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L'oeil qui voyage
Miller Henry ; Leroy Martine ; Bulteau Michel
FOLIO
9,20 €
Épuisé
EAN :9782070319329
De l'osmose au cataclysme, rien qu'un grand mouvement silencieux et perpétuel. Rester immobile au sein de cette danse insensée, se déplacer avec la terre, même si elle vacille, se joindre aux cafards, aux étoiles, aux dieux et aux hommes, c'est ça voyager ! Et là-bas, à l'intérieur de cet espace où nous nous déplaçons, où nous laissons d'invisibles traces, serait-il possible que j'entende un écho lointain et railleur, une voix anglaise fluette et anémique me demander sur un ton incrédule :" Allons, M. Miller, ne me dites pas que vous écrivez aussi des livres médicaux ? " Mais si, bon Dieu, je peux maintenant le déclarer avec une conscience pure. Oui, monsieur Personne de Newhaven, j'écris des livres médicaux qui guérissent tous les maux du temps et de l'espace. En fait, à cet instant même, j'écris sur l'unique et grand remède de la conscience humaine : le sentiment du voyage ! "
Plexus est le deuxième volet de la célèbre autobiographie d'Henry Miller: « La Crucifixion en rose », comprenant Sexus et Nexus. Il y raconte ses années d'enfance dans le pittoresque 14e arrondissement de New York, ses aventures de jeune homme que torture le démon de l'écriture et qui, afin de le satisfaire, finit par briser une à une toutes les chaînes qui le rivent à la vie quotidienne de ses compatriotes, son combat difficile pour devenir un artiste. Il connaît la misère, les rebuffades, les vexations de toutes sortes, l'orgueil solitaire de celui qui croit à son génie et parviendra à le faire triompher. Dans cette lutte, sa nouvelle compagne, Mona, pousse le dévouement au-delà des limites communes. Les aventures que vit Henry Miller, les personnages qu'il rencontre, innombrables et curieux, les réflexions que lui inspirent les uns et les autres, composent un récit d'une liberté, d'un naturel, d'un humour et d'une audace inouïs.
On a pu dire de son ?uvre qu'elle était pornographique et immorale. Et jamais Henry Miller n'aurait démenti ces propos. Aux États-Unis, Henry Miller est l'homme par qui le scandale arrive. Le scandale de celui qui ose dire la vérité du sexe, obstinément et crûment. Dans Sexus, deuxième opus de son autobiographie, on retrouve un Henry Miller âgé d'une trentaine d'années qui, comme à l'accoutumée, tire le diable par la queue, emprunte de l'argent pour ne pas sombrer et rêve de devenir un grand écrivain. Nous sommes dans le Brooklyn des années vingt et la crise n'est pas loin. Un jour, Miller rencontre dans un dancing une entraîneuse nommée Mara dont il tombe raide amoureux. Durant 7 ans, ils vivent une passion torride et dévastatrice. "C'était l'apothéose de ma vie", se souvient Miller au début de Sexus.L'humour de Henry Miller n'a pas d'équivalent. Un mélange détonnant de fausse culpabilité juive, d'égoïsme revendiqué et de conscience aiguisée de la lâcheté masculine. Mais, pour Miller, tout se noue et s'enroule autour du corps des femmes. Sexe über alles ! Le sexe, comme le pensait Miller, est le domaine naturel du roman. Il devient dans Sexus la matière première du livre, transformée aussi bien en intrigue dramatique qu'en observation sociale, en philosophie hédoniste qu'en rempart ultime et unique contre la mort. --Denis Gombert
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»