Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Aux hasards du surréalisme. 100e anniversaire du Manifeste d'André Breton
Miller Richard
DU CEP
20,00 €
Épuisé
EAN :9782390070795
Pour marquer le 100ème anniversaire du Manifeste du surréalisme d'André Breton, les Editions du CEP et l'Atelier des capucins ont décidé d'organiser plusieurs évènements ayant pour thème le hasard, notion capitale du surréalisme. Le présent ouvrage est composé de trois parties. Premièrement, des textes évoquant des oeuvres, des sujets, des aspects choisis "au hasard du surréalisme" dans l'immense corpus, artistique et littéraire de ce mouvement international qui, parti de Paris, a également connu des développements essentiels en Wallonie et à Bruxelles... Ensuite, un cahier photos représentatif de l'exposition organisée à Mons, en la Galerie de l'Atelier des capucins (du 11 octobre au 3 novembre 2024), exposition d'oeuvres d'artistes actuels adressant un salut, un clin d'oeil, un hommage au surréalisme... Ou, pourquoi pas, traçant une ligne de continuation possible, preuve que l'esprit du surréalisme n'est pas lettre morte. Enfin, la troisième partie est une sélection des réponses apportées à un questionnaire sur la "rencontre". En 1933, dans le numéro 3-4 de la revue Minotaure, André Breton et Paul Eluard ont interrogé un ensemble de personnes : "Pouvez-vous dire quelle a été la rencontre capitale de votre vie ? Jusqu'à quel point cette rencontre vous a-t-elle donné, vous donne-t-elle l'impression du fortuit ? du nécessaire ? ". Nous avons repris cette initiative... Les réponses apportées élargissent le thème de la rencontre, pas seulement avec des personnes, mais aussi avec l'art et la pensée. R.M
Ce n'était plus la guerre fantomatique à quoi, depuis mon arrivée à Beyrouth, je m'étais habitué et qui ne venait pas: ce n'était plus du roman devenu vague rêverie au fond de l'ennui; c'était l'essence même de toute littérature: la guerre, violente. exigeante. dangereuse. enivrante, aussi. car j'y ai retrouvé les gestes qui étaient les miens, enfant, dans les bois de Siom, quand je jouais à la guerre et que je mourais ou tuais avec une ivresse qui me laissait croire que j'étais la proie d'autre chose que de la lièvre du jeu. Mais à Beyrouth, cette nuit-là, au premier étage du magasin que nous devions tenir, dans le bruit des armes, les éclats, l'odeur de poudre, d'huile et de métal chaud, je sentais les autres miliciens bien plus proches de moi que mes anciens compagnons de jeu. Tout ça me plaisait dans une dimension inquiétante, voire terrifiante du plaisir: celle qu'on connaît dans les très grandes amours."
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
L'unanimité violente qui s'est créée autour de Désenchantement de la littérature (Gallimard, 2007) et, plus généralement, de ma propre personne montre que non seulement on n'a pas voulu lire ce livre, mais aussi que la littérature reste un objet de scandale. L'affaire relève donc moins de la politique, comme on a voulu le faire croire, que de cette science annexe de la littérature: la démonologie. Oui, les démons sont plus que jamais à l'?uvre parmi nous. Ces forces du mal, la toute-puissance du nihilisme, voilà ce que ce livre tente d'exorciser. Richard Millet.
Depuis les temps modernes, lorsque Thomas Hobbes entre autres "découvrit" le pacte social depuis l'institution du langage entre les humains, l'usage du mot fiction est abondant - et aujourd'hui plus que jamais. Il recouvre un champ mouvant, de très restreint à très large : de fiction littéraire ou médiatique à fiction juridique, voire mathématique... Il en devient quasi synonyme de culture ce qui l'oppose à nature, mais pas à monde ou à réalité, ce qui le met à distance de l'idée d'une chimère, d'une erreur ou d'une irréalité. Il est aussi le plus souvent employé à tort et à travers - mais aussi à raison, ce qui n'est pas sans paradoxe puisque la fiction s'oppose habituellement à la raison comme au réel..." E. C.
Les présents récitssont consacrés à l'histoire militaire, et singulièrement aux cultures de la guerre. Les hommes n'ont pas toujours fait la guerre avec les mêmes moyens, compte tenu de l'évolution de l'armement, ni avec les mêmes objectifs : si la victoire sur l'adversaire est partout recherchée, ce mot n'a pas toujours eu la même signification. Dans certains cas la victoire visait la prise d'une ville , dans d'autres, la destruction de la ville et le massacre complet de lapopulation. A certaines époques, les combats s'arrêtaient quand un des belligérants sonnait la retraite mais il est arrivé de continuer à détruire une armée battant retraite. Cela signifie que les armées se sont affrontées dans des contextes différents et selon une culture de guerre variable. Cela apparaîtra clairement, en prenant pour fil conducteur une succession de conflits s'étant déroulés dans une même région, celle frontalière de Mons en Hainaut, à des époques différentes.