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L'Europe de Peiresc. Savoir et vertu au XVIIe siècle
Miller Peter N. ; Fumaroli Marc ; Dauzat Pierre-Em
ALBIN MICHEL
34,80 €
Épuisé
EAN :9782226253835
Pourquoi se souvenir de Claude-Nicolas Fabri de Peiresc (1580-1637) ? Il n'a pas laissé d'oeuvre à proprement parler et son renom d'antiquaire, sa fidélité à la Provence et son catholicisme ne lui valurent pas l'estime des hommes des Lumières, ses successeurs. De lui ne nous restent qu'une correspondance démesurée et une renommée qui fut immense en Europe, dans ce qu'on appelait alors la République des Lettres. Pourtant, apprendre qui fut Peiresc, c'est découvrir le plus grand humaniste français, c'est observer sur le vif la construction, entre Renaissance et Modernité, d'un espace européen des idées, du savoir et des arts. Au coeur de l'Europe savante, Peiresc s'intéresse au Nord comme au Sud, à la topographie de la lune autant qu'aux camées et aux pierres, aux langues orientales comme au breton, aux traces présumées de géants comme à l'apprivoisement des chats persans ou à l'observation des caméléons. Astronome réputé, mais aussi archéologue, égyptologue, botaniste, zoologue, ami de Galilée et de Rubens, il correspondit depuis Aix-en-Provence avec toute l'Europe, conseilla le roi de France et le pape, reçut, discuta et diffusa les théories, les connaissances et les arts, et défendit l'idée qu'aucun savoir, qu'il concerne la nature ou l'histoire, n'était inutile ou superflu. Première biographie contemporaine d'un prince européen du savoir, le grand livre de Peter N. Miller est indispensable à qui veut découvrir la culture scientifique et historique de la France du XVIIe siècle.
Johannes Peter Müller (1801-1858) est un des premiers fondateurs de la physiologie allemande. Détenteur de la chaire d'anatomie et de physiologie de l'Université de Berlin, il a été le maître d'un grand nombre de physiologistes. Il est l'auteur du Handbuch der Physiologie (Manuel de physiologie) que l'on n'a pas hésité à considérer comme le sommet de la physiologie allemande et mondiale. Sa pensée était radicalement scientifique et objective, expérimentale (il est le fondateur de la physiologie expérimentale). Pourtant, il publie en 1826 un ouvrage étonnant, Les Manifestations visuelles fantastiques. Il a publié peu avant la Physiologie comparative du sens visuel de l'homme et des animaux. Les deux ouvrages diffèrent du tout au tout. L'ouvrage sur les manifestations fantastiques explore "l'inverse" de la vision physiologique (c'est-à-dire de l'image suscitée via l'oeil par des objets) : l'image suscitée par la Sehsinnsubstanz (substance du sens visuel, oeil, nerf optique et encéphale compris) sans objet. Sous une apparence d'absurdité que d'aucuns qualifieront d'"hallucination" (perception sans objet), il ouvre ainsi à cette vérité ineffable que le voir dans sa modalité propre et spontanée est créateur de mondes.
L'antéchrist, Jodie Christianson, est devenu Président des États-Unis. Il organise la chute de l'économie mondiale avec des guerres et des pandémies savamment planifiées. Il en profite aussi pour pucer la population humaine afin de préparer le Nouvel Ordre Mondial souhaité par son père. Que va pouvoir faire Catalina alors que le monde entier s'oppose à elle ? Mark Millar (Old Man Logan, Jupiter's Legacy) conclut ici sa trilogie sur le retour du Christ dans le monde moderne. Il y expose toutes les théories conspirationnistes qui existent, tout en faisant de son nouveau Christ une femme : deux éléments qui donnent à son récit une modernité radicale. Notons au passage que Netflix commence à communiquer sur l' adaptation de ce titre en série, sous le titre « The Chosen One ».Notes Biographiques : Scénariste de bandes dessinées. Vit à Coatbridge, Écosse (en 2002). Dessinateur de bandes dessinées.
L'Ethique politique traditionnelle élaborée par l'école platonicienne et aristotélicienne était une éthique idéaliste de la société parfaite et de l'Etat. Cette éthique supposait un homme qu'on pouvait façonner selon des normes idéales. Les juristes reprenaient, avec une certaine modification, l'idée normative de l'Etat. Par contre, les sciences politiques modernes ont montré que, par des conceptions normatives, la vie politique n'est point maniable. Machiavel déjà soulignait le fait que, dans la politique, c'est le succès qui l'emporte sur les réflexions normatives. Le sociologue allemand Max Weber formulait cette constatation par la distinction nette et presque exclusive entre l'éthique personnelle et l'éthique de responsabilité politique. Dans la politique ce serait la responsabilité vis-à-vis du succès de l'action, une responsabilité qui, dans certaines conditions, pourrait être en opposition contradictoire par rapport à l'éthique personnelle. C'est de ce problème fondamental que s'occupe la présente publication. Les solutions alternatives présentées de nos jours sont examinées d'une manière magistrale: d'une part celle qui s'appelle technologique, défendue par K. R. Popper et son école, d'autre part la soi-disante éthique émancipatrice des néomarxistes. Mais, ne devrait-on pas penser à une solution plus humaine et plus saine? De la réponse donnée à cette question dépend l'avenir de nos Etats. Né en 1941, Peter Paul Müller-Schmid, a fait ses études universitaires dans les différentes disciplines relatives aux problèmes traités dans son ouvrage - philosophie, sociologie, sciences économiques et politiques -, études terminées par le doctorat en philosophie. Il est aujourd'hui collaborateur scientifique de l'Institut international des sciences sociales et politiques à l'Université de Fribourg/Suisse, et de l'Institut des sciences sociales de Walberberg/Bonn. Après avoir publié plusieurs recherches sur des problèmes de la philosophie politique, il prépare un travail sur la philosophie néo-marxiste de l'économie, des réalités sociales et de la politique. Le présent ouvrage s'adresse à tous ceux qui cherchent le renouvellement moral de notre société politique, particulièrement à ceux qui sont, que ce soit à travers un parti politique ou un organisme social quelconque, directement engagés dans l'action politique. Le succès de l'édition originale allemande justifie sa traduction en français.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.