puissants. Claude, poète et libraire de François Ier, et Gabriel, traducteur prolixe de la fin du xvie siècle, en sont les figures marquantes. Jusqu'à présent, Héliot, sommelier de l'échansonnerie du dauphin en 1472, Jehan, procureur à Amboise, et une cousine, Gabrielle, n'étaient qu'évoqués. Confrontés aux inexactitudes et aux lacunes, les auteurs ont mené l'enquête et font revivre les Chappuys comme famille replacée dans son contexte géographique, politique, économique et social. La consultation systématique des documents originaux a permis plusieurs découvertes d'envergure. Seize membres et leurs alliés sont ici présentés. Cette étude rigoureuse et accessible veut offrir au lecteur curieux et au spécialiste le détail des sources précises et vérifiables, afin de dresser l'état des lieux des connaissances biographiques et généalogiques accessibles sur les Chappuys d'Amboise. Comme la petite histoire irrigue la grande, cette chronique familiale plonge le lecteur dans l'effervescence de la Renaissance. Avec le soutien de la Fondation Khôra-Institut de France Prix Monseigneur Marcel 2024, prix d'histoire de l'Académie française Prix Rousselin-Mayet 2023 de l'Académie des Sciences Belles Lettres et Arts de RouenPrix 2023 de l'Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Touraine
Qui peut dire ? comme on dit ici, à Pied-de-Borne ou Villefort, communes des hautes Cévennes. Qui peut dire la rudesse et la grandeur, la solitude et la solidarité ? Celui qui, en témoin, a voulu laisser une trace avant que la mémoire ne s'efface. Et c'est dans un style roboratif et réjouissant - il y a du Vialatte dans ces portraits toujours tendres et souvent hilarants ! - que Stéphane Millet, architecte, a édifié cette stèle en hommage au pays perdu.
Cette étude porte sur les discours théoriques et les dispositifs rhétoriques auxquels la fiction de langue anglaise a recours pour se légitimer, dans un contexte de ferme condamnation morale et de mépris de la part des doctes. Ces discours et ces dispositifs se déploient dans des titres, des préfaces et au coeur même des récits. Les auteurs les mobilisent pour affirmer que leur récit contient une vérité morale ou, le plus souvent, pour présenter ce dernier comme un compte rendu factuel. Cette revendication de l'historicité fait intervenir la figure du narrateur témoin, garant de la véracité des faits relatés, ainsi que celle de l'éditeur de manuscrit, qui s'impose à partir des années 1700. Avec la parution de Joseph Andrews (1742) de Henry Fielding la fiction se met à exhiber sa propre fictionalité: elle devient auto-réflexive.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.