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L'ENFANT SOUS TERREUR. L'ignorance de l'adulte et son prix
Miller Alice
AUBIER
22,00 €
Épuisé
EAN :9782700721065
Enfants humiliés, enfants maltraités, enfants ignorés, dans la vérité de leurs sentiments et de leurs besoins, par des adultes qui, trop souvent, ne s'en rendent même pas compte : notre société, en dépit des apparences, ne respecte pas les enfants. Depuis l'aube des temps, l'enfant, bouc émissaire, a toujours été utilisé par l'adulte pour se décharger de ses propres tensions, ou pour satisfaire ses propres désirs - sexuels, entre autres ; et il sera beaucoup question, ici, des abus les mieux cachés dont les enfants sont victimes bien plus fréquemment qu'on ne le croit. Cette attitude scandaleuse - l'abus du pouvoir de l'adulte sur l'enfant - est considérée comme normale et juste, et perpétuée par la société tout entière. Et les psychanalystes eux-mêmes, lorsque la souffrance amènera celui ou celle qui a été un enfant meurtri à chercher auprès d'eux un soutien, ne sauront que le culpabiliser - puisque Freud, " l'infaillible " Freud, après avoir tout d'abord reconnu la réalité des traumatismes sexuels subis dans l'enfance, a fait machine arrière en inventant une théorie qui, elle, innocentait les parents. Un livre sur le refoulement - ses raisons et ses effets -, et en même temps sur la solitude émotionnelle de l'enfant dans notre société arrogante et hypocrite. Un livre foisonnant d'exemples, puisés aussi bien dans la pratique analytique que dans la littérature : chez Baudelaire, Flaubert, Kafka surtout - un long chapitre, saisissant, analyse la façon dont l'univers kafkaïen traduit la solitude, la détresse, l'incompréhension du petit enfant. Un livre sensible et rigoureux, à lire et à faire lire pour que les souffrances de l'enfant soient enfin reconnues, et pour que la psychanalyse, grâce au respect du thérapeute pour son patient, à son refus de s'ériger en juge, puisse devenir l'instrument de libération qu'elle a toujours voulu être.
Alice Miller a exercé la psychanalyse jusqu'en 1980 avant de se consacrer entièrement à ses recherches sur l'enfance. Traduite dans le monde entier, elle a publié treize livres sur les causes et les conséquences des mauvais traitements infligés aux enfants, dont Le Drame de l'enfant doué (PUF11983) C'est pour ton bien (Aubier. 1984), La Connaissance interdite (Aubier, 1990) Abattre le mur du silence (Aubier, 1991), Chemins de vie (Aubier, 2001, revu et mis ()jour en 2008), Notre corps ne ment jamais (Flammarion, 2004).
Souvent négligée par les discours "officiels" (ceux de l'Église ou du corps médical, par exemple), la violence éducative est généralement « refoulée », surtout par ceux qui en sont les victimes. Comment l'enfant - ou l'adulte - pourra-t-il laisser libre cours à la parole curative lorsque, par amour pour les siens, il dissimule ou nie les violences, physiques mais aussi verbales, qui lui ont été faites? Alice Miller, à la lumière des témoignages qui lui sont confiés, retrace l'itinéraire d'hommes et de femmes qui ont pu surmonter les traumatismes de leur enfance, en prenant conscience des méfaits de l'éducation traditionnelle qu'ils ont reçue.
Résumé : Sauver notre vie est un devoir. Plutôt que de nous enfermer dans la dépression ou le déni des souffrances subies durant notre enfance, nous devons chercher à nous en sortir en comprenant quels sont nos vrais besoins. Accepter de se confier, apprendre à aimer l'enfant que l'on fut, lever le refoulement et vivre ses émotions enfouies (peur, indignation, colère), tel est le chemin vers la libération intérieure. Dernier ouvrage publié par Alice Miller, ce livre rassemble ses dernières recherches, des interviews, des réponses à des lettres de lecteurs ainsi que des extraits de journal, résumant une méthode thérapeutique éprouvée et une pensée lumineuse.
Ce livre est dédié aux parents et aux soignants qui accompagnent dans la vie un enfant autiste. L'auteur a voulu éclairer la route tourmentée sur laquelle ils sont engagés, en montrant que cette affection n'est pas un déficit mental irréversible. Les observations les plus récentes des cliniciens lui ont permis d'établir que les autistes sont en réalité arrêtés au stade primordial de la vie, dominé par les sensations, stade où déferlent en permanence sur le nourrisson des flots d'excitations anarchiques et insensés. Pour émerger de cet état primitif et accéder à l'espace plus élaboré des perceptions, l'autiste attend seulement d'être relancé dans la dynamique du langage à laquelle les autres enfants sont introduits spontanément, sans difficultés majeures. Le défaut de communication, expression la plus manifeste de l'enfermement de l'autiste, révèle alors qu'il peut être corrigé et le contact avec l'entourage restauré. Mais il faut pour cela avoir reconnu la nature des processus psychiques qui régissent normalement les premiers échanges entre le nourrisson et les parents, afin d'identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l'enfant de la possibilité du partage. Redonner leur sens aux conduites aberrantes et souvent rebutantes des enfants autistes et, à partir de là, comprendre pourquoi ils ont échoué dans la relation vitale à autrui est aujourd'hui l'approche la plus respectueuse des sujets prisonniers de cette condition douloureuse, en même temps que la seule véritablement susceptible de les réintégrer dans la communauté humaine.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.
« L âge de raison », qui précède « l'âge bête », est vu par Freud comme « la période de latence ». Elle recouvre ces années de 6 à 12 ans d'une importance fondatrice pour le développement de l'enfant, de ses capacités intellectuelles, de ses relations sociales et de sa vie affective. Ce qui est censé être « latent » à cette époque, c'est la sexualité infantile; mais elle ne l'est en fait pas tant que cela: c'est surtout son expression à l'égard des adultes qui s'efface avec ce que Freud appelait « le déclin du complexe d'Oedipe ». La vie psychique y est intense et prépare l'enfant à affronter les orages de l'adolescence, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume.
Résumé : La sublimation ? la dérivation des pulsions vers des objets non sexuels, socialement valorisés ? est un concept psychanalytique insatisfaisant : depuis 1905 que Freud l'a décrite, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le "personnage" en question est donc d'abord l'auteur, en quête du concept. Mais c'est aussi, c'est surtout, le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, sans oublier ces femmes "à passions élémentaires, enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique" : autant de personnages vivant d'une vie intermédiaire, mi-héros de papier, mi-personnes réelles. Mathilde Girard fragmente ainsi le concept de sublimation en petites quantités ? rencontres, parcours croisés, passions discrètes, dérives nouvelles. Elle en étudie la survenue, l'activité : quand ? de quelle manière ? Pourquoi chez l'un et pas chez l'autre, pourquoi chez ce personnage qui est "souvent un homme, et même un homme génial"? "Dans son génie, il ressemble à l'enfant qu'il était, qu'il a gardé en lui. Il fait des projets, des croquis d'espaces, des dessins d'oiseau. Parfois il part dans ses pensées pendant longtemps. Il s'abstrait. Il s'excepte du monde." Ce livre est l'histoire d'un personnage passionnel qui se heurte exemplairement à nos raisons culturelles.
Le contre transfert initialement entendu comme l'attachement amoureux de l'analyse à son patient et donc comme obstacle au bon déroulement de la cure analytique est maintenant perçu comme une composante centrale du processus analytique. Dans cet essai, Alberto Eiguer s'attache à décrire les formes multiples que prend cet échange singulier dans lequel les inconscients du patient et de l'analyste créent ensemble un inconscient commun à partir de l'imbrication de deux psychismes. Une étude clinique fine qui témoigne du retour de l'auteur du "Pervers narcissique et son complice".