D'un côté Robert Combas, né en 1957, marqué par les arts populaires, le Pop art, la bande dessinée, le rock, la publicité. Dès le début de son oeuvre, il se détache des mouvements conceptuels des années 1970 pour renouer avec une peinture bien réelle, insolente, pulsionnelle, une peinture combative, quasi expressionniste et aussi pleine d'humour critique. De l'autre Jean Pierre Raynaud, né en 1939, qui dès le début des années soixante, emploie de façon obsessionnelle des motifs et des objets liés à son histoire pour se les réapproprier en leur donnant une valeur formelle tout en intervenant légèrement pour leur offrir tout leur sens. Ainsi, des carreaux de céramique blanc de 15 cm de côté à joints noirs qui recouvrent sculptures, containers maritimes, architectures ; des containers médicaux en inox emplis de gravats d'une maison entièrement carrelée puis détruite ; des pots de fleurs Psycho-objets de toute taille remplis de ciment et peints de couleurs vives ou des panneaux de signalisation Sens interdits. En faisant le choix de présenter ces deux artistes en résonance, la Galerie Strouk - au-delà d'une recherche de correspondances ou de discordances entre leurs oeuvres si singulières - permet d'assister au retentissement d'une sensibilité sur une autre, et inversement. Cette exposition inédite, à la fois par ses qualités historique et muséale, confirme l'engagement fort et le soutien années après années de la galerie envers ces deux artistes.
Depuis les années soixante jusqu'aux derniers événements des années 2000, ce sont quatre décennies de création et de réflexion artistiques intenses que parcourt et explique cette nouvelle édition de L'Art contemporain en France, ouvrage fondateur paru pour la première fois en 1987. Catherine Millet, qui a activement participé à l'histoire des mouvements artistiques étudiés, en offre une approche à la fois scientifique et humaine, mêlant aux dates et aux citations anecdotes et souvenirs personnels. Tout en respectant la chronologie des faits, elle met en valeur les liens -parfois inattendus entre les mouvements, souligne aussi leurs contradictions et prend en compte les changements sociaux et culturels intervenus depuis les années soixante, en France comme dans le monde. L'ouvrage fournit des clés pour comprendre l'ensemble de la scène internationale. Pour cette troisième édition, revue et augmentée, Catherine Millet a confié à Richard Leydier la rédaction du dernier chapitre "Le Triomphe de l'art contemporain?". Respectant l'approche de l'auteur, entre essai et récit, il propose un panorama de la création artistique des dix dernières années.
Résumé : Jamais les musées d'art moderne n'ont été aussi fréquentés, jamais on n'a vu en France autant d'expositions consacrées aux nouvelles tendances. Pourtant, il est parfois bien difficile de se repérer dans la diversité de la création. Ce livre étudie l'histoire de tous les mouvements artistiques apparus en France depuis 1965 et prend la forme d'un récit : Catherine Millet, qui a participé activement aux événements, mêle aux dates, aux citations, des anecdotes et des souvenirs personnels. Tout en respectant la chronologie des faits, elle met en valeur les liens - parfois inattendus entre les mouvements, souligne aussi leurs contradictions. Ce livre est aussi un essai, une analyse de ce qui, profondément, caractérise ces trente dernières années. Pourquoi certains déclarent-ils que la peinture est morte alors que d'autres s'emploient à restaurer ses qualités les plus traditionnelles ? Comment se fait-il qu'un art qui ne cesse de remettre en cause sa fonction et ses matériaux, qui méprise sa qualité d'objet pour valoriser son contenu imaginaire, comment se fait-il qu'un art iconoclaste suscite un tel fétichisme ? Cette nouvelle édition de l'ouvrage, désormais un classique, propose une chronologie des événements mise à jour et elle est augmentée d'un chapitre qui rend compte des tout derniers développements de la création. L'auteur avait conclu la précédente édition sur la réconciliation de l'art moderne et de la société, caractéristique de l'euphorie des années quatre-vingt. Il s'interroge aujourd'hui sur les nouvelles stratégies mises au point par les artistes pour échapper à l'emprise sociale.
Résumé : Des objets incongrus, des gestes excentriques, mais aussi des photographies, des vidéos et des peintures de facture traditionnelle, voilà ce qui constitue l'art contemporain. Quelquefois, ces oeuvres étonnent ou choquent. Elles suscitent en même temps la curiosité, au point de s'y perdre un peu. Aussi, pour qui s'aventure dans le monde de l'art, l'auteure de ce livre fournit des repères et suggère quelques pistes de réflexion. Depuis quand l'art "moderne" est-il devenu "contemporain" ? Pourquoi les artistes ont-ils voulu transformer le rapport des spectateurs avec les oeuvres ? Et quand les frontières avec la mode, l'architecture ou même des objets rituels deviennent floues, peut-on encore faire entrer cet art dans une définition ? Ce livre révèle en quoi l'art contemporain est avant tout un espace ouvert, une aire de liberté pour penser et agir différemment quand les idéologies et les systèmes philosophiques qui nous guident sont en crise.
Résumé : " J'aime Riquet d'un amour qui ressemble à de la nostalgie. Je faisais tant d'efforts lorsque j'étais enfant pour que le miroir où je m'admirais me renvoie l'image d'une sorte de petite gitane, et pourtant je n'osais pas dire à quel point j'étais folle de Quasimodo ! J'aimais la Bête aussi, mais mon désir pour elle était moins violent parce que je n'étais pas blonde. En tout cas, je partageais la déception à peine exprimée de Belle lorsque la Bête prend l'apparence d'Avenant, le séduisant jeune homme qui la courtisait. "
Depuis plusieurs dizaines d'années, l'art s'est approprié le plus grand musée du monde : la rue. Entre incarnation de la liberté d'expression et prise de conscience sociétale, l'espace public se maquille d'un supplément d'âme, le mobilier urbain se mue en objet artistique décalé. Si sa légitimité s'est déployée sous la plume des journalistes et au sein des musées, l'art urbain est bien né dans la rue. De nombreux artistes investissent ce nouveau territoire et ses modes d'expression, contribuant ainsi à l'inscrire dans l'histoire de l'art. Légendes urbaines est une invitation à découvrir cet univers urbain protéiforme des années 1980 à aujourd'hui. Un ensemble de photographies retracent le parcours de l'exposition organisée à la Base sous-marine de Bordeaux. Prenant appui sur des oeuvres d'artistes reconnus tels que Ernest Pignon-Ernest, Jacques Villeglé, Invader, Jonûne, Banksy, Shepard Fairey, JR, Roti, Pantonio... et des installations in situ d'artistes iconiques et émergents tels que AEROSEPT, ARDPG, Bault, Stéphane Carricondo, Erell, Charles Foussard, Romain Froquet, Grist, Madame, Monkey Bird Crew, Nasti, Andrea Ravo Mattoni et Rouge, cet ouvrage explore la vivacité et la richesse du mouvement.
Moreau Gustave ; Forest Marie-Cécile ; Fauriac Lil
Résumé : L'histoire commence comme l'un de ces contes qui ont bercé notre enfance. Il était une fois un collectionneur, Antony Roux (1833-1913), natif de Marseille et grand amateur d'art, qui commanda à Gustave Moreau (1826-1898), peintre d'histoire fameux, des illustrations pour les Fables de La Fontaine (1621-1695). Réservés, à l'origine, à la seule jouissance du collectionneur et destinés à composer un unique livre, soixante-quatre chefs-d'oeuvre à l'aquarelle virent le jour à Paris, au 14, rue de La Rochefoucauld, entre 1879 et 1884. Exposées, pour vingt-cinq d'entre elles, en 1881 dans le salon particulier que la Société d'Aquarellistes français occupait chez Durand-Ruel, au 16, rue Laffitte, puis, dans leur ensemble, à la galerie Boussod et Valadon (ancienne maison Goupil), au 9, rue Chaptal, et à Londres dans la succursale londonienne de cette même galerie en 1886, ces aquarelles furent réunies dans leur quasi-totalité une ultime fois en 1906 sous l'égide de Robert de Montesquiou et de la comtesse Greffulhe. Trente-cinq d'entre elles - les vingt-neuf autres ayant disparu - reviennent aujourd'hui, à l'occasion de l'exposition qui leur est dédiée au musée national Gustave Moreau, autrefois atelier qui les vit naître. Notre souhait, en publiant, à l'orée du XXIe siècle, ces trente-cinq fables et les illustrations qu'en fit Gustave Moreau, est de les rendre aussi populaires que celles de Gustave Doré en leur temps et de retrouver ce bonheur d'enfance de la seule illustration en regard du texte de La Fontaine.
Maleszko Anna Katarzyna ; Aitken Geneviève ; Pawli
Reconnue internationalement pour sa richesse et sa qualité, la collection d'estampes japonaises ukiyo-e de Georges Leskowicz est l'une des plus importantes au monde. L'Hôtel de Caumont-Centre d'art en présente pour la première fois en France plus de cent cinquante xylogravures signées Hokusai, Hiroshige, Utamaro, Harunobu, Koryusai, Hokkei, Kunisada, entre autres, dont un ensemble extraordinaire de surimono. Grâce aux textes d'Anna Katarzyna Maleszko et de Geneviève Aitken, spécialistes internationales d'art japonais, cet ouvrage retrace tout l'éventail des thèmes caractéristiques de la vie et de la culture japonaises de l'époque Edo (1600-1868), que les artistes ukiyo-e ont si finement décrits : les motifs naturels et les scènes de la vie quotidienne ; la représentation des acteurs du théatre kabuki et des courtisanes ; les objets liés à la célébration du Nouvel An ; les scènes de genre et érotiques ou, encore, les héros et les légendes traditionnelles.
L'objet de ce catalogue est l'étude des soixante- quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine par Gustave Moreau (1826-1898) à la demande d'Antony Roux (1833-1913), l'un de ses principaux collectionneurs. Jamais exposées depuis 1906, trente-cinq d'entre elles reviennent aujourd'hui au musée Gustave Moreau où elles ont été créées dans ce qui était alors l'atelier de l'artiste. Cette publication, qui rend compte dans le plus grand détail de la genèse de cette extraordinaire série, est une avancée majeure dans la connaissance de l'artiste. Grâce à un sujet populaire s'il en est, on découvre un Moreau rare et inédit, tout en lumière et en simplicité, qui sut, après Jean-Jacques Grandville et Gustave Doré au XIXe siècle, renouveler de manière magistrale l'illustration de ces chefs- d'oeuvre de la littérature française.